Vance critiqué pour avoir omis les Juifs dans son message pour la Journée de l’Holocauste
D’autres responsables de l’administration Trump et la Maison Blanche ont évoqué les Juifs et l’antisémitisme, sujets que le vice-président s’est montré réticent à condamner
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

JTA – Le vice-président américain JD Vance a publié une déclaration à l’occasion de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, qui ne mentionnait ni les Juifs ni les nazis, suscitant de nouvelles critiques à son encontre venues de l’ensemble de l’échiquier politique.
Cette déclaration s’inscrit dans une série de prises de position de Vance qui ont alimenté les inquiétudes quant à sa réticence à dénoncer l’antisémitisme au sein du mouvement conservateur.
« Aujourd’hui, nous nous souvenons des millions de vies perdues pendant la Shoah, des millions d’histoires de courage et d’héroïsme individuels, et de l’une des leçons durables de l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité : si les êtres humains sont capables de créer de belles choses et de faire preuve de compassion, ils sont aussi capables d’une brutalité indescriptible », a écrit Vance mardi sur X.
« Et nous promettons de ne plus jamais emprunter cette voie sombre. »
Sa publication était accompagnée de photos le montrant, avec son épouse Usha, visitant un mémorial de la Shoah, rencontrant des représentants et signant un livre d’or. Vance s’était rendu à Dachau l’an dernier.
Le magazine juif conservateur Tablet a rapidement critiqué la déclaration.
« Merci, Monsieur le vice-président, pour cette commémoration unique de la Shoah qui parvient à éviter de mentionner les Juifs ou de condamner les nazis », a écrit le magazine sur X. La publication a été relayée par des Juifs de sensibilités politiques diverses, notamment par le militant pro-palestinien et ancien candidat au Congrès Cameron Kasky, et son message a trouvé un large écho.
« Il faut vraiment faire un effort pour publier une déclaration comme celle-ci à l’occasion de la Journée de commémoration de l’Holocauste sans mentionner les six millions de Juifs assassinés, le peuple juif, les nazis ou l’antisémitisme », a écrit sur X Halie Soifer, présidente du Jewish Democratic Council of America.
« Difficile d’omettre les Juifs et l’antisémitisme dans une déclaration à l’occasion de Yom HaShoah. Et pourtant, c’est ce qui s’est passé », a écrit Joel Petlin, directeur du district scolaire très hassidique de Kiryas Joel et commentateur politique conservateur.
« Il est difficile d’omettre les Juifs et l’antisémitisme dans une déclaration à l’occasion de Yom HaShoah. Et pourtant, c’est ce qui s’est produit », a commenté Joel Petlin, directeur du district scolaire ultra-orthodoxe de Kiryas Joel et commentateur politique conservateur.
Today we remember the millions of lives lost during the Holocaust, the millions of stories of individual bravery and heroism, and one of the enduring lessons of one of the darkest chapters in human history: that while humans create beautiful things and are full of compassion,… pic.twitter.com/2UwFcy4Kmp
— JD Vance (@JDVance) January 27, 2026
D’autres responsables de l’administration Trump, dont le secrétaire d’État Marco Rubio, ainsi que la déclaration officielle de la Maison Blanche, ont explicitement mentionné les Juifs ou l’antisémitisme dans leurs propres messages de commémoration. La veille de Yom HaShoah, certaines branches du gouvernement avaient critiqué le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, pour avoir comparé les raids menés contre des immigrés dans son État à l’histoire d’Anne Frank.
Ces derniers mois, des organisations juives américaines ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’approche de Vance sur la question de l’antisémitisme. Le vice-président n’a notamment pas condamné une question antisémite posée par un étudiant, entretient des liens étroits avec Tucker Carlson et a affirmé à plusieurs reprises que l’antisémitisme ne constituait pas un problème au sein du mouvement conservateur.
« Nous avons bien plus important à faire que de nous annuler les uns les autres », avait-il déclaré lors d’une conférence de Turning Point USA en décembre.
Il a également affirmé que la fin de l’immigration constituait, selon lui, le meilleur moyen de lutter contre l’antisémitisme.
la Communauté du Times of Israël !







