Reprise des hostilités avec l’Iran : écoles fermées, travail maintenu, les parents sous pression
Un audit du Contrôleur de l'État a révélé en mars qu'environ 40 % des écoles israéliennes, fréquentées par quelque 466 000 élèves, ne disposent pas d'un accès adéquat à des abris
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Dimanche soir, alors que l’armée israélienne annonçait se préparer à une attaque de l’Iran, le Commandement du Front intérieur a publié de nouvelles directives applicables à l’ensemble du pays, avec effet immédiat.
Selon ces directives, les activités habituelles peuvent se poursuivre sur les lieux de travail, à condition qu’un espace sécurisé soit accessible dans le délai imparti par les alertes d’attaques imminentes, délai qui varie en fonction des lieux. Les employeurs peuvent également demander à leurs employés de travailler à distance, le cas échéant.
Les écoles et les crèches, en revanche, ont simplement été tenues de fermer, sans exception.
« Demain, il n’y aura ni cours ni examens de fin d’études. Les écoles et les établissements d’enseignement à travers le pays sont fermés conformément aux directives du Commandement du Front intérieur », pouvait-on lire dans le message laconique publié sur le réseau social X par le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch.
Cette décision a une nouvelle fois contraint les parents à se débrouiller pour trouver des solutions leur permettant de concilier travail et garde de leurs enfants.
« Fermer toutes les écoles tout en laissant l’économie ouverte. Rien ne vaut le sentiment d’avoir reçu une gifle », a écrit sur X Doron Shabti, fondateur et directeur d’Alon Center for Returning to Life, une organisation qui soutient les réservistes.
« Leur comportement est honteux », a réagi le journaliste et auteur Amir Tibon.
« Le gouvernement a eu deux mois pour tirer les leçons de la précédente confrontation avec l’Iran et mettre en place des mécanismes permettant de poursuivre les activités scolaires en cas d’escalade. Au lieu de cela, il n’a rien fait et a une fois de plus opté pour la solution de facilité : faire peser le fardeau sur les parents et punir les enfants. »
Un audit du contrôleur de l’État, présenté en mars à la commission de l’Éducation, de la Culture et des Sports de la Knesset, révélait que près de 40 % des écoles israéliennes, fréquentées par environ 466 000 élèves, ne disposaient pas d’un accès adéquat aux abris. En outre, le ministère ne disposait pas de données pour près de la moitié des écoles maternelles.
Interrogé lundi matin sur la question de savoir si certaines écoles allaient passer à l’enseignement à distance et s’il existait un plan pour le système scolaire, un porte-parole du ministère de l’Éducation n’a pas répondu.
Lors de la dernière phase de la guerre contre le régime iranien, les écoles et les lieux de travail non essentiels ont été fermés pendant les premiers jours (même si les employés pouvaient travailler à domicile et que certaines écoles ont commencé à dispenser des cours à distance de leur propre initiative).
Environ une semaine après le début des hostilités, le 28 février, les lieux de travail ont été autorisés à reprendre leurs activités normales, à condition qu’un accès adéquat aux abris soit garanti.
Une dizaine de jours après le début de la guerre, Kisch a annoncé un plan visant à rouvrir progressivement certaines écoles disposant d’un accès adéquat à des abris pour dispenser des cours en présentiel dans les zones considérées comme présentant un risque moindre d’attaque et classées comme telles (code couleur jaune) par le Commandement du Front intérieur.
Cependant, la mise en œuvre de ce plan a été constamment reportée. Lorsqu’il est entré en vigueur dans des zones très limitées d’Israël, certaines villes ont décidé de maintenir leurs écoles fermées, bien qu’elles aient été autorisées à rouvrir. Presque toutes les écoles du pays n’ont repris les cours en présentiel qu’après la déclaration d’un cessez-le-feu, le 8 avril.
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