A la Knesset, Netanyahu assure que Trump et lui sont d’accord sur l’Iran
Selon le Premier ministre israélien, Israël et les États-Unis ont « des approches différentes sur certains points », mais les désaccords ont été aplanis
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A l’occasion d’un débat dit des 40 signatures à la Knesset, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a assuré que ses très bonnes relations personnelles avec le président américain, Donald Trump, et que les excellentes relations entre leurs deux pays, étaient « de bon augure pour de nouvelles réussites en 2026 ».
Il a affirmé que Trump et lui avaient beaucoup parlé des dernières tentatives de rapatriement de la bande de Gaza du dernier otage, le sous-officier de l’unité d’élite de police Yamam, Ran Gvili.
Netanyahu a fait savoir que ni lui ni Trump « ne laisseraient l’Iran reconstruire son industrie de missiles balistiques, pas davantage que son programme nucléaire. »
Selon lui, tous deux estiment que l’Iran ne doit avoir aucune capacité d’enrichissement, que tout l’uranium iranien enrichi doit être sorti du pays et que les installations nucléaires doivent être étroitement surveillées.
Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique et souhaitent trouver un nouveau traité encadrant et limitant son programme nucléaire.
Téhéran se défend vigoureusement d’avoir de telles ambitions et affirme développer le nucléaire pour des besoins civils, bien qu’ayant enrichi ces dernières années une quantité d’uranium très supérieure à celle correspondant à des fins civiles.
« En Israël, nous nous identifions au peuple iranien qui lutte », a-t-il affirmé « et à ses aspirations à la liberté et à la justice. »
« Le soulèvement populaire, non seulement à Téhéran mais déjà ailleurs, vient à peine de commencer et s’est déjà considérablement amplifié », a-t-il affirmé.
Netanyahu a indiqué que l’Iran pourrait bien avoir atteint « un moment décisif, celui où le peuple iranien prend son avenir en main. »
Lundi matin, Téhéran a répondu avec véhémence aux commentaires du Premier ministre israélien, émis la première fois dimanche.
« Le régime sioniste est déterminé à exploiter la moindre occasion pour semer la division et saper notre unité nationale, et nous devons rester vigilants », a protesté le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï lors d’une conférence de presse hebdomadaire.
La justice iranienne a affirmé qu’elle ne ferait preuve d' »aucune indulgence » envers « les émeutiers », au neuvième jour d’un mouvement de contestation dans lequel au moins 12 personnes ont été tuées lors d’affrontements localisés, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan de l’AFP basé sur des annonces officielles et des médias.
Netanyahu a assuré qu’Israël et les États-Unis « étaient d’accord sur les questions importantes » tout en admettant l’existence d’ « approches différentes sur certains points » mais un accord des deux parties pour aplanir leurs différences.
Depuis la tribune de la Knesset, Netanyahu a indiqué qu’ « Israël approuvait la décision déterminée du président [américain] et l’action audacieuse de l’armée américaine au Venezuela. »
« Il existe au niveau mondial des pays qui incarnent la liberté et le progrès et luttent pour eux, et des pays violents qui menacent l’ordre mondial », a indiqué Netanyahu.
Le Premier ministre a ajouté qu’Israël était à la tête de la lutte du monde civilisé au Moyen-Orient, et que les États-Unis et leur gouvernement leur en étaient reconnaissants.
Il a par ailleurs dit à l’opposition qu’elle n’avait pas cessé de mal interpréter les réalités diplomatiques durant la guerre.
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