Washington affirme que son plan pour Gaza ouvre une voie à un État palestinien
Une déclaration soutenue par les puissances régionales appelle l'ONU à approuver une résolution sur la formation d'une force de stabilisation ; Witkoff prévoit de rencontrer prochainement le dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya
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Dans une déclaration commune qui a été initiée par les États-Unis dans la journée de vendredi, plusieurs pays qui travaillent actuellement à mettre un terme au conflit à Gaza ont exprimé leur soutien à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a été proposée par Washington, une proposition qui vise à établir une force internationale de stabilisation à Gaza – et ce malgré l’opposition de la Russie et de la Chine.
La déclaration, qui a été soutenue par le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Indonésie, le Pakistan, la Jordanie et la Turquie, souligne que le processus présenté par Washington « offre une voie vers l’autodétermination et vers la création d’un État palestinien ».
« Nous soulignons qu’il s’agit d’un effort sincère et que ce plan offre une voie viable qui mènera à la paix et à la stabilité, non seulement entre les Israéliens et les Palestiniens, mais aussi pour l’ensemble de la région », continue la déclaration commune. « Nous attendons avec impatience l’adoption rapide de cette résolution ».
Le plan en 20 points du président américain Donald Trump stipule que les conditions « pourraient » être réunies pour « une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien » si « le redéveloppement de Gaza progresse et si le programme de réforme de l’Autorité palestinienne est fidèlement mis en œuvre ».
La déclaration commune de vendredi semble aller plus loin que le texte du plan en ne laissant pas la question de l’horizon politique ouverte au débat – répondant ainsi peut-être à une demande de ses signataires.
Malgré le libellé du plan en 20 points, Trump a ouvertement fait savoir, ces dernières semaines, qu’il n’avait même pas encore décidé s’il soutiendrait une solution à deux États. Israël s’oppose farouchement à ce cadre privilégié par la communauté internationale.
Washington a publiquement appelé les autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir sa résolution visant à établir une force internationale de stabilisation à Gaza dans la journée de jeudi. Mais la proposition américaine se heurte à l’opposition de la Russie et de la Chine, qui ont exprimé leur inquiétude concernant la création d’un conseil qui gouvernerait temporairement le territoire et concernant l’absence de rôle prévu pour l’Autorité palestinienne dans cette période de transition.
La Chine et la Russie, qui sont tous les deux membres du Conseil de sécurité de l’ONU et qui disposent d’un droit de veto, ont appelé à ce que le « Conseil de paix » qui est proposé dans le cadre du plan en 20 points de Trump soit entièrement supprimé de la résolution, selon quatre diplomates de l’ONU.
La déclaration de vendredi est également intervenue alors que les États-Unis ont, semble-t-il, exercé des pressions sur l’Arabie saoudite pour que le royaume normalise ses relations avec Israël. Ryad insiste pour qu’Israël s’engage à reconnaître l’État palestinien comme condition préalable à toute avancée vers l’établissement de relations officielles entre les deux pays.
De son côté, l’Autorité palestinienne a salué la déclaration commune, qui, selon elle, « affirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, à la création d’un État palestinien indépendant et à la recherche de la paix, de la sécurité et de la stabilité entre Palestiniens et Israéliens, et souligne que cela doit se faire dans le respect du droit international ».
« L’État de Palestine réaffirme sa volonté d’assumer pleinement ses responsabilités dans la bande de Gaza, dans le cadre de l’unité du territoire, du peuple et des institutions, qui considère la bande de Gaza comme faisant partie intégrante de l’État de Palestine », a ajouté l’Autorité palestinienne.
Par ailleurs, le New York Times a signalé que l’envoyé spécial américain Steve Witkoff prévoyait de rencontrer prochainement le haut responsable du Hamas Khalil al-Hayya afin de s’entretenir du cessez-le-feu actuellement en cours à Gaza.
Il s’agirait de la deuxième rencontre entre Witkoff et Hayya après que l’envoyé américain a discuté avec les hauts responsables de l’équipe de négociation du cessez-le-feu du Hamas, en compagnie du proche conseiller de Trump, Jared Kushner – un entretien qui avait eu lieu quelques heures avant la signature d’un accord en Égypte le 9 octobre.
La date de la rencontre n’a pas encore été fixée.
Cette réunion imminente souligne la volonté de Washington de maintenir une ligne de communication directe avec le groupe terroriste après avoir longtemps utilisé des intermédiaires tels que l’Égypte, le Qatar et la Turquie.
la Communauté du Times of Israël !







