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L’envoyé américain Huckabee prie pour que « TOUS » les otages soient libérés

Trump remercie Israël d’avoir suspendu ses frappes à Gaza ; "le Hamas doit se décider vite, ou tout sera perdu" ; Les ailes politique et militaire du Hamas en désaccord sur le désarmement – média ; Witkoff et Kushner en Égypte

L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee lors de la conférence Muni Expo 2025 à Tel Aviv, le 15 juillet 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee lors de la conférence Muni Expo 2025 à Tel Aviv, le 15 juillet 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

« C’est maintenant ou jamais » : Trump partage une photo de la foule rassemblée sur la place des otages

Le président américain Donald Trump a publié une photo du rassemblement organisé plus tôt ce soir sur la place des otages à Tel-Aviv, exhortant le gouvernement à conclure l’accord qu’il a présenté pour mettre fin à la guerre de Gaza et restituer tous les otages.

La photo montre la foule vue d’en haut, tenant une banderole sur laquelle est écrit : « C’est maintenant ou jamais. »

La délégation israélienne, dirigée par Dermer, comprendra Gal Hirsch et de hauts responsables de la sécurité

L’équipe de négociation israélienne en Égypte sera composée du ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, de Gal Hirsch, responsable gouvernemental en charge de la question des otages, d’Ophir Falk, conseiller en politique étrangère du Premier ministre Benjamin Netanyahu, de « Mem », haut responsable du Shin Bet, et de « Dalet », haut responsable du Mossad, a déclaré un membre de l’équipe au Times of Israel.

Ces deux derniers personnages ne sont identifiés publiquement que par leurs initiales hébraïques.

Ils seront rejoints par des membres du Mossad, de Tsahal et du Shin Bet.

Des pourparlers doivent se tenir lundi en Égypte sur la libération de tous les otages détenus par le Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza, en échange de la libération de terroristes et autres prisonniers palestiniens détenus par Israël, conformément au plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre.

Réunion de 2 heures du Premier ministre avec Ben Gvir et Smotrich, le gouvernement reste uni

Montage photos (de gauche à droite) : le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, le 16 janvier 2025 ; le ministre des Finances Bezalel Smotrich, le 13 janvier 2025. (Crédits : Yonatan Sindel/Flash90)
Montage photos (de gauche à droite) : le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, le 16 janvier 2025 ; le ministre des Finances Bezalel Smotrich, le 13 janvier 2025. (Crédits : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le ministre de la Sécurité nationale intérieure Ben Gvir durant environ deux heures, a rapporté le site d’information Walla.

En début de soirée, Ben Gvir, qui dirige le parti Otzma Yehudit, a fait savoir que son groupe quitterait le gouvernement si le Hamas « continuait d’exister » après le retour des otages retenus à Gaza.

Selon Walla, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a également assisté à une partie de cette réunion.

Smotrich qui, à l’instar de Ben Gvir, s’était opposé aux précédents accords de cessez-le-feu, a affirmé que Netanyahu avait commis une « grave erreur » en acceptant de mettre un terme aux opérations militaires offensives à Gaza à la demande du président américain Donald Trump.

Aucun des deux, toutefois, ne s’est retiré du gouvernement à ce stade.

Dans le cadre des accords précédents, les deux ministres d’extrême droite ont figuré parmi les plus virulents opposants à la fin de la guerre, même en échange de la libération de tous les otages. Tous deux ont préconisé l’annexion de la bande de Gaza et l’établissement d’implantations, une proposition que le plan de Trump pour l’enclave côtière rejette explicitement.

Les personnalités de l’opposition ont pour leur part déclaré qu’elles veilleraient à ce qu’une majorité se dégage à la Knesset pour approuver l’accord de Trump – et ce, même si les ministres quittaient le gouvernement pour rejoindre l’opposition.

Ces derniers jours, selon le quotidien Haaretz, Netanyahu et les deux ministres ont eu des contacts plus étroits qu’il n’y paraissait. Le Premier ministre les a tenus régulièrement informés et a continué d’échanger avec eux tout au long de Shabbat.

Selon des sources proches du Premier ministre citées par le journal Haaretz, Netanyahu préfère voir les otages libérés, même si cela entraîne la chute de son gouvernement, plutôt que de maintenir son gouvernement au détriment de la libération des otages. D’autres déclarations en ce sens avaient été accueillies avec scepticisme au cours de ces derniers mois.

Près de 250 000 manifestants anti-Israël à Rome

Quelque 250 000 personnes ont participé samedi après-midi à la manifestation de soutien aux Palestiniens à Rome pour réclamer la fin la guerre à Gaza, a indiqué à l’AFP la préfecture de police de la capitale italienne.

Les organisateurs avaient évoqué le chiffre d’un million de participants à cette manifestation nationale, au quatrième jour d’une importante mobilisation après l’interception de la flottille internationale d’aide.

