Israël interdit son espace aérien à un pilote de United Airlines soupçonné de soutenir l’Iran et le Hezbollah
La mesure est surtout symbolique, le pilote n’étant pas habilité à effectuer ce vol ; selon une lettre obtenue par N12, l’enquête repose sur des accusations non vérifiées publiées sur les réseaux sociaux
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Mercredi, la chaîne N12 a rapporté qu’Israël avait interdit à un pilote de United Airlines d’exercer ses fonctions au sein de l’équipage sur les vols entrant dans l’espace aérien israélien. Cette mesure relevait en grande partie d’une formalité, puisque l’homme n’est de toute façon pas habilité à piloter de tels vols.
Citant une lettre dont elle a eu connaissance, la chaîne a indiqué que cette décision faisait suite à l’examen, par les autorités, d’allégations non vérifiées relayées sur les réseaux sociaux. Celles-ci affirmaient que le pilote en question avait exprimé son soutien à l’Iran, au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, et au groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.
Le pilote est d’origine iranienne. Les allégations reposaient sur des déclarations publiées par d’autres utilisateurs sur le réseau social X, tandis que les éléments transmis aux autorités israéliennes ne comprenaient pas de publications émanant du pilote lui-même, selon le reportage.
N12 a indiqué que United Airlines avait confirmé avoir reçu cette directive, tout en précisant que le pilote travaillait pour la compagnie depuis novembre 2022 mais qu’il n’était pas habilité à piloter des avions gros-porteurs et qu’il n’assurait donc actuellement que des liaisons intérieures aux États-Unis ainsi que des vols entre les États-Unis et le Canada.
La lettre obtenue par N12 indique que le ministère des Affaires de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme avait signalé des informations concernant le pilote à la suite d’un renforcement des contrôles sur les équipages étrangers après l’attaque terroriste du mois dernier à bord d’un vol flydubai à destination de Tel Aviv. Le ministère a déclaré que ces informations justifiaient un examen de sécurité professionnel en raison de la nature sensible de son poste de pilote au sein d’une compagnie aérienne internationale.
La chaîne a rapporté que le ministère des Transports avait par la suite transmis ces éléments à l’agence de renseignement du Mossad et à l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet pour examen.
« La recommandation des organismes spécialisés était claire : ne pas autoriser son entrée en Israël en tant que membre d’un équipage », a déclaré le ministère des Transports à N12.
« Conformément à cette recommandation de sécurité, une notification officielle a été adressée à United Airlines pour l’informer de la décision d’interdire formellement au pilote de pénétrer dans l’espace aérien de l’État d’Israël. »
Ce contrôle renforcé des équipages étrangers fait suite à la tentative d’attentat terroriste du 30 septembre à bord du vol flydubai FZ1073 reliant Dubaï à Tel Aviv. Le copilote omanais Hamam al-Hammami s’en est pris au commandant de bord pendant le vol et a tenté de faire s’écraser l’appareil, qui transportait environ 180 personnes, presque toutes israéliennes. Le commandant de bord et les passagers ont réussi à maîtriser Hammami et l’avion a été dérouté vers l’Arabie saoudite. Les enquêteurs émiratis ont par la suite déclaré que le copilote avait tenté de commettre un attentat terroriste.
Cet incident a mis en évidence d’importantes lacunes dans la surveillance exercée par Israël sur les équipages étrangers. Les médias locaux ont ensuite rapporté que des dizaines de pilotes omanais avaient effectué des vols vers Israël, en violation des règles interdisant aux équipages provenant de pays n’entretenant pas de relations diplomatiques avec l’État hébreu d’assurer des vols à destination d’Israël. Selon certaines informations, des pilotes de nationalité iranienne, syrienne et irakienne auraient également assuré des vols à destination d’Israël. Le ministère des Transports a par la suite reconnu qu’il ne procédait pas lui-même à la vérification des antécédents des pilotes étrangers, tandis que des informations indiquaient que les restrictions en la matière n’avaient, pour l’essentiel, pas été appliquées.
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