Haggaï Efrat, 83 ans : grand-père et ancien entraîneur de l’équipe Hapoel Jerusalem
Il a succombé, le 19 octobre 2023, à ses blessures subies lors de l'attaque terroriste perpétrée à Alexandrie, en Égypte, le 8 octobre
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Haggaï Efrat, 83 ans, originaire de Rishon Lezion, a été mortellement blessé lors d’un attentat terroriste perpétré à Alexandrie, en Égypte, le 8 octobre 2023.
Un policier égyptien, inspiré par l’attaque barbare et sanglante du groupe terroriste palestinien du Hamas contre le sud d’Israël perpétrée la veille, a ouvert le feu sur un groupe d’Israéliens lors d’une visite organisée sur un site archéologique d’Alexandrie. Alon Shamli et Amnon Bezalel ont été tués, ainsi que leur guide local. Haggaï a été grièvement blessé.
Haggaï a été opéré dans un hôpital local, puis rapatrié en Israël par avion dans la nuit. Dix jours plus tard, le 19 octobre, il a succombé à ses blessures.
Haggaï a été enterré à Holon le 20 octobre. Il laisse derrière lui son épouse, Yaffa, leurs quatre enfants, Eyal, Aviv, Rinat et Galia, ainsi que dix petits-enfants.
Selon la nécrologie publiée par l’État, Haggaï est né au kibboutz Ramat Rachel, situé au sud de Jérusalem, en 1940, avant la création de l’État.
Son père, le caporal Shimshon Efrat, originaire de Bakou, aujourd’hui capitale de l’Azerbaïdjan, qui s’était enfui en Israël en 1931, a été tué en 1948 alors qu’il défendait le kibboutz contre les soldats égyptiens et jordaniens. Shimshon a été tué lorsque le véhicule blindé dans lequel il se trouvait a été touché par un tir de mortier ennemi.
Après la mort de son père, Haggaï, sa mère, sa sœur Raya et son frère Rafi ont été évacués vers Jérusalem, puis ils se sont installés à Atlit, près de Haïfa. Plusieurs anciens habitants de Ramat Rachel se sont alors joints à des membres du kibboutz Ein Hayam pour fonder, en 1950, le kibboutz Ein Carmel.
Haggaï a grandi à Ein Carmel et a épousé son amour d’enfance, Ayala.
À l’âge de 23 ans, Haggaï, Ayala et leur fils aîné ont quitté le kibboutz en raison de son opposition au système de couchage communautaire pour les enfants.
La famille s’est d’abord installée à Atlit, puis à Haïfa, avant de déménager à Jérusalem en 1974, où elle a vécu 18 ans.
Haggaï a joué au football toute sa vie, notamment dans l’équipe professionnelle de l’Hapoel Haifa. Après son arrivée à Jérusalem, il a travaillé comme assistant d’Uzi Baram, alors directeur du parti Avoda dans la région de Jérusalem, avant de devenir député et ministre.
Haggaï a ensuite entraîné l’équipe de football Hapoel Jerusalem, de la fin des années 1970 au début des années 1980. Il a ensuite été directeur d’agence dans une compagnie d’assurance. Avant de prendre sa retraite, il a occupé le poste de directeur de la région nord pour la compagnie d’assurance Mivtachim.
Après avoir divorcé d’Ayala, Haggaï a épousé Yaffa. Ils se sont installés à Rishon Lezion.
« Il était d’une intégrité profonde », a déclaré Baram, qui est resté ami avec Haggaï au fil des ans, dans une vidéo commémorative diffusée par la chaîne Sport5.
« Je dirais que le mot ‘pureté’ est celui qui décrit le mieux son caractère, et c’est ainsi qu’il a été toute sa vie, jusqu’au jour de sa mort. »
Mishele Dayan, qui jouait dans l’équipe lorsque Haggaï en était l’entraîneur, a déclaré dans une vidéo commémorative que Haggaï était « un homme doté d’une personnalité extraordinaire, un mensch [un homme de valeur], très sûr de lui ».
« Nous avons perdu un homme très cher. L’impact qu’il a laissé sur le football israélien et sur l’Hapoel Jerusalem a été très significatif. »
Sa famille a écrit dans la nécrologie officielle qu’il était « un homme impressionnant, toujours soigné dans son apparence, calme et posé ».
« Ses proches connaissaient son sens de l’humour et, à certaines occasions, lorsqu’il était ému, ils pouvaient même voir une larme couler sur son visage bien conservé. »
« La vie de Haggaï était pleine d’aventures aux côtés de sa femme et de ses amis, entre la lecture, l’actualité et le sport. Grâce à sa grande rigueur, il n’a jamais renoncé à sa promenade matinale quotidienne », a déclaré sa famille.
Elle a également souligné son talent pour l’écriture : « Ses petits-enfants se souviendront toujours des messages d’anniversaire qu’il leur écrivait et des histoires qu’il inventait de toutes pièces pour leur raconter. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.
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