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Trump avertit Israël de ne pas « interférer » avec la Syrie

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain se sont entretenus par téléphone dans le sillage de cette mise en garde, selon plusieurs médias israéliens

Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes après avoir parlé aux troupes par vidéo depuis son domaine de Mar-a-Lago, le jour de Thanksgiving, le 27 novembre 2025, à Palm Beach, en Floride. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes après avoir parlé aux troupes par vidéo depuis son domaine de Mar-a-Lago, le jour de Thanksgiving, le 27 novembre 2025, à Palm Beach, en Floride. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)

Donald Trump a mis en garde Israël lundi contre toute ingérence en Syrie qui risquerait de compromettre la transition du pays arabe en « Etat prospère », après une incursion vendredi de forces israéliennes dans le sud de la Syrie.

« Il est très important qu’Israël maintienne un dialogue fort et véritable avec la Syrie, que rien ne vienne interférer avec l’évolution de la Syrie en un Etat prospère », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, affirmant que les Etats-Unis étaient « très satisfaits des résultats affichés » par Damas.

Une incursion vendredi des forces israéliennes dans un village du sud de la Syrie avait fait 13 morts, selon Damas, tandis que l’armée israélienne a affirmé avoir visé un groupe islamiste.

Depuis la chute il y a près d’un an du dictateur Bachar al-Assad, renversé par une coalition islamiste, Israël a mené des centaines de frappes et conduit des incursions en Syrie. L’opération de vendredi est la plus meurtrière de celles-ci et le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé un « crime de guerre ».

Donald Trump avait reçu début novembre à la Maison Blanche le nouveau chef d’Etat syrien, Ahmad al-Chareh, pour une visite cordiale, au cours de laquelle l’ancien jihadiste avait annoncé que son pays rejoindrait la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

« Le nouveau président de la Syrie, Ahmad al-Chareh, travaille de manière assidue pour s’assurer que de bonnes choses arrivent et que la Syrie et Israël aient à l’avenir une relation longue et prospère ensemble », a déclaré lundi Donald Trump dans son post sur Truth Social.

Le président Donald Trump s’entretenant avec le président syrien Ahmed al-Sharaa, à la Maison Blanche, à Washington, le 10 novembre 2025. (Crédit : Service de presse de la présidence syrienne via AP)

« C’est une opportunité historique, et elle s’ajoute au SUCCÈS, déjà atteint, pour la PAIX AU MOYEN-ORIENT », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump se sont entretenus par téléphone dans le sillage de cette mise en garde, selon plusieurs médias israéliens.

Depuis la chute de Bachar al-Assad, Israël a déployé des troupes dans la zone démilitarisée sur le plateau du Golan, au-delà de la ligne de démarcation entre la partie de ce territoire syrien annexée unilatéralement par Israël en 1981 et le reste de la Syrie.

Israël attache une « importance immense » à sa présence militaire dans la zone tampon en Syrie, avait déclaré le 19 novembre son Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lors d’une visite à des soldats israéliens déployés dans cette zone censée être sous le contrôle de l’ONU.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rend visite aux troupes de l’armée israélienne dans le sud de la Syrie, accompagné du ministre de la Défense Israel Katz, du ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, du chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, du directeur du Shin Bet David Zini, de l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis Yehiel Leiter et d’autres officiers supérieurs de l’armée israélienne, le 19 novembre 2025. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Cette visite avait été dénoncée par Damas et par l’ONU.

Pendant l’été, des contacts de haut niveau entre responsables israéliens et syriens ont eu lieu, avec l’aide de Paris et Washington, les deux parties indiquant vouloir parvenir à un accord de sécurité.

Mais Benjamin Netanyahu exige pour cela une démilitarisation de toute la partie du territoire syrien courant du sud de Damas jusqu’à la ligne de démarcation de 1974, instituée après la guerre israélo-arabe de 1973.

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