3 réservistes interrogés pour sévices présumés infligés à des terroristes
Ces soldats étaient chargés de garder des détenus de la Nukhba du Hamas, qui a mené le pogrom du 7 octobre ; Tsahal confirme l'ouverture d'une enquête, sans fournir plus de détails
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Trois réservistes de l’armée israélienne ont été convoqués pour être interrogés, soupçonnés d’avoir maltraité des détenus du groupe terroriste palestinien du Hamas qui étaient sous leur garde, selon un article publié lundi par le média Ynet.
Dans un communiqué, Tsahal a réagi à l’article en confirmant qu’une enquête avait été ouverte « il y a plusieurs mois » à la suite de « soupçons de violences contre des détenus », mais a déclaré ne pas pouvoir fournir plus de détails sur l’enquête en cours.
Les réservistes concernés ont servi dans un centre de détention situé à côté de la base militaire de Pilon, en Haute Galilée, selon Ynet.
Parmi les détenus qu’ils sont soupçonnés d’avoir maltraités figurent des membres de l’unité dite « Nukhba » (« élite » en arabe) du Hamas, qui a mené le pogrom du 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël.
Les convocations, qui leur enjoignent de comparaître dans les 48 heures, ont été lancées à l’issue d’une enquête confidentielle d’un mois menée par la police militaire, a rapporté Ynet.
Une soldate a déjà donné sa version des faits aux enquêteurs.
L’enquête, qui est suivie par le procureur militaire, pourrait déboucher sur l’arrestation et la détention d’autres soldats, selon le média.
L’armée a déjà enquêté sur d’autres soldats pour des abus présumés commis sur des détenus palestiniens dans le cadre de la guerre en cours contre le Hamas à Gaza. Elle a même inculpé cinq réservistes en février pour avoir gravement maltraité un détenu palestinien au centre de détention de Sde Teiman, durant l’été 2024.
L’enquête très médiatisée sur ces allégations d’abus avait suscité l’indignation de politiciens de la coalition, de ministres du gouvernement et de militants de droite, qui avaient pris d’assaut plusieurs centres de détention lors de l’arrestation des réservistes.
À la suite de ces arrestations et sous la pression de la Haute Cour, le gouvernement a réduit l’utilisation de moyens de contention à Sde Teiman et a confirmé qu’il fournissait de la nourriture et des soins médicaux conformément à la loi.
En avril, un reportage de la BBC a détaillé les allégations de détenus palestiniens libérés, qui avaient pour la plupart été détenus à Sde Teiman, et qui ont déclaré avoir été torturés et privés de soins médicaux par les autorités israéliennes pendant leur détention. Selon la chaîne britannique, des médecins de Gaza, sous l’autorité du Hamas, ont confirmé certaines de ces allégations.
Tsahal a nié à plusieurs reprises tout abus systématique à l’encontre des détenus et affirme agir conformément au droit international et respecter les droits des prisonniers. L’armée a assuré que lorsqu’un soldat est soupçonné d’avoir maltraité un détenu, une enquête est ouverte et, s’il existe des preuves justifiant des poursuites, il est traduit en justice.
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