Israël exige des excuses de la Belgique après la révélation d’un lien présumé entre un humanitaire à Gaza et le Hamas
Bruxelles avait condamné l’attaque d’avril 2024 qui avait coûté la vie à un employé d’une agence belge, présenté en uniforme et qualifié de "mujahid" dans une publication d’une chaîne liée au Hamas
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L’ambassade d’Israël en Belgique a exigé dimanche des excuses de la part de Bruxelles, suite à sa condamnation d’une frappe de l’armée israélienne ayant tué, en avril 2024 à Gaza, un employé de l’agence belge de coopération au développement Enabel. L’ambassade a invoqué des éléments récemment révélés qui, selon elle, indiqueraient que ce dernier était en réalité un terroriste du Hamas.
L’ambassade a notamment mis en avant la publication d’une chaîne affiliée à la brigade Khan Younès du Hamas, dans laquelle Abdallah Nabhan est présenté comme un « moudjahid » et montré en uniforme.
À la suite de cette frappe, « la Belgique avait convoqué l’ambassadeur d’Israël, et des condamnations internationales avaient suivi », a écrit l’ambassade sur le réseau social X, ajoutant : « Avant de se précipiter pour condamner Israël, il faut s’en tenir aux faits… Des excuses publiques seraient préférables, mais des excuses privées seront également acceptées. »
Cette information n’a pas fait l’objet d’une vérification indépendante, et la Belgique n’a pas encore réagi.
Au moment de la frappe, le ministre belge du Développement avait déclaré que Nabhan, 33 ans, et son fils de sept ans avaient été tués à l’est de Rafah.
La demande de l’ambassade intervient alors que le Hamas et d’autres groupes terroristes de Gaza ont commencé à identifier des combattants tués dont ils avaient refusé de révéler l’identité ces dernières années – certains ayant auparavant été décrits comme des journalistes ou des civils -, ce qui, dans certains cas, donne du crédit aux affirmations israéliennes selon lesquelles ils constituaient des cibles militaires légitimes et conduit à une réévaluation des rapports antérieurs.
The Israeli Embassy is owed an apology!
In April 2024, Abdallah Nabhan, an employee of Belgium’s development agency Enabel, was killed in an Israeli airstrike in Gaza. Belgium summoned Israel’s ambassador, and international condemnation followed.
New evidence now indicates that… https://t.co/NXXVI2urJU pic.twitter.com/p3vJPZPesq
— Israel in Belgium (@IsraelinBelgium) September 6, 2026
La guerre a débuté le 7 octobre 2023 par un pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas, au cours duquel plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et 251 autres ont été prises en otage.
Selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 73 400 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, dont plus de 1 300 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025.
Ce bilan, qui ne peut être vérifié, ne fait pas la distinction entre terroristes et civils.
Si l’armée israélienne estime que le bilan du Hamas est globalement exact, elle note toutefois que le ratio de morts serait d’environ un terroriste pour deux ou trois civils.
Le cessez-le-feu d’octobre 2025, soutenu par les États-Unis, a mis fin aux combats majeurs dans l’enclave, mais n’a pas mis fin aux frappes de Tsahal, qui visent à contrecarrer les attaques des terroristes de Gaza.
Gaza reste divisée en deux zones, l’une contrôlée par Israël et l’autre par le Hamas, et les négociations visant à obtenir le désarmement du groupe terroriste et la reconstruction du territoire n’ont enregistré que des progrès limités.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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