Six soldats syriens tués dans une frappe israélienne près de Damas – télévision d’État
Un responsable syrien de la Défense affirme que des bâtiments militaires ont été visés ; cette attaque survient au lendemain d’une frappe qui aurait tué un jeune homme selon Damas
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Six soldats syriens ont été tués par des frappes de drones israéliens dans la région de Damas, a rapporté mercredi matin la chaîne publique El Ekhbariya.
Un responsable du ministère syrien de la Défense, qui avait initialement fait état de trois morts, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat « qu’un drone israélien avait pris pour cible un bâtiment militaire de la 44ᵉ division de l’armée syrienne à Kiswah, à l’ouest de Damas ».
L’armée israélienne n’a pas commenté.
La Syrie et Israël sont actuellement engagés dans des pourparlers menés par les États-Unis visant à apaiser les tensions dans le sud de la Syrie, Damas cherchant à conclure un accord de sécurité qui pourrait ouvrir la voie à des discussions politiques plus larges.
Mardi, l’agence officielle SANA a rapporté « qu’un jeune homme a été tué lors d’une frappe israélienne contre une maison dans le village de Taranja », situé sur l’ancien secteur syrien de la ligne d’armistice du plateau du Golan.
La Syrie a condamné « les récentes attaques israéliennes sur son territoire, qui ont entraîné le martyre d’un jeune homme », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.
Damas a également dénoncé ce qu’elle a décrit comme une incursion de Tsahal lundi dans une localité de la campagne de Quneitra, des « campagnes d’arrestations contre des civils » et « l’annonce de la poursuite de sa présence illégale au sommet du mont Hermon et dans la zone tampon ».
Selon le ministère syrien, « ces pratiques agressives constituent une violation flagrante de la Charte des Nations unies, du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité, et représentent une menace directe pour la paix et la sécurité régionales ».
L’armée israélienne est déployée depuis la chute du régime de Bashar el-Assad en décembre 2024 sur neuf positions dans le sud de la Syrie, principalement dans une zone tampon surveillée par l’ONU à la frontière entre les deux pays.
Les troupes opèrent jusqu’à une quinzaine de kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, notamment à Beit Jinn. Ces opérations visent à saisir des armes qui, selon Israël, pourraient menacer sa sécurité si elles tombaient aux mains de « forces hostiles », comme cela avait été le cas avec des groupes soutenus par l’Iran sous Assad.
Israël se montre particulièrement méfiant vis-à-vis du nouveau gouvernement syrien, composé d’anciens djihadistes.
Alors que les pourparlers entre Jérusalem et Damas se poursuivent sous l’égide de Washington, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé mardi que Tsahal resterait déployée en Syrie pour défendre le nord d’Israël, estimant que la nécessité de maintenir une présence dans la région constituait « une leçon essentielle tirée des événements du 7 octobre ».
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