Selon un responsable palestinien, les législatives n’auront pas lieu en novembre
Les dernières législatives dans les territoires palestiniens remontent à 2006 et elles avaient été remportées par le Hamas, qui contrôle Gaza, face au Fatah, dominant en Cisjordanie
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Un haut responsable palestinien a affirmé jeudi que les élections législatives dans les territoires palestiniens, les premières en deux décennies, ne pourraient finalement pas se tenir comme prévu le 28 novembre.
« Il n’y aura pas d’élections » le 28 novembre, a déclaré à Ramallah Jibril Rajoub, secrétaire général du Comité central du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas. « Nous irons vers des élections après un dialogue national palestinien global permettant de parvenir à un consensus sur les modalités de leur tenue », a-t-il ajouté, sans donner de calendrier.
Selon lui, la tenue en premier lieu d’une présidentielle « résoudrait une grande partie du problème ». Une telle élection serait « plus facile à organiser » et « moins coûteuse », a-t-il estimé.
Les autorités palestiniennes n’ont à ce stade pas annoncé le report du scrutin, et la commission électorale palestinienne a affirmé mercredi que les préparatifs se poursuivaient conformément au calendrier fixé.
Mais depuis plusieurs semaines, des responsables palestiniens émettent des doutes sur la tenue des législatives fin novembre. Les déclarations de M. Rajoub sont les plus explicites à ce jour.
Les dernières législatives dans les territoires palestiniens remontent à 2006 et avaient été remportées par le Hamas, qui contrôle Gaza, face au Fatah, force dominante en Cisjordanie.
Depuis la rupture entre les deux mouvements en 2007, le Conseil législatif palestinien, équivalent d’un Parlement, ne siège plus. Mahmoud Abbas, élu président en 2005, est resté au pouvoir malgré l’expiration théorique de son mandat en 2009 et gouverne depuis par décret.
En juin, le dirigeant palestinien âgé de 90 ans avait signé un décret prévoyant la tenue d’une élection présidentielle au début de 2027.
Jibril Rajoub a en outre estimé jeudi qu’aucune liste « sérieuse » n’avait jusque-là émergé en vue du scrutin législatif. « Si la période de dépôt des candidatures s’ouvre et qu’aucune liste ne se présente, que se passera-t-il ? », a-t-il lancé.
Les candidatures doivent en principe être déposées entre le 26 septembre et le 7 octobre.
La tenue d’élections figure parmi les réformes réclamées par les bailleurs internationaux de l’Autorité palestinienne.
En 2021, Mahmoud Abbas avait déjà convoqué des législatives et une présidentielle, finalement reportées sine die faute de garanties concernant leur organisation à Jérusalem-Est, annexée par Israël.
En théorie, les prochaines législatives doivent se tenir dans tous les territoires palestiniens, c’est-à-dire en Cisjordani, à Jérusalem-Est, mais aussi dans la bande de Gaza, ravagée depuis 2023 par la guerre entre Israël et le Hamas.
Outre les immenses défis logistiques liés à la destruction de nombreuses infrastructures civiles et au déplacement de la population à Gaza, la participation du Hamas, le groupe terroriste, pose question. Des responsables du Hamas ont déclaré que celui-ci comptait participer au scrutin.
En avril, les Palestiniens de Cisjordanie et ceux d’une petite partie de Gaza se sont rendus aux urnes pour élire les conseils municipaux, lors du premier scrutin organisé depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sanglante qui avait été lancée par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
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