Les Palestiniens ont brûlé des photos du président américain Donald Trump dans la ville de Bethléem en Cisjordanie mardi soir alors que la colère ne cesse de croître autour de l’annonce par Trump de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Les soldats israéliens se sont préparés à d’éventuelles violences.

Ce mouvement de protestation au cours duquel des photographies ont été brûlées est survenu quelques heures après que Trump a dit aux leaders de l’Autorité palestinienne et de la Jordanie, au cours d’entretiens téléphoniques, qu’il a l’intention de relocaliser l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, malgré l’intense opposition arabe et musulmane à une initiative qui pourrait altérer des décennies de politique américaine et susciter des manifestations potentiellement violentes.

Les factions palestiniennes ont appelé à manifester contre ces démarches qui reconnaîtraient de-facto la souveraineté israélienne sur la ville en dépit des revendications palestiniennes.

Les services israéliens de la sécurité se préparent à la possibilité de violences en Cisjordanie, les groupes terroristes palestiniens ayant appelé à manifester en réponse aux déclarations attendues de Trump.

Les forces de la police des frontières israélienne patrouillent près du mur Occidental, le 5 décembre 2017 (Crédit : AFP /THOMAS COEX)

Aucune information ne fait encore état de rappel de soldats important ou de renforcement significatif des unités en Cisjordanie.

Le ministre des Renseignements Yisrael Katz a averti mardi que de « violentes manifestations pourraient être une grosse erreur pour l’AP ».

« Je suggère qu’ils ne créent pas de tensions sécuritaires et qu’ils n’empruntent pas cette voie. Nous sommes prêts à toutes les possibilités », a-t-il dit, selon le site d’information Ynet.

Le Hamas a appelé mardi à un jour de colère après la prière de vendredi.