Près de 2 000 manifestants anti-Israël à Genève pour dénoncer « la complicité des multinationales »
Le rassemblement s'est tenu à la veille de nouvelles négociations à l’ONU à Genève, consacrées à l’élaboration d’un cadre légal pour les sociétés transnationales
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Près de 2 000 personnes ont défilé le 20 octobre dans les rues de Genève pour manifester que les grandes entreprises rendent des comptes « pour leur complicité dans le génocide en cours en Palestine ».
Selon la police suisse, entre 1 800 et 2 000 participants ont pris part à cette mobilisation autorisée, partie de la poste du Mont-Blanc avant de rejoindre sans incident la Place des Nations. Un rassemblement qui contraste avec celui du 11 octobre dernier à Berne où de violents affrontements avaient fait 20 blessés dont 18 policiers, et « des millions » d’euros de dégâts.
La date de la manifestation n’était pas anodine : elle s’est tenue à la veille de nouvelles négociations à l’ONU à Genève, consacrées à l’élaboration d’un cadre légal pour les sociétés transnationales. Les organisateurs ont insisté sur la nécessité de poursuivre la mobilisation, même après l’annonce d’un cessez-le-feu.
« Il faut continuer à identifier les co-responsables de ces crimes », ont-ils dit.
Plusieurs multinationales ont été directement pointées du doigt pour leur rôle supposé dans « le maintien de l’occupation ». Parmi elles figurent Chevron, BP, Google, Microsoft, HP, Amazon et Glencore.
Les orateurs ont réclamé des sanctions légales contre Israël, un embargo militaire, la suspension des accords de libre-échange ainsi qu’un large mouvement de boycott et de désinvestissement visant les entreprises jugées « complices ».
Ils ont également appelé à la création d’un traité international contraignant pour mettre fin à ce qu’ils ont appelé l’impunité des multinationales et à la reconnaissance de la responsabilité pénale des dirigeants impliqués.
Cette manifestation, soutenue par une large coalition d’organisations suisses et internationales, parmi lesquelles La Via Campesina et le mouvement BDS, a compté des personnalités politiques et militantes venues d’Afrique du Sud, de France, de Belgique, de Colombie et d’autres pays d’Europe.
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