Le Premier ministre du Luxembourg: la reconnaissance de la Palestine « un moment clé »
Pour Luc Frieden, la reconnaissance vise à stopper les atrocités à Gaza, et non contre la population israélienne
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La reconnaissance d’un État palestinien par des dizaines de pays lundi sera « un moment clé » sur le long chemin vers la paix au Proche-Orient, a déclaré vendredi le Premier ministre luxembourgeois Luc Frieden à l’AFP.
Frieden se rendra à New York pour y représenter son pays.
Alors que la guerre à Gaza se poursuit, déclenchée le 7 octobre 2023 par le pogrom meurtrier perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas dans le sud d’Israël, au cours duquel plus de 1 200 personnes ont été assassinées et 251 enlevées, le Luxembourg, membre fondateur de l’UE, s’associera à l’initiative franco-saoudienne visant à reconnaître la Palestine lors d’un sommet en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU).
La « Déclaration de New York », qui entend redonner du souffle à une paix bâtie sur la solution à deux États, Israël et Palestine, est rejetée par une dizaine de pays – dont les États-Unis et Israël – mais bénéficie d’un large soutien international.
Dans un entretien avec l’AFP à Luxembourg, Luc Frieden a confirmé sa présence lundi à New York parmi les chefs d’État et de gouvernement soutenant l’initiative en faveur des Palestiniens.
« Je voudrais que les peuples israélien et palestinien gardent l’espoir de pouvoir un jour vivre en paix », a indiqué ce dirigeant chrétien-social.
Il voit dans la Déclaration de New York « un moment clé dans ce processus, un pas important dans une longue marche vers une paix et une stabilité dans la région ».
« Tout ce que nous faisons n’est pas contre la population israélienne, mais est destiné à faire cesser les atrocités que nous voyons à Gaza », insiste-t-il.
Après l’étape de New York, il restera à s’assurer que le plan de paix soit bien mis en œuvre, ce qui passe, rappelle-t-il, par la fin de l’exercice du pouvoir sur la bande de Gaza par le groupe terroriste du Hamas, et l’organisation d’élections par l’Autorité palestinienne (AP).
« On va voir lundi ce que diront les pays arabes. Le fait qu’ils condamnent le Hamas est nouveau. Le Hamas doit partir et les pays arabes doivent nous aider à le réaliser », poursuit le chef du gouvernement luxembourgeois.
Il y a une semaine, le texte préparé par la France et l’Arabie saoudite a été adopté par l’Assemblée générale de l’ONU, par 142 voix pour, 10 voix contre et 12 abstentions. Dans l’Union européenne (UE), seule la Hongrie a voté contre, et la République tchèque s’est abstenue.
Luc Frieden a par ailleurs apporté son soutien aux nouvelles sanctions contre Israël proposées cette semaine par la Commission européenne.
« S’ils ne nous écoutent pas, malheureusement nous devons aller dans la direction des sanctions », a-t-il dit à propos du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Ces sanctions, d’ordre commercial et consulaire, ont toutefois peu de chances d’être retenues par l’UE en raison des divisions parmi les Vingt-Sept.
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