Le 5e cycle de négociations entre Israël et la Syrie débutera lundi à Paris – média
Benjamin Netanyahu a accepté la demande de Donald Trump de relancer les pourparlers avec Damas à condition que tout accord éventuel ne viole pas les lignes rouges israéliennes
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le cinquième cycle de négociations entre Israël et la Syrie devrait débuter lundi à Paris, marquant les premières réunions depuis près de deux mois, alors que les progrès vers un accord de sécurité entre les deux pays se sont enlisés.
Les négociations devraient durer deux jours, a rapporté Axios dimanche, citant un responsable israélien et une autre source proche du dossier.
Le président américain Donald Trump, qui souhaite vivement la signature d’un accord, a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu de relancer les négociations lors de leur rencontre la semaine dernière à Mar-a-Lago, selon l’article.
Si Netanyahu partage l’avis de Trump selon lequel un accord doit être conclu rapidement, il insiste toutefois sur le fait que cet accord ne doit pas franchir les lignes rouges fixées par Israël en matière de sécurité le long de sa frontière avec la Syrie, a déclaré le responsable israélien à Axios.
L’envoyé spécial de Trump pour la Syrie, Tom Barrack, également ambassadeur des États-Unis en Turquie, assurera la médiation.
Suite à la démission du ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, qui avait dirigé les précédentes négociations, Netanyahu a nommé l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, à la tête de la délégation israélienne, aux côtés du secrétaire militaire, le général Roman Gofman, et du conseiller à la sécurité nationale par intérim, Gil Reich, a rapporté Axios.
Gofman a été nommé par Netanyahu pour devenir le prochain chef de l’agence de renseignement du Mossad.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shaibani, représentera la Syrie.
L’ambassade d’Israël aux États-Unis a refusé de commenter cette information.
Après que l’armée israélienne a pris le contrôle de certaines parties du sud de la Syrie, notamment d’une zone tampon patrouillée par les Nations unies, Trump a exprimé son espoir de voir un accord diplomatique entre Israël et la Syrie, après l’effondrement du régime du dictateur syrien Bachar el-Assad en décembre 2024.
Israël craint que cette zone ne tombe entre les mains de groupes terroristes qui pourraient l’utiliser comme base pour mener des attaques. Le pays a déclaré que l’accord de désengagement de 1974, qui avait créé la zone tampon, avait été temporairement annulé par le renversement d’Assad.
Par ailleurs, des soldats de Tsahal ont mené des opérations dans des zones situées jusqu’à une quinzaine de kilomètres à l’intérieur du territoire syrien afin de saisir des armes qui, selon Israël, pourraient constituer une menace pour le pays si elles tombaient entre les mains de « forces hostiles ».
Alors qu’en septembre, l’optimisme régnait quant à la signature d’un accord, Reuters rapportait à l’époque que les contacts entre Israël et la Syrie à ce sujet avaient abouti à une impasse, en raison de la demande d’Israël d’ouvrir un « corridor humanitaire » vers la province de Soueïda, dans le sud de la Syrie, où des violences sectaires ont tué des centaines de membres de la communauté druze, qu’Israël s’est engagé à protéger.
Des sources ont déclaré à Reuters qu’Israël avait demandé dès le début des négociations l’ouverture d’un passage pour acheminer l’aide à Soueïda, mais que la Syrie avait rejeté cette demande, estimant qu’elle porterait atteinte à sa souveraineté. Selon ces sources, Israël a réitéré sa demande plus tard dans les négociations, ce qui a bloqué l’avancement de l’accord.
Des informations publiées en novembre suggèrent toutefois que les conditions d’Israël ont depuis changé, et que ce dernier exige désormais des relations diplomatiques complètes, ce que la Syrie a déclaré ne pas être à l’ordre du jour, ce qui complique encore davantage le processus.
En décembre, Trump a mis en garde Israël contre toute tentative de déstabilisation de la Syrie et de ses nouveaux dirigeants, quelques jours après que des soldats de l’armée israélienne ont affronté des terroristes armés dans le sud du pays. Il s’est également déclaré « très satisfait » des résultats obtenus par la Syrie sous la direction du nouveau président, Ahmad al-Sharaa, dont les forces ont renversé Assad.
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