Tsahal va adopter de nouvelles règles concernant les suicides liés au service militaire
Promues par une commission ad hoc, ces nouvelles mesures entendent améliorer la prise en charge des familles endeuillées
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

La commission chargée d’examiner les mesures prises par Tsahal en cas de suicide lié à des traumatismes psychologiques induits par le service militaire a proposé de nouvelles directives pour améliorer le soutien aux familles, a fait savoir mardi l’armée israélienne.
La commission a présenté son rapport au ministre de la Défense, Israel Katz, ainsi qu’au chef d’État-major de l’armée, le lieutenant-général Eyal Zamir, qui ont remercié ses membres et demandé à Tsahal de mettre en œuvre au plus vite ces recommandations.
Créée en août dernier à la suite du suicide du réserviste Roi Wasserstein, cette commission compte dans ses rangs des professionnels de la santé mentale, des conseillers juridiques et des réservistes.
Dirigée par le général de division (rés.) Moti Almoz, la commission a axé sa réflexion sur les difficultés auxquelles font face les anciens combattants du fait des conséquences psychologiques de leur service, parfois décalées dans le temps.
La commission a constaté le suicide, lié à leur temps de service, de 15 civils depuis le début de la guerre déclenchée par le pogrom commis par le Hamas le 7 octobre 2023.
Ces cas seront évalués par le ministère de la Défense au vu de plusieurs critères précis, afin d’établir si les victimes doivent être reconnus comme soldats morts au combat. L’armée israélienne a souligné que la commission n’avait pas rencontré les 15 familles pour les besoins de son enquête, la question supposant un examen spécifique.
Selon Tsahal, la commission a reconnu que le traumatisme vécu par les soldats sur le champ de bataille était de nature à entraîner des problèmes psychologiques de long terme et dans certains cas, le suicide.
La commission a rappelé que, dans sa forme actuelle, la loi ne reconnaissait que le cas des personnes décédées en service actif, d’où la question posée par les suicides induits par le service militaire mais commis par des individus qui ne sont plus considérés comme des soldats d’active.
La commission recommande notamment que dans les deux ans suivant l’accomplissement du service militaire, les familles soient autorisées à solliciter la reconnaissance des suicide liés au service, avec un temps suffisant d’enquête et d’examen du cas.
La commission propose par ailleurs que les obsèques des soldats soient accompagnées de symboles militaires en cas de décès lié à un traumatisme psychologique induit par le service militaire, avec présence militaire, éloge funèbre prononcé par un commandant et dépôt d’une gerbe au nom de Tsahal.
Enfin, la commission suggère qu’un membre de Tsahal accompagne les familles endeuillées au moment des obsèques et du processus de deuil, pour leur apporter du soutien mais aussi les aider à solliciter la reconnaissance du suicide par le ministère de la Défense.
Par ailleurs, les données publiées par l’armée israélienne sur les décès de soldats en 2025 ont révélé une forte baisse du nombre total de victimes par rapport à l’année précédente, reflétant en grande partie une diminution des morts au combat due à l’apaisement des combats à Gaza.
Selon l’armée, 151 soldats au total sont morts en 2025. Parmi eux, 88 ont été tués lors d’opérations militaires et trois, au cours d’attaques terroristes. Quinze autres soldats sont morts de maladie. Vingt-et-un décès ont été jugés comme des suicides, ou font encore l’objet d’une enquête.
Les données montrent également que 18 soldats ont perdu la vie dans des accidents de voiture. Un a été tué par un tir accidentel d’arme à feu et cinq sont morts dans d’autres accidents.
À titre de comparaison, en 2024, l’armée israélienne a enregistré 363 décès, dont 295 lors d’opérations militaires et 11 à l’occasion d’attaques terroristes. Il s’agissait de la première année complète de combats suivant l’offensive du Hamas du 7 octobre 2023. Cette année-là, on a également dénombré au moins 21 suicides présumés, 23 décès accidentels et 13 morts dues à des maladies.
Si le bilan global pour 2025 est nettement inférieur à celui de 2024, le nombre de décès classés comme suicides est resté à peu près le même que l’année précédente. L’armée fait en effet face aux répercussions psychologiques à long terme de la guerre sur ses effectifs.
la Communauté du Times of Israël !







