Les comptes bancaires de la compagnie nationale iranienne du pétrole gelés en raison d’une dette
La NIOC rencontre des difficultés financières croissantes, sous la pression des sanctions, d'années de sous-investissement et du recours au financement national
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Les comptes bancaires de la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC) ont été gelés par un prêteur public en raison d’une dette toujours plus importante, a rapporté l’agence de presse semi-officielle Fars, pointant du doigt les difficultés rencontrées par la première source de revenus du pays.
La Banque de l’industrie et des mines n’a pas fourni de détails sur le montant dû ni sur les comptes concernés, d’après l’agence Fars, qui ajoute que cette mesure a été prise malgré les dispositions de la loi de finances iranienne qui reportaient le remboursement de certaines dettes de la NIOC jusqu’à la fin de l’année civile iranienne, en mars 2027.
Par ailleurs, le directeur du Fonds national de développement (NDF) a assuré que la NIOC ne sera pas en mesure de rembourser au Fonds une dette de près de 17 milliards de dollars à l’aide des recettes générées par le gisement d’Azadegan, l’un des plus importants du pays. En effet, son développement a été ralenti par des retards bureaucratiques et des obstacles administratifs.
« La NIOC ne sera pas en mesure d’honorer sa dette par ce biais (Azadegan)… Des mesures telles que la cession d’autres champs pétrolifères laissaient entrevoir un espoir de remboursement des dettes. Mais les conditions actuelles sont telles qu’elles donnent lieu à des assouplissements et à des reports », a expliqué Mehdi Ghazanfari, cité par l’agence de presse semi-officielle Borna.
« Nous espérons qu’avec la fin de la guerre et le retour à une situation normale, cette question trouvera une issue », a-t-il poursuivi, évoquant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Ces événements soulignent les difficultés financières croissantes auxquelles est confrontée la NIOC. Les sanctions, des années de sous-investissement et le recours au financement national ont en outre accru la pression sur le bilan de la compagnie.
Les investisseurs étrangers ayant largement déserté le secteur énergétique du pays en raison des sanctions américaines, la NIOC s’est de plus en plus appuyée sur des institutions nationales, notamment le NDF, pour financer le développement de ses gisements. Ce faisant, le NDF, initialement conçu comme un fonds souverain, est devenu une source de financement de projets, laissant la compagnie pétrolière avec une dette croissante.
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