Le président américain Donald Trump a publié sur sa plateforme Truth Social qu’Israël avait accepté une première ligne de retrait à Gaza, qui a été présentée au Hamas.
« Quand le Hamas confirmera (qu’il accepte cette ligne, NDLR) le cessez-le-feu entrera immédiatement en vigueur et l’échange des otages et des prisonniers commencera et nous créerons les conditions pour la prochaine phase de retrait, qui nous rapprochera de la fin de cette CATASTROPHE vieille de 3 000 ans. Merci de votre attention et restez à l’écoute ! », a écrit Trump.
« Après négociations, Israël a accepté la ligne de retrait initial que nous avons montrée au Hamas », a-t-il ensuite ajouté dans un nouveau message sur son réseau Truth Social, accompagné d’une carte montrant une ligne jaune à l’intérieur de la bande de Gaza, tracée à une distance d’1,5 km à 3,5 km des frontières du territoire palestinien.
La ligne de retrait initial, selon la carte de Trump, représente les lignes de contrôle approximatives d’Israël dans la bande de Gaza avant l’offensive majeure de Gaza-City, lancée le mois dernier. À ce moment-là, Tsahal détenait environ 70 % de l’enclave.
Cela signifierait que Tsahal maintiendrait une présence à Rafah et Khan Younis, dans le sud de Gaza, ainsi que dans de vastes portions du nord de la bande de Gaza, et dans sa zone tampon dans d’autres parties du territoire.
« Le Hamas doit agir rapidement, sans quoi toutes les options seront envisageables. Je ne tolérerai aucun retard », avait affirmé Donald Trump sur Truth Social samedi matin, excluant également « tout résultat dans lequel Gaza représenterait encore une menace » pour Israël.
« Faisons-le rapidement », avait-il insisté, en référence à la mise en oeuvre de son plan qui prévoit un cessez-le-feu, la libération dans les 72 heures des otages, le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza, le désarmement du Hamas et l’exil de ses combattants.
« Nous sommes proches » d’un accord pour une cessation durable des hostilités à Gaza, a déclaré samedi le président américain dans une interview au site Axios, précisant qu’il s’efforcerait de le faire aboutir dans les prochains jours.
Il a salué le président turc pro-Hamas Recep Tayyip Erdogan, expliquant qu’il avait été « très utile » pour convaincre le Hamas de libérer les otages.