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Herzog reproche à Eliyahu d’avoir qualifié les otages de « prisonniers de guerre »

Le président s'est rendu jeudi dans la zone industrielle d'Idan Hanegev, où il a rencontré Itzik Gvili, le père de l'otage Ran Gvili, qui a été tué au combat et enlevé par le Hamas le 7 octobre 2023

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Capture d'écran d'une prise de parole du président Isaac Herzog, le 14 juillet 2025. (Crédit : Avi Kaner/GPO)
Capture d'écran d'une prise de parole du président Isaac Herzog, le 14 juillet 2025. (Crédit : Avi Kaner/GPO)

Le président Isaac Herzog s’est dit « consterné » par les propos tenus hier par le ministre du Patrimoine, Amichay Eliyahu, qui a déclaré que les otages détenus par le Hamas à Gaza devraient être considérés comme des « prisonniers de guerre » plutôt que comme des otages.

« J’ai été consterné d’entendre ces derniers jours que certains tentent de normaliser la question des otages en utilisant une nouvelle terminologie… Il ne s’agit pas de ‘prisonniers de guerre’, mais d’otages. Des otages qui doivent tous rentrer chez eux le plus rapidement possible, jusqu’au dernier », a déclaré Herzog, en hébreu, lors d’une visite effectuée jeudi dans la zone industrielle d’Idan Hanegev, où il a rencontré Itzik Gvili, le père de l’otage Ran Gvili, qui a été tué au combat et enlevé par le Hamas le 7 octobre 2023.

Eliyahu, du parti d’extrême droite Otzma Yehudit, a suscité l’indignation générale, mercredi, lorsqu’il a suggéré qu’Israël place les 50 otages de Gaza, dont 20 seraient encore en vie, dans la catégorie des « prisonniers de guerre », affirmant que la question des prisonniers de guerre « n’est traitée qu’après la victoire », en référence à la défaite du Hamas.

Au cours de la réunion, Herzog a appelé le public à faire preuve de sensibilité, déclarant que « tous ceux qui parlent trop doivent réfléchir attentivement à ce qu’ils disent, et à la profondeur de la blessure et de la douleur qu’ils infligent à ces chères et bien-aimées familles [d’otages] ».

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