Sondage ToI: Nombre d’Israéliens ne croient pas Netanyahu sur sa politique à Gaza pré-7-Octobre
Aujourd'hui, les partis arabes gagneraient 15 sièges en se présentant sous liste commune et 11 séparément ; selon N12, seuls 12 % des Israéliens croient au désarmement total du Hamas
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Plus de la moitié des Israéliens n’ont pas été convaincus par le récit du Premier ministre Benjamin Netanyahu concernant les décisions qu’il a prises en tant que chef du gouvernement avant l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, a révélé un sondage réalisé cette semaine pour Zman Yisrael, le site partenaire en hébreu du Times of Israel.
La question posée lors de ce sondage faisait référence au document de 55 pages fourni par le Premier ministre, composé de citations choisies extraites des délibérations internes du gouvernement au cours des années et des mois qui avaient précédé les massacres, des notes qui ont été remises par le Premier ministre au contrôleur de l’État dans le cadre de l’enquête menée par ce dernier sur l’attaque. En publiant ce document, Netanyahu a tenté de se présenter comme ayant cherché à prendre des mesures sévères contre le Hamas, et se heurtant, ce faisant, à l’opposition des chefs de la sécurité.
Plusieurs articles ont été publiés depuis la déclaration de Netanyahu, faisant état de ce que le Premier ministre a omis de mentionner, notamment une réunion qui s’était tenue quelques jours avant l’attaque sanglante, au cours de laquelle il avait insisté, semble-t-il, pour maintenir le calme sur le front de Gaza – ou encore les renseignements qu’il aurait reçus à plusieurs reprises au cours des années précédentes concernant les plans du Hamas d’envahir le sud d’Israël.
De plus, le récit du Premier ministre a contredit les déclarations publiques qu’il a faites à plusieurs reprises avant le pogrom du Hamas, dans lesquelles il justifiait et assumait sa décision de ne pas mener d’opération à grande échelle à Gaza.
Répondant dans le cadre du sondage de Zman, quelque 51 % des Israéliens ont déclaré ne pas croire au récit du Premier ministre. Environ 39 % ont dit y croire et environ 11 % se sont déclarés indécis.
Dans son sondage hebdomadaire publié jeudi, la chaîne N12 a posé une question similaire, mais sous un angle différent. Les personnes interrogées ont dû dire si elles croyaient, ou non, à l’affirmation de l’opposition selon laquelle certaines parties du document avait été modifiées – impliquant par conséquent que son contenu n’a pas reflété les politiques du Premier ministre.
À cette question, 47 % des personnes interrogées ont répondu qu’elles croyaient l’opposition, 32 % ont dit croire Netanyahu et 21 % ont répondu ne pas savoir.
Dans ce sondage, les personnes interrogées ont également été invitées à donner leur avis sur l’issue des efforts visant à obtenir le désarmement du Hamas. Près de la moitié (47 %) ont déclaré penser que le groupe terroriste ne serait pas désarmé ; 28 % ont dit croire qu’il sera désarmé en partie, mais pas complètement ; 12 % ont supposé qu’il sera complètement désarmé ; et 13 % ont déclaré ne pas savoir.
Les partis arabes remporteraient 15 sièges avec une liste commune, mais seulement 11 avec des listes séparées
Par ailleurs, selon le sondage de Zman, alors que les élections sont prévues au plus tard cet automne, le bloc anti-Netanyahu, qui n’inclut pas les partis à majorité arabe, reste loin d’atteindre la majorité absolue – tout comme le bloc pro-Netanyahu.
La répartition des blocs dépendra en partie de la décision des partis arabes — Raam, Hadash-Taal et Balad — de se présenter ensemble sous une liste commune reconstituée, ainsi qu’ils se sont engagés à le faire.
Si les élections avaient lieu aujourd’hui et que les partis arabes se présentaient séparément, ils remporteraient à eux tous 11 des 120 sièges de la Knesset, laissant les autres partis d’opposition avec 56 sièges et les partis de la coalition actuelle avec 53 sièges, selon Zman.
Mais si les partis arabes se présentaient sous une liste commune, ils remporteraient 15 sièges, a révélé le sondage, laissant alors le bloc anti-Netanyahu avec seulement 53 sièges et les partis de la coalition actuelle avec 52 sièges.
