X approuve la répression britannique contre les discours de haine et les contenus terroristes
Un responsable de l'Ofcom a estimé que les engagements pris par la plateforme de réseaux sociaux revêtaient une "importance particulière" à la suite des récentes attaques contre des Juifs britanniques
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La plateforme X d’Elon Musk a accepté de renforcer la protection des utilisateurs britanniques contre les contenus terroristes, contre l’antisémitisme et autres discours de haine, a annoncé l’autorité britannique de régulation des médias dans la journée de vendredi, après que des attaques répétées contre la communauté juive du pays ont entraîné des pressions croissantes en faveur d’une meilleure réglementation.
En vertu de cet accord, l’Ofcom a indiqué que la plateforme de réseaux sociaux examinerait les publications soupçonnées d’être illégales ou d’être liées à la haine ou au terrorisme dans un délai moyen de 24 heures. Elle devra également en évaluer au moins 85 % dans les 48 heures.
Danny Stone, directeur général de l’Antisemitism Policy Trust, a estimé que ces engagements constituaient « un bon début », mais que X « échouait encore à bien des égards » dans la lutte contre le racisme.
X — qui affirme régulièrement faire appliquer des interdictions à l’encontre des groupes terroristes et des contenus haineux — n’a pas répondu à une demande de commentaire.
La plateforme a promis de restreindre l’accès, au Royaume-Uni, aux comptes gérés par ou pour le compte d’organisations interdites en vertu des lois antiterroristes britanniques. Elle soumettra des données de performance trimestrielles à l’Ofcom au cours de l’année à venir, a ajouté l’autorité de régulation.
X pourrait aussi faire appel à des experts extérieurs pour améliorer ses systèmes de signalement, suite aux inquiétudes qui ont été exprimées par des groupes de la société civile qui ont fait savoir que les contenus signalés n’étaient pas toujours clairement reçus ou pris en charge, a indiqué l’Ofcom.
« Nous avons des preuves qui montrent que des contenus terroristes et des discours de haine illégaux restent encore en place sur certains des plus grands sites de réseaux sociaux », a fait remarquer Oliver Griffiths, qui est le directeur du groupe chargé de la sécurité en ligne à l’Ofcom.
« Cela revêt une importance particulière au Royaume-Uni après la série de crimes motivés par la haine dont a récemment été victime la communauté juive du pays », a-t-il continué.
Les communautés juives britanniques et celles de la diaspora ont constaté une recrudescence des agressions antisémites depuis le déclenchement de la guerre à Gaza – une guerre qui avait été provoquée par le pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre 2023 – avec une nouvelle vague d’attaques qui a fait son apparition depuis que les États-Unis et Israël ont déclaré la guerre à l’Iran, le 28 février.
Dans le quartier de Golders Green, au nord de Londres, qui abrite une importante communauté juive, plusieurs attaques ont été perpétrées pendant la guerre contre l’Iran, avec notamment l’agression à l’arme blanche de deux hommes, le mois dernier, et un incendie criminel qui a visé quatre ambulances de la communauté juive, au mois de mars.
Imran Ahmed, le directeur général du Center for Countering Digital Hate, a dit que les engagements pris par X en Grande-Bretagne avaient fait suite à une « campagne soutenue » qui avait été lancée après l’attentat terroriste meurtrier perpétrée l’année dernière, le jour de Yom Kippour, contre la synagogue de Heaton Park à Manchester.
Les régulateurs de l’Union européenne, de l’Australie et de Singapour ont également exercé des pressions sur la plateforme concernant ses contenus illégaux ou terroristes, et la Commission européenne a ouvert une enquête officielle pour déterminer si X parvient réellement à lutter contre les discours de haine.
Ces nouveaux engagements pris au Royaume-Uni font suite à une surveillance accrue de la plateforme X et de ses outils d’intelligence artificielle.
Au mois de février, Reuters avait rapporté que le chatbot Grok de Musk générait dans de nombreux cas des images à caractère sexuel, même lorsque les utilisateurs signalaient que les personnes concernées n’avaient pas donné leur consentement.
L’Ofcom a annoncé que sa propre enquête sur X, portant notamment sur ses systèmes de lutte contre les contenus illégaux et sur les problèmes liés à Grok, se poursuivait.
la Communauté du Times of Israël !







