À l’ONU, le Premier ministre libanais déclare que la libération des territoires contrôlés par Israël est un enjeu existentiel
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Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé que l’affranchissement du contrôle israélien de certains territoires de son pays était l’un des défis existentiels dont il a la responsabilité.
Israël contrôle actuellement certaines parties du sud du Liban après que le groupe terroriste du Hezbollah a lancé des attaques contre Israël au mois de mars dernier en signe de soutien à l’Iran, son protecteur.
Devant l’Assemblée générale des Nations unies, Salam a insisté sur la nécessité « d’éviter le vide » qui résulterait du retrait de la mission de maintien de la paix de l’ONU, la FINUL, déployée dans le sud de son pays, sans qu’un remplacement viable ne soit mis en place.
Le retrait de cette force devrait débuter à la fin de l’année.
Salam a énuméré « trois défis existentiels » pour le pays qu’il est chargé de relever en tant que Premier ministre.
Le premier consiste à « regagner la confiance de son peuple » après l’effondrement financier du pays et la désastreuse explosion survenue dans le port de Beyrouth en 2020, a-t-il expliqué. Le deuxième est de « reprendre le contrôle du processus décisionnel national », en veillant à ce « qu’aucune arme n’existe en dehors des forces armées » et à ce qu’aucune décision de guerre ne puisse être prise par des acteurs non étatiques.
Le troisième consiste à « récupérer l’intégralité de son territoire sous occupation israélienne » et à « étendre sa souveraineté sur son propre sol national », citant la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU comme ligne directrice essentielle pour les relations avec Israël.
Cette résolution avait mis un terme à la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006 et exigeait que le groupe terroriste soutenu par l’Iran se désarme et qu’il se retire au nord du fleuve Litani.
Les responsables israéliens ont accusé à plusieurs reprises le Liban et la mission de la FINUL de l’ONU de ne pas avoir mis en œuvre cette résolution.
En vertu d’un accord-cadre qui a été conclu au mois de juin dernier entre Israël et le Liban, l’armée libanaise est censée prendre progressivement le contrôle du Sud-Liban à mesure que le Hezbollah se désarme et que les forces israéliennes se retirent. Les progrès ont toutefois été lents, Israël affirmant qu’il restera dans la région tant que le Hezbollah constituera une menace.
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