Hendel conditionne son entrée dans un gouvernement à la mise en place d’un service civil universel
Le président du Parti Économique-HaMilouimnikim a également fustigé le Premier ministre et ses rivaux
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Le président du Parti Économique-HaMilouimnikim, Yoaz Hendel, a déclaré mardi que sa formation ne rejoindrait un gouvernement que si celui-ci s’engageait à instaurer un service militaire ou national universel. Il a dévoilé un plan prévoyant une augmentation des salaires des soldats, une extension des avantages accordés aux réservistes, et des sanctions à l’encontre des réfractaires.
« Netanyahu a appelé aujourd’hui à l’adoption d’une loi sur les réfractaires au service militaire comme condition préalable à la formation d’un gouvernement », a indiqué Hendel. Le Premier ministre avait auparavant expliqué qu’il espérait pouvoir répondre à la revendication des Haredim, qui exigent l’adoption d’une loi avant la formation du gouvernement.
« Nous réclamons la conscription universelle comme condition préalable à la formation d’un gouvernement », a souligné Hendel.
La proposition du parti prévoit une enveloppe de 6 milliards de shekels destinée à relever les salaires des soldats d’au moins 2 000 shekels par mois. Elle lie les avantages en matière de logement, de crédit immobilier, de garde d’enfants et d’allègements fiscaux à l’accomplissement du service, et accorde aux réservistes la priorité pour l’accès à la propriété, aux emplois de la fonction publique et aux appels d’offres publics. Elle apporte également une aide financière aux employeurs et aux travailleurs indépendants, met en place un système centralisé de présélection par l’armée israélienne, et étend le service militaire adapté aux Haredim et le service national aux citoyens arabes.
Hendel et le coprésident du mouvement, Yaron Zelekha, ont par ailleurs reproché aux dirigeants des autres partis de privilégier le remplacement de Netanyahu au détriment de la conscription universelle. Ils ont notamment cité le chef de Yashar, Gadi Eisenkot, le président d’Amkha Yisrael, Ofer Winter, et le chef de Beyahad, Naftali Bennett, pour leurs politiques respectives.
« Si vous commencez à accorder des dérogations, plus personne ne sera appelé sous les drapeaux. Les étudiants sionistes religieux de la Torah sont-ils, à vos yeux, des étudiants de moindre valeur [que les Haredim] ? », a demandé Hendel. « Pourquoi un groupe bénéficierait-il d’une dérogation concernant un tiers de la population, alors que l’autre n’en profiterait pas ? »
Si Winter et Eisenkot prônent tous deux l’enrôlement des Haredim, le premier s’est engagé à ne soutenir que Netanyahu, qui dépend des partis haredim opposés au service militaire obligatoire, contrairement à Yashar qui propose d’accorder des reports de service militaire d’un an aux étudiants de yeshiva, dans la limite de 3 % de chaque classe d’âge de conscrits, ce qui pourrait représenter jusqu’à 30 % des Haredim éligibles.
« Quiconque promet 1 million de shekels pour l’achat d’un appartement à chaque réserviste vous ment », a affirmé Zelekha, faisant allusion aux aides au logement proposées par Bennett pour les réservistes. Il soutient que de telles aides ne peuvent être financées par la seule réduction des subventions versées aux réfractaires, et qu’elles doivent s’accompagner de réformes économiques plus larges.
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