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En cas de trêve, Herzog pourrait commuer la peine d’un meurtrier de masse juif – Ynet

Le président envisagerait la libération anticipée d'Ami Popper, qui a massacré 7 Palestiniens en 1990, afin de "compenser" la libération de meurtriers palestiniens en cas d'accord sur les otages

Ami Popper, un Juif extrémiste qui a assassiné sept Palestiniens en 1990. (Credit : Facebook)
Ami Popper, un Juif extrémiste qui a assassiné sept Palestiniens en 1990. (Credit : Facebook)

Le président Isaac Herzog envisagerait de commuer la peine de prison du meurtrier de masse condamné Ami Popper, un extrémiste de droite, dans le cas où un accord de cessez-le-feu ouvrant la porte à la remise en liberté des otages serait conclu avec le groupe terroriste palestinien du Hamas, selon un article publié dimanche.

Après avoir volé l’uniforme et le fusil de son frère qui servait dans l’armée, Popper avait massacré des travailleurs palestiniens à un arrêt de bus à Rishon Lezion en 1990, dans l’un des plus grands actes de terrorisme juif de l’Histoire d’Israël.

Selon le procès-verbal du tribunal, il était arrivé à l’arrêt de bus vêtu d’un uniforme de Tsahal, il avait demandé leurs papiers d’identité à plusieurs travailleurs de Gaza, puis, après avoir confirmé qu’ils étaient palestiniens, il les avait forcés à s’agenouiller en rang et il avait ouvert le feu, tuant sept d’entre eux et en blessant plusieurs autres grièvement.

Il avait initialement été condamné à sept peines de prison à perpétuité assorties de vingt ans supplémentaires, mais sa peine avait été commuée en quarante ans en 1999, et sa libération avait été fixée à 2030.

Selon Ynet, qui n’a pas cité ses sources, des équipes du ministère de la Justice et de la présidence ont examiné les demandes de réduction de peine de prisonniers juifs détenus pour des raisons de sécurité, dont Popper, afin de « compenser » une potentielle libération massive de terroristes palestiniens, dont certains ont été condamnés pour meurtre, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu qui permettrait aux captifs retenus au sein de l’enclave côtière d’être libérés.

Selon l’article, cette mesure viserait à atténuer l’opposition de la droite à la libération des prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël dans le cas où un accord sur les otages serait conclu.

Le président Isaac Herzog tenant une photo prise à partir d’une capture d’écran d’une vidéo montrant l’otage israélien Evyatar David, lors d’une conférence de presse avec le président lituanien, au palais présidentiel de Vilnius, en Lituanie, le 4 août 2025. (Crédit : Petras Malukas/AFP)

Selon Ynet, la libération de Popper n’est pas à l’ordre du jour, mais une nouvelle commutation de peine est sérieusement envisagée par le bureau de Herzog et le ministère de la Justice.

L’an dernier, la commission des libérations conditionnelles de l’Administration pénitentiaire israélienne (IPS) avait rejeté une demande de libération anticipée de Popper, invoquant un avertissement de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet selon lequel une telle mesure était susceptible d’ encourager les extrémistes juifs à commettre des actes similaires.

Le bureau de Herzog a confirmé à la presse avoir reçu la demande de réduction de peine « sur la base du précédent établi par le président Ezer Weizmann concernant la libération de terroristes dans le cadre d’accords visant à obtenur la libération d’otages », mais il a déclaré qu’aucune décision n’avait été prise et qu’elle ne le serait que si un accord était conclu.

Au début du mois, le Hamas a annoncé avoir accepté la proposition d’un accord partiel de cessez-le-feu, qui ouvrirait la porte à la libération d’otages, sur la base d’un cadre élaboré par l’émissaire américain Steve Witkoff.

Cette proposition prévoit une trêve de 60 jours et la libération de dix otages vivants et de dix-huit otages morts détenus par des groupes terroristes à Gaza, en échange de la remise en liberté de plus de 100 prisonniers palestiniens détenus par Israël, dont plusieurs dizaines sont condamnés à perpétuité.

Israël n’a pas encore officiellement discuté de cette proposition, bien qu’elle soit presque identique à celle qui avait été approuvée par Jérusalem le mois dernier. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’il n’accepterait aucun accord partiel et qu’il ne mettrait fin à la guerre qu’une fois que le Hamas aura accepté de relâcher les 48 otages toujours détenus à Gaza, de déposer les armes et que la bande de Gaza aura été démilitarisée.

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