Francesca Albanese: Tsahal utilise des « armes non conventionnelles » pour rendre Gaza-City « invivable »
Le rapporteuse spéciale de l'ONU pour les Territoires palestiniens, connue pour son positionnement anti-Israël, a accusé la communauté internationale de complicité dans un "nettoyage ethnique"
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Francesca Albanese, experte des droits des Palestiniens aux Nations unies, a indiqué qu’Israël tentait de rendre Gaza-City invivable en attaquant la plus grande zone urbaine de l’enclave, mettant ainsi en danger la vie des otages israéliens.
« Israël procède à des bombardements à l’aide d’armes non conventionnelles… Le pays tente d’évacuer de force les Palestiniens. Pourquoi ? Parce que c’est là la dernière partie de Gaza qui devra être rendue invivable avant de poursuivre le nettoyage ethnique de cette partie du territoire », a affirmé Albanese devant les journalistes qui étaient réunis à Genève.
Elle n’a pas précisé ce qu’elle entendait par « armes non conventionnelles ».
Des propos qui ont été immédiatement rejetés par la mission permanente d’Israël auprès de l’ONU.
« Ses nombreuses déclarations ont montré sa volonté d’aller jusqu’à l’extrême pour délégitimer l’État d’Israël », a commenté la mission dans un communiqué.
« Selon elle, le Hamas ne s’implante pas dans les infrastructures civiles, il n’utilise pas cyniquement les civils comme boucliers humains et, d’une manière générale, il n’existe pas vraiment », a-t-elle ajouté dans le communiqué.
Israël a fait savoir que son offensive imminente à Gaza-City – une opération dont l’objectif est la prise de contrôle de la ville – est cruciale pour atteindre son objectif de détruire le groupe terroriste palestinien du Hamas. Le pays a encouragé le million d’habitants du secteur à évacuer vers le sud de l’enclave. Toutefois, les Nations unies de nombreux pays estiment que cette tactique équivaut à un déplacement massif forcé et que les conditions de vie, dans la zone humanitaire du sud de Gaza, sont désastreuses, avec une grave pénurie alimentaire.
Albanese, une avocate de nationalité italienne, est rapporteuse spéciale sur les droits humains dans les Territoires palestiniens. Elle est l’une des dizaines d’experts à avoir été nommés par le Conseil des droits humains de l’ONU, un conseil qui est composé de 47 membres, pour rendre compte de problématiques spécifiques dans le monde entier.
Elle est une critique virulente d’Israël et elle a été accusée d’avoir tenu des propos antisémites et favorables au terrorisme.
Elle accuse régulièrement Israël de commettre un génocide à Gaza et elle a expliqué que les massacres, les tortures, les viols et les enlèvements qui avaient été commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, devaient être replacés « dans le contexte de décennies d’oppression imposée aux Palestiniens ».
« L’attaque en cours, qui vise à s’emparer des derniers vestiges de Gaza, ne va pas seulement dévaster les Palestiniens, mais elle va aussi mettre en danger les otages israéliens restants », a dit Albanese à Genève.
Elle a de nouveau accusé Israël de commettre un génocide et elle a accusé la communauté internationale de complicité.
La campagne menée depuis près de deux ans au sein de l’enclave aurait fait plus de 64 000 morts, selon les autorités de la Santé placées sous la direction du Hamas – des chiffres invérifiables.
Certaines organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, ont également accusé Israël de génocide, mais pas les Nations unies elles-mêmes.
Les responsables de l’ONU ont déclaré par le passé qu’il appartenait aux tribunaux internationaux de déterminer s’il y avait un génocide.
Israël rejette cette accusation, invoquant son droit légitime à l’autodéfense dans le sillage du pogrom commis par les terroristes du Hamas, le 7 octobre. Les hommes armés avaient massacré plus de 1 200 personnes et ils avaient enlevé 251 personnes, qui avaient été prises en otage dans la bande de Gaza.
47 personnes qui avaient été kidnappées ce jour-là sont encore détenues en captivité.
Au mois de juillet, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé qu’Albanese serait ajoutée à la liste des sanctions américaines pour ses actions – évoquant des poursuites illégitimes lancées à l’encontre des Israéliens devant la Cour pénale internationale.
Albanese a expliqué que ses tentatives visant à se rendre à New York au mois de septembre, pour y présenter un rapport lors de l’Assemblée générale des Nations unies, ne semblaient guère prometteuses.
la Communauté du Times of Israël !







