L’UE et 24 pays, dont la GB et le Japon, dénoncent une situation de « famine » à Gaza
Ces signataires exhortent Israël à "autoriser tous les convois d'aide humanitaire des ONG internationales et à lever les obstacles qui empêchent les humanitaires d'intervenir"
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L’Union européenne, le Royaume-Uni et le Japon ont dénoncé mardi une situation de « famine » à Gaza, appelant à agir de manière « urgente » pour y mettre fin.
« La détresse humanitaire à Gaza a atteint un niveau inimaginable. Une famine se déroule sous nos yeux », écrivent l’UE et 24 pays dans un communiqué commun.
Ces signataires, dont le Canada et l’Australie, exhortent Israël à « autoriser tous les convois d’aide humanitaire des ONG internationales et à lever les obstacles qui empêchent les humanitaires d’intervenir ».
Cette déclaration est signée par la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, et les ministres des Affaires étrangères de 17 Etats membres dont la France, mais pas l’Allemagne, qui récemment imposé un embargo partiel sur les ventes d’armes à Israël.
Les Vingt-Sept se sont montrés particulièrement divisés sur l’attitude à adopter vis-à-vis d’Israël depuis le début de sa guerre à Gaza contre le Hamas, en réplique à l’attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 sur le sol israélien par ce groupe terroriste islamiste palestinien.
Plusieurs pays, dont l’Allemagne, ont longtemps insisté sur le droit d’Israël à se défendre, dans le respect du droit international, tandis que d’autres, comme l’Espagne, dénoncent un « génocide » à l’encontre des Palestiniens de Gaza.
Berlin a toutefois amorcé un changement de cap majeur vendredi, en annonçant suspendre les exportations d’armes qu’Israël pourrait utiliser à Gaza.
Au sein même de la Commission, les lignes commencent elles aussi à bouger. Dans une interview donnée à Politico, sa vice-présidente Teresa Ribera a estimé que la situation à Gaza « ressemblait beaucoup » à un « génocide ».
L’Union européenne a conclu un accord avec Israël le mois dernier afin d’améliorer l’accès à l’aide humanitaire à Gaza, mais de hauts responsables ont déclaré que cet accord n’avait pas été pleinement mis en œuvre.
Des experts mandatés par l’ONU ont mis en garde contre le risque de famine à Gaza, tandis que des organisations internationales accusent depuis des mois Israël de restreindre la distribution de l’aide dans la bande de Gaza.
Israël a nié l’existence d’une famine à Gaza, imputant les retards dans la livraison de l’aide à l’ONU et accusant le Hamas de piller systématiquement l’aide qui entre à Gaza depuis le déclenchement de la guerre, provoquée par l’attaque du groupe terroriste le 7 octobre 2023.
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