Le Royaume-Uni interdit aux Israéliens l’accès à une académie de défense dès 2026
Le ministère de la Défense a invoqué la décision d'Israël "d'intensifier" la guerre contre le Hamas ; l'alumnus Amir Baram dénonce "la déloyauté envers un allié en guerre"
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Le Royal College of Defence Studies, l’une des académies militaires les plus prestigieuses du Royaume-Uni, a annoncé qu’il interdirait aux Israéliens de s’inscrire à partir de l’année prochaine, en raison de la guerre en cours contre le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza, a confirmé dimanche le gouvernement britannique aux médias britanniques.
Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré au Telegraph que, bien que les programmes de défense britanniques soient ouverts au personnel provenant d’un « large éventail de pays, tous les cours militaires britanniques mettant l’accent sur le respect du droit international humanitaire… la décision du gouvernement israélien d’intensifier encore ses opérations militaires à Gaza est erronée ».
Le porte-parole a ajouté qu’il « fallait trouver une solution diplomatique pour mettre fin à cette guerre dès maintenant, avec un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages et une augmentation de l’aide humanitaire à la population de Gaza ».
C’est la première fois que cette prestigieuse université interdit l’accès aux Israéliens depuis sa création en 1927. Le directeur général du ministère de la Défense, le général de division (Rés.) Amir Baram, et le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, font partie des officiers israéliens qui ont fréquenté cette université.
Baram a dénoncé cette décision comme étant « discriminatoire » et « un acte de déloyauté profondément déshonorant envers un allié en guerre », dans une lettre adressée au ministère de la Défense britannique et citée par le Telegraph.
Cette décision constitue « une rupture honteuse avec la fière tradition britannique de tolérance et de simple décence », a écrit Baram, soulignant qu’Israël « défend le transport maritime international contre l’agression du groupe terroriste des Houthis, soutenu par la République islamique d’Iran au Yémen, empêche les armes nucléaires de tomber entre les mains d’un régime islamiste qui scande ‘Mort à l’Angleterre’ et se bat pour ramener chez eux 48 otages détenus par le Hamas ».
Les relations entre Londres et Jérusalem sont tendues, alors que la colère monte au Royaume-Uni face à la guerre qui sévit actuellement à Gaza, déclenchée suite au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, lorsque des terroristes ont assassiné plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris 251 otages.
En juin, le Royaume-Uni a sanctionné les ministres ultranationalistes Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich et a gelé les négociations commerciales avec Israël.
Ensuite, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé en juillet que le Royaume-Uni reconnaîtrait un État palestinien à l’Assemblée générale des Nations unies ce mois-ci, à moins que le gouvernement israélien ne prenne des mesures concrètes pour mettre fin à la guerre et à la crise humanitaire dans la bande de Gaza. Cette décision a été rapidement condamnée par Israël.
Le mois dernier, le gouvernement britannique a également annoncé l’interdiction pour les représentants du gouvernement israélien de participer à un important salon de l’armement à Londres.
Le président Isaac Herzog s’est rendu au Royaume-Uni la semaine dernière et s’est entretenu avec Starmer lors d’une réunion qualifiée de « difficile » par le président. Les deux dirigeants ont souligné qu’ils restaient alliés malgré leurs profondes divergences.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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