Selon la France, l’Iran doit « se résoudre à des concessions majeures »
"L’Iran doit cesser d’être une menace pour son environnement régional et pour nos intérêts de sécurité, et le peuple iranien doit retrouver sa liberté", a déclaré le chef de la diplomatie
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L’Iran doit « se résoudre à des concessions majeures » dans le cadre de négociations diplomatiques pour éviter des frappes américaines sur son sol, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, dans un entretien publié dimanche dans le quotidien Libération.
« Les États-Unis se sont mis en situation de lancer une opération militaire contre l’Iran. Ils ont proposé en parallèle des négociations au régime, qui doit impérativement les saisir, faire des concessions majeures et changer radicalement de posture », a déclaré Barrot.
« L’Iran doit cesser d’être une menace pour son environnement régional et pour nos intérêts de sécurité, et le peuple iranien doit retrouver sa liberté », a-t-il ajouté, exigeant que le « régime mette fin à l’oppression, libère les prisonniers, cesse les exécutions et rétablisse Internet ».
Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, incarcérés en Iran en mai 2022, puis condamnés à vingt et dix-sept ans de prison pour espionnage au profit d’Israël, avant d’être remis en liberté début novembre avec interdiction de quitter le pays, « sont en sécurité à l’ambassade de France à Téhéran », a indiqué le ministre.
« Nous exigeons que l’Iran permette leur retour en France », a-t-il ajouté, alors qu’un jugement concernant une ressortissante iranienne, qui pourrait servir de monnaie d’échange, devrait être rendu fin février.
Les autorités iraniennes ont en effet exprimé le souhait de les échanger, une fois la procédure judiciaire close, contre l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, contre laquelle le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme pour apologie du terrorisme.
« Nos efforts pour la libération des ressortissants français détenus en Iran ne nous ont jamais empêchés de prendre des mesures très fermes contre le régime », a déclaré le chef de la diplomatie française, en référence à la décision de l’Union européenne (UE), jeudi, de classer le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, comme « organisation terroriste ».
Le CGRI a orchestré la répression sanglante de la contestation populaire en janvier, qui a fait des milliers de morts.
En réaction, l’Iran a déclaré dimanche les armées européennes « groupes terroristes ».
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