Vote à l’ONU: Pour Lapid, Golan et Liberman, Netanyahu a plié face à la pression américaine
Le chef de l'opposition a notamment salué le fait que le Premier ministre "acceptait la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui inclut le principe de 'l'unification des fronts'"
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Le chef de l’opposition Yair Lapid a déclaré mardi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avait renoncé à sa politique de dissociation de la Cisjordanie et de Gaza sous la pression des Etats-Unis, après qu’Israël a salué le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU sur une résolution endossant cette feuille de route et prévoyant notamment le déploiement d’une force internationale de stabilisation (ISF).
Il convient de noter que Netanyahu n’a pas publié de déclaration directe saluant l’adoption de la résolution en hébreu ou sur ses comptes personnels, dans un contexte de tensions politiques au sein de sa coalition concernant les implications de la résolution pour la future création d’un État palestinien.
Ses opposants se sont moqués de lui pour avoir publié sa déclaration uniquement en anglais, suggérant qu’il craignait les réactions critiques de ses partenaires de coalition.
« Sous la pression américaine, Netanyahu a annoncé ce matin qu’il acceptait la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui inclut le principe de ‘l’unification des fronts’ », a déclaré Lapid dans un communiqué.
« Pendant des années, Netanyahu a tenté de séparer Gaza de la Cisjordanie, ce qui a donné lieu à une politique destructrice consistant à renforcer et à financer le Hamas tout en fermant les yeux sur son armement. Il s’agissait d’une terrible erreur stratégique, et c’est une bonne chose que les Américains y aient mis fin. Le gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays abandonne officiellement l’annexion et établit des principes de coopération avec l’Autorité palestinienne », a-t-il ajouté.
Le chef du parti Les Démocrates, Yair Golan, a déclaré que son parti saluait « la décision de Trump de mettre fin à la conception stupide et dangereuse de Netanyahu, à savoir l’idée de « gérer le conflit » et que « le Hamas est un atout ».
Il faisait référence aux politiques menées par les gouvernements successifs de Netanyahu dans les années qui ont précédé l’attaque du 7 octobre 2023.
Golan a publié une déclaration en hébreu sur X, puis en a ajouté une deuxième, « maintenant en anglais, pour Netanyahu ». Il a suggéré que le Premier ministre était « entraîné par la peur, la queue entre les jambes », vers un accord politique régional.
Les titres des sites d’information la chaîne N12, Walla et Ynet mardi ont également souligné la décision du Premier ministre de ne commenter publiquement la résolution qu’en anglais.
Les alliés d’extrême droite de Netanyahu au sein de la coalition, le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, sont restés silencieux mardi matin sur l’adoption de la résolution.
Avigdor Liberman, chef du parti d’opposition de droite Yisrael Beytenu, a critiqué la résolution, écrivant que « ce qui s’est passé à l’ONU est le résultat d’une mauvaise gestion de la part du gouvernement israélien ».
Liberman a suggéré que la résolution de l’ONU conduirait à « un État palestinien, une arme nucléaire saoudienne et des avions F-35 pour la Turquie et l’Arabie saoudite. C’est une trahison de la sécurité d’Israël. Le Moyen-Orient est en train de changer, et pas en notre faveur. »
Netanyahu s’était auparavant félicité du vote du Conseil de sécurité de l’ONU qui a eu lieu lundi en faveur d’une résolution parrainée par les États-Unis autorisant la création d’une force internationale de stabilisation à Gaza dans le cadre du plan en 20 points du président américain Donald Trump, affirmant que ce plan contribuerait à mettre fin au règne du Hamas et à élargir la normalisation.
Afin de rallier des soutiens à cette initiative, les États-Unis ont organisé vendredi une déclaration commune affirmant que le plan de Trump offrait une voie vers un futur État palestinien. Cette formulation a suscité quelques interrogations, car elle va plus loin que le texte même du plan en 20 points, qui se contente de dire qu’il « pourrait » aboutir à un tel résultat.
Ce changement de narratif, probablement nécessaire pour rallier d’autres pays, a provoqué la colère des partenaires de la coalition de droite de Netanyahu, qui ont publié une avalanche de déclarations s’engageant à ne pas permettre la création d’un État palestinien, ce qui a conduit le Premier ministre à faire de même dimanche, même si la déclaration commune n’était pas contraignante.
Netanyahu avait accepté verbalement le plan en 20 points lorsqu’il a été dévoilé par Trump lors de la visite du Premier ministre à la Maison Blanche en septembre.
Mais l’accord de cessez-le-feu signé par Israël et le Hamas était un document distinct qui se concentrait uniquement sur la trêve, le retrait initial d’Israël, les conditions d’échange d’otages contre prisonniers et les dispositions relatives à l’aide humanitaire.
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L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.
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