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La police britannique écarte l’ouverture d’une enquête sur l’épouse d’un conseiller du Premier ministre

Le tweet de Sarah Helm, épouse du conseiller à la Sécurité nationale d’Andy Burnham, exprimant son soutien à Sally Rooney, ne répond pas aux "critères pénaux" caractérisant un soutien à une organisation interdite

Sarah Helm animant une conférence en ligne intitulée « Toppling Balfour », en juillet 2020. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
Sarah Helm animant une conférence en ligne intitulée « Toppling Balfour », en juillet 2020. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

La police métropolitaine de Londres a déclaré samedi qu’un message sur les réseaux sociaux de l’épouse du conseiller à la Sécurité nationale du Premier ministre britannique, apportant son soutien au groupe militant interdit « Palestine Action », ne justifiait pas l’ouverture d’une enquête pénale.

La journaliste et auteure Sarah Helm, épouse de Jonathan Powell, conseiller à la Sécurité nationale du Premier ministre Andy Burnham, a publié jeudi sur le réseau social X : « Que Dieu vienne en aide aux auteurs qui soutiennent la Palestine et Palestine Action », un groupe militant interdit en tant qu’organisation terroriste par le gouvernement britannique l’an dernier sous le mandat du prédécesseur de Burnham, Keir Starmer.

Helm réagissait après que l’éditeur Faber avait déclaré cette semaine que son auteure irlandaise, Sally Rooney, ne pouvait plus vendre ses livres au Royaume-Uni en raison de son soutien à Palestine Action, dont le soutien ou le financement est désormais illégal au Royaume-Uni.

En réponse, un porte-parole de la police métropolitaine a déclaré que la publication était « en cours d’examen afin de déterminer si une enquête policière plus approfondie pourrait s’avérer nécessaire ».

Dans une mise à jour samedi, un porte-parole de la police de la capitale a indiqué que des agents spécialisés avaient examiné la publication et conclu qu’elle « ne remplissait pas les critères d’infraction pénale » et qu’ « aucune autre mesure policière ne serait prise ».

Palestine Action, qui ciblait de plus en plus les entreprises de défense liées à Israël, a été interdite peu après une effraction survenue en juin 2025 à la base de Brize Norton de la Royal Air Force. En raison de cette interdiction, exprimer son soutien à ce groupe constitue une infraction pénale.

Des manifestants rassemblés pour réclamer la levée de l’interdiction du groupe Palestine Action lors d’une manifestation à Trafalgar Square, dans le centre de Londres, le 11 avril 2026 (Crédit : Carlos Jasso/AFP)

Dans son message publié sur X, Helm a également critiqué un autre journaliste britannique, Adam Boulton, qui avait déclaré que Rooney avait une position anti-Israël et antisémite, affirmant qu’il « ferait balayer tous nos livres des rayons en un clin d’œil ».

L’ONG Campaign Against Antisemitism (CAA) avait réagi dans un message publié sur X en qualifiant le message de Helm de « stupéfiant » et en déclarant : « De toute évidence, la police doit mener une enquête et Mme Helm doit répondre de ses actes devant la justice. »

L’organisation a exhorté Powell à « dénoncer publiquement cette rhétorique », car il est impliqué dans la diplomatie au Proche-Orient.

Helm est une journaliste qui a écrit pour les journaux Sunday Times et The Independent. Elle critique Israël depuis longtemps.

En 2011, elle a écrit une pièce intitulée « Loyalty », inspirée de sa relation avec Powell à l’époque où celui-ci travaillait pour Tony Blair en tant que chef de cabinet.

Powell est un fonctionnaire qui a également servi sous les ordres du prédécesseur de Burnham, Starmer.

Helm publie régulièrement des commentaires contre Israël sur son compte X, qui compte plus d’un millier d’abonnés, dont le co-fondateur de Palestine Action, Huda Ammori.

L’an dernier, Ammori a contesté cette interdiction et la Haute Cour lui a donné gain de cause en février, avant que la Cour d’appel ne revienne sur cette décision en juin. La Cour suprême doit examiner un pourvoi le mois prochain.

Amnesty International affirme que plus de 3 500 personnes ont été arrêtées au Royaume-Uni pour soutien présumé à Palestine Action depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction, dont beaucoup pour avoir brandi des pancartes.

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