Trump : Israël a accepté une ligne de retrait initial à Gaza

Une carte, publiée en ligne par le président américain Donald Trump le 4 octobre 2025, montre une première ligne de retrait que, selon Trump, Israël a acceptée, et qui a été envoyée au Hamas, en échange d'un cessez-le-feu et d'un échange d'otages et de prisonniers à Gaza. (Truth Social)
Une carte, publiée en ligne par le président américain Donald Trump le 4 octobre 2025, montre une première ligne de retrait que, selon Trump, Israël a acceptée, et qui a été envoyée au Hamas, en échange d'un cessez-le-feu et d'un échange d'otages et de prisonniers à Gaza. (Truth Social)

Le président américain Donald Trump a publié sur sa plateforme Truth Social qu’Israël avait accepté une première ligne de retrait à Gaza, qui a été présentée au Hamas.

« Quand le Hamas confirmera (qu’il accepte cette ligne, NDLR) le cessez-le-feu entrera immédiatement en vigueur et l’échange des otages et des prisonniers commencera et nous créerons les conditions pour la prochaine phase de retrait, qui nous rapprochera de la fin de cette CATASTROPHE vieille de 3 000 ans. Merci de votre attention et restez à l’écoute ! », a écrit Trump.

« Après négociations, Israël a accepté la ligne de retrait initial que nous avons montrée au Hamas », a-t-il ensuite ajouté dans un nouveau message sur son réseau Truth Social, accompagné d’une carte montrant une ligne jaune à l’intérieur de la bande de Gaza, tracée à une distance d’1,5 km à 3,5 km des frontières du territoire palestinien.

La ligne de retrait initial, selon la carte de Trump, représente les lignes de contrôle approximatives d’Israël dans la bande de Gaza avant l’offensive majeure de Gaza-City, lancée le mois dernier. À ce moment-là, Tsahal détenait environ 70 % de l’enclave.

Cela signifierait que Tsahal maintiendrait une présence à Rafah et Khan Younis, dans le sud de Gaza, ainsi que dans de vastes portions du nord de la bande de Gaza, et dans sa zone tampon dans d’autres parties du territoire.

« Le Hamas doit agir rapidement, sans quoi toutes les options seront envisageables. Je ne tolérerai aucun retard », avait affirmé Donald Trump sur Truth Social samedi matin, excluant également « tout résultat dans lequel Gaza représenterait encore une menace » pour Israël.

« Faisons-le rapidement », avait-il insisté, en référence à la mise en oeuvre de son plan qui prévoit un cessez-le-feu, la libération dans les 72 heures des otages, le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza, le désarmement du Hamas et l’exil de ses combattants.

« Nous sommes proches » d’un accord pour une cessation durable des hostilités à Gaza, a déclaré samedi le président américain dans une interview au site Axios, précisant qu’il s’efforcerait de le faire aboutir dans les prochains jours.

Il a salué le président turc pro-Hamas Recep Tayyip Erdogan, expliquant qu’il avait été « très utile » pour convaincre le Hamas de libérer les otages.

Le grand rabbin séfarade : « priez pour que les dirigeants prennent les bonnes décisions »

Le nouveau Grand Rabbin séfarade d'Israël, David Yosef, lors de sa cérémonie de prise de fonction, à Jérusalem, le 11 décembre 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Le nouveau Grand Rabbin séfarade d'Israël, David Yosef, lors de sa cérémonie de prise de fonction, à Jérusalem, le 11 décembre 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Le grand rabbin séfarade David Yosef, au début de son discours hebdomadaire prononcé après Shabbat, déclare que les fidèles « doivent prier pour que les dirigeants prennent les bonnes décisions ».

« L’issue de ces deux années de guerre se jouera dans les prochains jours, et prions pour que les otages retrouvent une vie paisible et épanouie, et pour que le Hamas ne soit plus entendu sur notre terre », déclare-t-il, dans des propos cités par Ynet.

La dernière phrase est une allusion à la prophétie biblique selon laquelle « le cri ‘Violence !’ ne sera plus entendu sur votre terre », où le mot hébreu pour « violence » est un homophone du mot « Hamas ».

Les manifestants anti-gouvernement appellent à la paix, espérant que ce sera le dernier week-end de protestation

Des manifestants se rassemblent autour de la porte Begin à Tel Aviv pour demander la conclusion d'un accord visant à mettre un terme à la guerre à Gaza et à obtenir la libération des otages, le 4 octobre 2025. (Crédit :Orna Naor/Mouvement israélien de protestation pro-démocratie)
Des manifestants se rassemblent autour de la porte Begin à Tel Aviv pour demander la conclusion d'un accord visant à mettre un terme à la guerre à Gaza et à obtenir la libération des otages, le 4 octobre 2025. (Crédit :Orna Naor/Mouvement israélien de protestation pro-démocratie)

Les intervenants qui ont pris la parole lors de la manifestation antigouvernementale dans la rue Begin, devant le quartier-général de l’armée israélienne, ont salué les nouveaux efforts visant à mettre un terme définitif à la guerre à Gaza, alors qu’Israël et le Hamas semblent proches d’un accord de cessez-le-feu qui ouvrirait la porte à la libération des otages, un accord basé sur la proposition qui a été soumise par le président américain Donald Trump.

