Des familles de soldats s’étant suicidés demandent qu’ils soient reconnus comme tombés au combat
Ces familles ont déposé un recours devant la Haute Cour pour bloquer la mise en œuvre des recommandations de la commission chargée d'examiner la réponse de l'armée aux suicides
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Des familles de soldats qui se sont suicidés depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 ont déposé un recours auprès de la Haute Cour de justice pour demander que leurs proches soient pleinement reconnus comme des soldats tombés au combat, a rapporté mercredi la Treizième chaîne.
Ces familles cherchent à bloquer la mise en œuvre des recommandations formulées la semaine dernière par la commission chargée d’examiner la réponse de l’armée israélienne aux suicides liés à des traumatismes psychologiques résultant du service militaire.
La semaine dernière, la commission a conclu que Tsahal assumerait la responsabilité des soldats qui se sont suicidés, mais qu’elle ne les classerait pas comme victimes des forces armées.
Le recours, déposé par le Jerusalem Institute of Justice (JIJ) et le Combat Diamonds Forum, qui soutient les vétérans de guerre souffrant du syndrome de stress post-traumatique (TSPT), demande la pleine reconnaissance des soldats qui se sont donné la mort après leur service, en leur accordant le même statut que les soldats morts en portant l’uniforme.
Les requérants affirment qu’il existe un lien direct entre le service militaire et les suicides, soulignant le coût psychologique des combats.
Tomer Wasserstein, frère du réserviste Roï Wasserstein qui s’est suicidé en juillet, a déclaré que son frère « avait donné son âme au combat et ne pouvait pas vivre avec les images qu’il avait vues pendant son service ».
« Les soldats qui ont donné et continuent de donner leur vie pour que nous puissions nous sentir en sécurité méritent d’être honorés et pleinement reconnus dans leur détresse », a-t-il ajouté.
Selon Rotem Ben-Simhon, directrice de l’aide juridique au sein du JIJ, « au moins 74 soldats et militaires se sont suicidés en raison de troubles psychologiques liés à leur service, et environ 279 ont tenté de se suicider ».
« Dans ce cas, il existe un lien de causalité évident entre le service militaire et le décès, et il n’y a aucune base juridique ou morale pour faire la distinction entre un soldat qui a été blessé physiquement et est décédé des suites de cette blessure, et un soldat qui a été blessé mentalement et a mis fin à ses jours à cause de cela », a-t-elle déclaré.
Selon les recommandations de la commission, les familles disposeraient d’un délai maximal de deux ans après la fin du service du soldat pour demander la reconnaissance des cas de suicide liés au service militaire, afin de laisser le temps nécessaire à l’enquête et à l’évaluation.
la Communauté du Times of Israël !







