Le Hamas appelle à un « jour de colère » après les tensions au sujet de Jérusalem
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Le Hamas appelle à un « jour de colère » après les tensions au sujet de Jérusalem

Le groupe terroriste palestinien appelle à des confrontations avec Israël après les prières de vendredi ; Abdallah II appelle à des réunions d'urgence de la Ligue arabe et de l'OCI ; Ryad met en garde contre la "colère des musulmans"

Les membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, l'aile armée du mouvement terroriste palestinien islamiste du Hamas, participent à un rassemblement marquant les trois années écoulées depuis l'opération Bordure protectrice, le 20 juillet 2017, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza. (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash90)
Les membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, l'aile armée du mouvement terroriste palestinien islamiste du Hamas, participent à un rassemblement marquant les trois années écoulées depuis l'opération Bordure protectrice, le 20 juillet 2017, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza. (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash90)

Mardi, le Hamas a appelé vendredi à un jour de colère afin de protester contre l’intention du président américain Donald Trump de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem.

Le groupe terroriste basé à Gaza appelle à des confrontations avec Israël après les prières du vendredi, indiquant que « toutes les lignes rouges » sont franchies.

« Avec la reconnaissance par l’administration américaine de Jérusalem occupée comme la capitale de l’occupant, et avec le déménagement de son ambassade, toutes les lignes rouges sont franchies », a déclaré le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh dans une lettre adressée aux dirigeants arabes et musulmans et publiée par le mouvement terroriste.

Le déménagement de l’ambassade signale une « dangereuse escalade », a-t-il dit. Il a accusé M. Trump de chercher à couvrir l’entreprise du gouvernement israélien consistant selon lui à « judaïser » Jérusalem.

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a mis en garde mardi les Etats-Unis contre le transfert de leur ambassade à Jérusalem affirmant qu’une telle décision risquait de provoquer « la colère des musulmans ».

« C’est un pas dangereux », a dit le roi saoudien, prévenant lors d’un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump qu’une telle décision pourrait entraîner « la colère des musulmans dans tout le monde », a rapporté la télévision d’Etat al-Ekhbariya.

L’agence de presse SPA a indiqué que le roi Salmane a dit à Trump que l’Arabie saoudite soutenait le peuple palestinien et ses droits historiques, affirmant qu’ « un tel pas dangereux est susceptible d’enflammer les passions des musulmans du monde entier en raison du grand statut de Jérusalem et de la mosquée d’Al-Aqsa. »

« Le Conservateur des Deux Saintes Mosquées a affirmé à Son Excellence le président américain que toute annonce américaine concernant la situation de Jérusalem avant d’arriver à un règlement permanent nuira aux pourparlers de paix et augmentera les tensions dans la région », a-t-il ajouté.

La Jordanie a appelé à des réunions d’urgence de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) au cours du week-end pour discuter de l’intention du président américain Donald Trump visant à déclarer que Jérusalem était la capitale d’Israël.

« Ces réunions vont coordonner les positions arabes et islamiques quant à la décision [de Trump]. Jérusalem est une question palestinienne, jordanienne, islamique et chrétienne et toute tentative de décider unilatéralement de son sort est nulle et non avenue », a déclaré le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman al Safadi.

Le gouvernement israélien a observé un silence officiel total sur le sujet, se gardant même de confirmer que M. Trump s’était également entretenu par téléphone avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ce dernier devait prendre la parole lors d’une conférence prévue mercredi à 11H00 à Jérusalem (09H00 GMT).

Il a ordonné à ses ministres de garder le silence afin de ne pas attiser les passions, ont rapporté plusieurs médias israéliens.

« Les citoyens des Etats-Unis doivent éviter les foules et les endroits à forte présence policière et/ou militaire », selon le département d’Etat.

Le président américain a informé mardi Abbas de son intention de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, un acte qui reviendra à une reconnaissance de fait de Jérusalem comme la capitale d’Israël selon les Palestiniens.

Ces derniers revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

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