Golfe d’Oman : les transferts de pétrole de navire à navire ont atteint leurs limites
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Des sources du secteur et des analystes ont indiqué à Reuters que les transferts de pétrole de navire à navire dans le golfe d’Oman, pour les cargaisons en provenance de l’intérieur du détroit d’Ormuz, ont atteint leurs limites, l’Arabie saoudite ayant détourné une partie de ses exportations de la mer Rouge.
Selon eux, la hausse des exportations saoudiennes ce mois-ci nécessite davantage de superpétroliers pour acheminer le brut à travers le détroit d’Ormuz avant de procéder aux transferts de cargaison.
Cette situation a réduit le nombre de navires disponibles, entraîné une hausse des coûts de transport et allongé le temps passé en mer par les cargaisons avant leur arrivée dans les raffineries.
Le système de transfert de navire à navire consiste à placer plusieurs bâtiments côte à côte, reliés par des amarres et des tuyaux, formant une sorte de pont flottant.
Ce système de navettes réduit la distance que chaque navire doit parcourir, mais cette solution provisoire reste complexe et coûteuse.
Par ailleurs, des données préliminaires de suivi maritime ont montré que le nombre de navires ayant franchi le détroit d’Ormuz est tombé mercredi à neuf, contre 14 la veille, un niveau également inférieur à la moyenne d’environ 18 enregistrée sur les dix derniers jours.
Certains navires peuvent toutefois traverser la zone avec leurs transpondeurs éteints et ne sont donc pas comptabilisés dans ces données.
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