Des Palestiniens interdits d’accès aux stations-service d’Ariel ; les autorités démentent
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Nurit Yohanan est la correspondante du Times of Israel pour le monde arabe et palestinien.

Des travailleurs palestiniens employés dans le parc industriel de Barkan, dans le nord de la Cisjordanie, affirment avoir reçu mercredi un avis de leurs employeurs les informant qu’ils n’étaient plus autorisés à accéder aux stations-service de l’implantation israélienne voisine d’Ariel. Cet avis semble avoir été diffusé via WhatsApp. Selon l’organisation de défense des droits des travailleurs Maan, qui représente les travailleurs palestiniens, dans au moins un cas, cette consigne a également été communiquée oralement à des employés au cours de leur journée de travail.
Le nombre de Palestiniens fréquentant les stations-service israéliennes en Cisjordanie a augmenté ces dernières semaines en raison d’une grave pénurie de carburant dans les stations palestiniennes. Les responsables palestiniens attribuent cette situation à une crise économique impliquant les banques israéliennes. Celle-ci empêche les entreprises palestiniennes de déposer leurs espèces, les privant de la possibilité de convertir leurs recettes en liquidités en avoirs bancaires et de poursuivre normalement leurs activités.
Le message WhatsApp indique « qu’à la suite d’une mise à jour reçue des responsables de la sécurité de la municipalité d’Ariel, il est interdit aux travailleurs palestiniens d’entrer dans la station-service Ten, située à l’ouest d’Ariel, ainsi que dans la station-service Sonol, à l’entrée de l’implantation, qu’ils s’y rendent avec leur propre véhicule ou qu’ils accompagnent un employeur ou toute autre personne pour faire le plein ou remplir des jerricans ».
Il ajoute que « dès demain [aujourd’hui, 30 juillet], cette directive sera appliquée et tout travailleur palestinien se présentant dans ces stations-service pourra être interpellé, interrogé et empêché de travailler ».
À la suite de cet avis, l’organisation de défense des travailleurs Maan a adressé une mise en demeure à la municipalité d’Ariel et à la direction du parc industriel de Barkan, faisant valoir que « cette directive est dépourvue de tout fondement juridique » et porte illégalement atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs.
La municipalité d’Ariel nie toutefois être à l’origine de cet avis.
En réponse à une demande de commentaires du Times of Israel, elle a déclaré que « la municipalité d’Ariel et l’ensemble de ses services agissent dans le strict respect de la loi. Nous n’avons pas connaissance du message qui a été diffusé et l’instruction qui y est décrite ne nous est pas connue comme ayant été émise par les responsables de la sécurité de la municipalité. »
La direction du parc industriel de Barkan a renvoyé les demandes de renseignements vers le Conseil régional de Samarie, sous l’autorité duquel il est placé. Le Conseil régional de Samarie a indiqué ne pas avoir connaissance de cette note.
la Communauté du Times of Israël !







