Un officier blessé lors d’un affrontement avec des terroristes du Hezbollah – Tsahal
L'armée a éliminé les terroristes ayant légèrement blessé l'officier dans la région de la crête d'Ali Taher, près de Nabatiyeh
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Un officier israélien a été modérément blessé lors d’une confrontation avec des terroristes armés du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de vendredi à samedi, a indiqué l’armée israélienne.
L’affrontement s’est produit dans la région de la crête d’Ali Taher, a indiqué Tsahal.
L’armée a précisé que l’officier avait été transporté à l’hôpital et que sa famille avait été prévenue. Elle n’a pas donné plus de détails.
Tsahal surveille un vaste réseau de tunnels du Hezbollah situé sous la crête d’Ali Taher, près de Nabatieh, où des dizaines de terroristes seraient toujours retranchés.
Toutefois, en raison de l’accord de cessez-le-feu, l’armée n’a pas pu s’emparer des passages souterrains sous la crête, bien que ses opérations se poursuivent dans d’autres parties du sud du Liban.
Les autorités libanaises et le Hezbollah n’ont pas fait de commentaire dans l’immédiat. Le groupe terroriste chiite libanais n’a revendiqué aucune attaque depuis le 20 juin.
Samedi soir, l’armée a annoncé avoir éliminé plusieurs terroristes du Hezbollah qui avaient blessé un officier dans le sud du Liban.
À la suite d’un échange de tirs, a précisé Tsahal, les troupes ont riposté contre les terroristes armés et les ont tués.
L’accord-cadre parrainé par les États-Unis et signé par le Liban et Israël fin juin vise à mettre fin aux hostilités : l’armée libanaise doit désarmer le Hezbollah et Tsahal se retirer des « zones pilotes » où les Forces armées libanaises (FAL) se déploieront par la suite. L’armée israélienne s’est depuis retirée d’une de ces zones, mais selon certaines informations, elle refuserait de se retirer d’autres zones situées à l’intérieur de la ligne de défense avancée qu’elle contrôle, tant que le Hezbollah ne se sera pas désarmé.
Le groupe terroriste rejette catégoriquement cet accord et refuse de déposer les armes ; par ailleurs, aucun calendrier n’est prévu pour le retrait complet de Tsahal.
« Les zones supplémentaires [de retrait] ne se trouveront pas de notre côté, dans les lignes de défense que nous avons stabilisées », a déclaré un responsable israélien à propos de la ligne de défense avancée.
« Nous n’autoriserons pas de nouveaux retraits de la zone située de notre côté. Jusqu’à ce que le Hezbollah soit désarmé au Liban – c’est ce qui a été convenu. »
La prochaine série de pourparlers directs entre Israël et le Liban doit débuter mardi à Rome et se poursuivre jusqu’à jeudi.
Selon un reportage de la chaîne N12 diffusé cette semaine, Israël entend conserver la liberté de réintégrer les zones qu’il a cédées à l’armée libanaise, au cas où il serait confronté à des menaces du Hezbollah. Israël n’acceptera pas de se retirer d’autres territoires sans cet accord sur la liberté d’action.
Les pourparlers de Rome porteront également sur la poursuite de la mise en œuvre de l’accord-cadre en vue d’un accord de paix définitif entre Israël et le Liban.
La dernière guerre entre Israël et le Hezbollah a débuté le 2 mars, lorsque le groupe terroriste chiite libanais a tiré des roquettes sur Israël pour soutenir le régime iranien, son principal soutien. Israël a réagi en lançant une opération aérienne et une incursion terrestre dans le sud du Liban, provoquant le déplacement d’un million de personnes et, selon les autorités libanaises, la mort de plus de 4 300 personnes.
Ces chiffres sont invérifiables et ne font pas la distinction entre civils et terroristes.
Fin juillet, Israël a déclaré avoir éliminé au moins 2 500 terroristes du Hezbollah, dont des centaines appartenant à la force d’élite Radwan du groupe terroriste chiite libanais.
Les principaux dirigeants politiques libanais ont critiqué le Hezbollah pour avoir entraîné le pays dans une nouvelle guerre, mais ont également condamné Israël pour ses frappes et son incursion terrestre. Le Hezbollah a dénoncé les pourparlers et l’accord avec Israël, sans toutefois tenter de les saboter par des actes terroristes.
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