Tsahal a démantelé des cellules terroristes suspectées de travailler pour le CGRI en Syrie
Les agents ont reçu l'ordre d'une unité clandestine de la Force d'élite Quds d'attaquer Israël, mais tous ne savaient pas pour qui ils travaillaient, selon l'armée
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Plusieurs suspects arrêtés par les soldats de Tsahal dans le sud de la Syrie ces derniers mois appartenaient à des cellules terroristes et opéraient pour le compte de l’Unité 840 iranienne, une unité clandestine de la Force Quds, l’unité d’élite du Corps des gardiens de la révolution islamique, a annoncé Tsahal vendredi.
Selon l’armée israélienne, les membres des cellules terroristes arrêtés au cours d’une récente vague de raids avaient reçu de l’Unité 840 l’ordre de lancer des attaques contre Israël.
En mars et en avril, deux personnels de terrain de l’Unité 840 nommés Zeidan al-Tawil et Muhammad al-Kuryan ont été arrêtés en Syrie, a déclaré l’armée israélienne.
Ces dernières semaines, ont rapporté les militaires, les soldats israéliens ont également arrêté des agents de plusieurs autres cellules terroristes dont les membres avaient été activés par Salah al-Husseini et Muhammad Shuayb, deux opérateurs du CGRI tués lors de frappes aériennes israéliennes au Liban en juillet.
Selon Tsahal, Husseini et Shuayb figuraient parmi les « agents les plus importants » impliqués dans les trafics d’armes depuis l’Iran vers la Cisjordanie, le Liban et la Syrie.
Les interrogatoires des suspects syriens ont révélé que tous ne savaient pas pour qui ils travaillaient, « leur recrutement au sein de l’unité 840 » s’étant « souvent fait sans que les véritables motivations de l’unité ne leur soient divulguées, mais plutôt par le biais de pots-de-vin », a affirmé l’armée.
Israël est engagé militairement en Syrie depuis la chute du régime de Bachar al-Assad, en décembre 2024. Dès like renversement du régime, l’armée israélienne a occupé la zone démilitarisée syrienne. L’État juif a également détruit la plupart des installations militaires d’Assad au cours d’une vaste campagne de bombardements.
Depuis la chute du régime d’Assad, les soldats israéliens sont stationnés dans neuf postes dans le sud de la Syrie, principalement dans la zone tampon placée sous surveillance de l’ONU.
Depuis décembre, les soldats israéliens mènent des opérations dans des zones situées jusqu’à environ 15 kilomètres en territoire syrien, dans le but de récupérer des armes qui, selon Israël, pourraient constituer une menace pour le pays si elles tombaient aux mains de « forces hostiles ».
Tsahal a rapporté qu’au cours des derniers mois, ses forces terrestres avaient mené plus de 300 « opérations de routine » dans le sud de la Syrie, visant notamment à arrêter des terroristes présumés, à empêcher « l’enracinement de l’ennemi », ainsi qu’à contrecarrer le trafic d’armes à destination du Liban.
Sous le règne d’Assad, la Syrie était utilisée comme voie de transit pour les livraisons d’armes de Téhéran à son « proxy » libanais, le Hezbollah. L’Iran a également fait clandestinement parvenir des armes à des groupes terroristes en Cisjordanie via la Syrie, la Jordanie et le Liban.
Malgré l’ouverture d’un dialogue sans précédent entre l’État juif et les nouvelles autorités de Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis le renversement d’Assad. Ces derniers mois, ces frappes aériennes en Syrie se sont toutefois faites de plus en plus rares.
Mercredi, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a annoncé que Tsahal était à l’origine des rares frappes aériennes menées en Syrie au début de la semaine.
Selon les informations disponibles, les frappes de lundi ont touché une base militaire proche de Homs ainsi que des cibles près de la ville côtière de Lattaquié et de la ville historique de Palmyre.
« Ces derniers jours, nous avons frappé simultanément sur plusieurs fronts. En Syrie, nous sommes parvenus à neutraliser des capacités susceptibles de menacer notre liberté d’action », a fait savoir Zamir lors d’une cérémonie de remise des diplômes aux officiers de la marine.
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