Dans le premier scénario, le Likud de Netanyahu remporterait le plus grand nombre de mandats, à savoir 28 ; l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, considéré comme le principal rival de Netanyahu pour son poste, obtiendrait 20 sièges pour son parti, dont le nom n’a pas encore été dévoilé ; Yisrael Beytenu, dirigé par le politicien d’opposition belliciste Avigdor Liberman, en gagnerait 11 ; le parti ultra-orthodoxe séfarade du Shas en obtiendrait 10, le parti de centre-gauche Yesh Atid 9 ; le parti Yahadout HaTorah, le parti de gauche Les Démocrates et le parti centriste « Yashar » de Gadi Eisenkot remporteraient chacun 8 sièges, et le parti d’extrême droite Otzma Yehudit d’Itamar Ben Gvir, 7.
Selon ce scénario, le Raam remporterait 6 mandats et Hadash-Taal, 5. Le parti Balad, tout comme le parti Kakhol Lavan-HaMahane HaMamlahti de Benny Gantz, le parti des réservistes et le HaTzionout HaDatit de Bezalel Smotrich, ne dépasseraient pas le seuil électoral de 3,25 %.
D’après le sondage, si les partis arabes se présentaient sous une liste commune, ils formeraient le troisième plus grand parti de la Knesset avec 15 sièges. Dans ce scénario, la répartition serait la suivante : Likud 27, Bennett 19, Yisrael Beytenu 10, Shas 10, Yesh Atid 8, Yahadout HaTorah 8, Yashar 8, Les Démocrates 8 et Otzma Yehudit 7. Les autres partis se situeraient pour leur part en dessous du seuil électoral – seul Balad, en tant que membre de la Liste commune, le dépasserait.
À la question posée par la chaîne N12 sur la ligne qu’ils soutiendraient si les élections ne donnaient la majorité à aucun des deux blocs principaux, 38 % des personnes interrogées — dont 57 % des électeurs de la coalition — ont opté pour un gouvernement d’union nationale, avec des partis des deux blocs ; 26 % des électeurs, dont 43 % issus de l’opposition, ont déclaré préférer une coalition anti-Netanyahu soutenue par Raam, mais avec ce dernier en dehors du gouvernement ; 24 % ont dit préférer un nouveau tour d’élections ; et 12 % ont indiqué ne pas savoir.
Le seul gouvernement israélien à avoir officiellement inclus un parti arabe avait été celui dirigé par l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et par le président du parti Yesh Atid, Yair Lapid, en 2021-2022, qui comptait Raam dans les rangs de sa faible majorité de 61 sièges sur les 120 qui composent la Knesset.
Si les électeurs préfèrent Netanyahu à ses rivaux, Bennett le talonne néanmoins de près
Le sondage N12 a en outre demandé aux personnes interrogées de choisir entre Netanyahu et chacun de ses principaux rivaux, et d’évaluer qui, selon elles, était le plus apte à occuper le poste de Premier ministre.
À cette question, dont les réponses comprenaient « Je ne sais pas » et « Aucun des deux », Netanyahu a remporté une large majorité sur Lapid, Eisenkot et Liberman. Mais son avance sur Bennett semble mince.
Entre l’actuel et l’ancien Premier ministre, 38 % ont choisi Netanyahu, contre 35 % qui lui ont préféré Bennett. 24 % n’ont choisi aucun des deux et 3 % ont déclaré ne pas savoir.
Les prochaines élections nationales doivent avoir lieu avant octobre 2026. Toutefois, en cas de dissolution de la Knesset avant cette date, elles seront organisées plus tôt.
Netanyahu, interrogé le mois dernier sur la possibilité d’élections anticipées, a affirmé qu’il s’agissait de « la dernière chose » dont Israël avait besoin, ajoutant : »Nous avons besoin de stabilité, et je n’ai pas à le préciser, cela va de soi. »
Le sondage de Zman Yisrael a été réalisé les 11 et 12 février par Tatika Research and Media en collaboration avec le panel Adgenda, auprès de 500 répondants juifs et arabes, sélectionnés en fonction de leur âge, de leur religion, de leur sexe et de leur lieu de résidence. La marge d’erreur était de 4,4 %.
Le sondage de la chaîne N12 a été réalisé le 12 février par la société Midgam de Manu Geva, en collaboration avec iPanel. Le nombre de personnes interrogées, la marge d’erreur et la date de collecte n’ont pas pu être déterminés avec précision via l’étude en ligne de la chaîne.
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