Qatargate: Le juge rejette la demande de la police de conserver les téléphones du suspect
La police demandait à la cour de pouvoir conserver les appareils en sa possession, afin de pouvoir les déverrouiller au moment voulu, dans le futur
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le tribunal de Rishon Lezion a rejeté ldimanche la demande de la police visant à prolonger la saisie de trois appareils électroniques appartenant à Jonatan Urich, le principal suspect dans l’enquête dite du « Qatargate ». La police dispose d’un délai de 48 heures pour faire appel de cette décision.
Urich, ainsi que l’ancien porte-parole de Netanyahu Eli Feldstein, sont accusés d’avoir travaillé pour le Qatar après le 7 octobre 2023 et pendant plus d’un an après l’attaque du Hamas, dans le but de présenter cet État du Golfe sous un jour favorable, en dépit de ses liens étroits avec le groupe terroriste.
Un représentant de la police a déclaré au tribunal que les forces de l’ordre n’avaient pas encore pu accéder au contenu des trois appareils, précisant que les tentatives de déverrouiller deux d’entre eux avaient échoué, et qu’aucune tentative n’avait encore été faite pour déverrouiller le troisième. Interrogé par le juge Menahem Mizrahi, le représentant a fait savoir qu’il n’était pas en mesure de dire clairement quand il serait possible d’accéder au contenu des appareils, mais que la police demandait à ce qu’ils restent en sa possession, afin de pouvoir les déverrouiller au moment voulu, dans le futur.
Selon Mizrahi, la police n’a pas accédé à sa demande d’obtenir un « document classifié » répertoriant les preuves accumulées jusqu’à présent contre Urich, ainsi que les mesures d’enquête qui doivent encore être prises. Il a par conséquent refusé la demande des forces de l’ordre.
Dans cette affaire, Mizrahi a rejeté les demandes de la police à plusieurs reprises, notamment celles visant à prolonger la détention et à modifier les conditions de libération. Ses décisions ont souvent été annulées par le tribunal central, et le comportement de Mizrahi a parfois été remis en question.
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