Yotam Kipnis, qui a perdu ses parents dans le pogrom qui avait été commis par le Hamas au kibboutz Beeri, le 7 octobre 2023, a déclaré : « Rien ne les ramènera, mais il y a encore tant de choses qui peuvent être sauvées ; si elles peuvent être sauvées, alors il est de notre devoir de le faire dans le cadre d’un accord ».

Il a cité les propos qu’il avait tenus dans un discours qu’il avait prononcé au mois d’avril 2023 lors d’une manifestation contre le plan de refonte radicale du système judiciaire israélien : « Nous sommes la chair à canon et le bouc émissaire que le gouvernement est prêt à sacrifier sur l’autel du messianisme ».

« Aujourd’hui encore, le 4 octobre, l’issue est inéuctable. Aujourd’hui, avant même la fin de la guerre, nous devons penser à l’après », a-t-il affirmé. « Il y aura la paix entre nous et les Palestiniens, parce qu’il le faut. La seule question est de savoir encore combien [de sang] devra être versé avant que cela n’arrive ».

Rula Daoud, coprésidente du groupe socialiste israélo-palestinien Standing Together, a également pris la parole.

« Nous, citoyens arabes palestiniens d’Israël, nous nous joignons à cette demande de mettre un terme à la guerre, non seulement parce que nous n’avons aucune confiance dans le gouvernement, mais aussi parce qu’il s’agit d’une guerre injuste qui est menée contre notre propre peuple », a-t-elle dit. « La lutte pour l’aide humanitaire à Gaza n’est pas seulement la lutte des citoyens arabes, et la lutte pour le retour des otages n’est pas seulement la lutte des citoyens juifs ».

Mali Darwish, une militante qui lit les noms des otages qui se trouvent encore à Gaza à la fin des rassemblements hebdomadaires de la rue Begin, a dit être « optimiste quant au fait que ce week-end sera le dernier où je lirai ces noms ».

L’envoyé américain Huckabee prie pour que « TOUS » les otages soient libérés

L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee lors de la conférence Muni Expo 2025 à Tel Aviv, le 15 juillet 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee lors de la conférence Muni Expo 2025 à Tel Aviv, le 15 juillet 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Dans un message qui a été posté sur le réseau social X, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a déclaré qu’il priait pour que « TOUS les otages soient libérés immédiatement et pour que les sauvages du Hamas prennent Donald Trump au sérieux et qu’ils déposent les armes ».

Cette publication est parue alors que l’équipe de négociation israélienne s’apprête à se rendre au Caire pour discuter des détails de la libération potentielle de tous les captifs qui se trouvent encore à Gaza.

Smotrich : le Premier ministre commet une « grave erreur » en acceptant de suspendre l’offensive sur Gaza-City

Le ministre des Finances Betzalel Smotrich s'exprimant devant l'assemblée plénière de la Knesset, à Jérusalem, le 29 septembre 2025. (Crédit : Oren Ben Hakoon/ Flash90)
Le ministre des Finances Betzalel Smotrich s'exprimant devant l'assemblée plénière de la Knesset, à Jérusalem, le 29 septembre 2025. (Crédit : Oren Ben Hakoon/ Flash90)

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a vivement critiqué le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour avoir accepté de suspendre l’offensive de l’armée israélienne à Gaza-City afin que les détails du plan Trump visant à mettre un terme définitif à la guerre puissent être réglés avec le Hamas lors des négociations.

« La décision prise par le Premier ministre de suspendre l’offensive à Gaza-City et, pour la première fois, de mener des négociations sans être sous le feu des combats est une grave erreur », a estimé le ministre d’extrême droite, à la tête de la faction Hatzionout HaDatit.

Il a ajouté que cette décision était également « un moyen sûr pour le Hamas de gagner du temps et d’éroder progressivement les positions israéliennes, tant en ce qui concerne la libération des otages en une seule fois et en l’espace de 72 heures qu’en ce qui concerne l’objectif au cœur de la guerre, à savoir l’élimination du Hamas et la démilitarisation complète de Gaza ».

L’Égypte accueillera lundi les négociateurs israéliens et du Hamas pour des pourparlers sur la libération des otages et des prisonniers

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé que l’Égypte accueillera lundi les délégations du Hamas et d’Israël dans le cadre de pourparlers visant à discuter des détails de la libération de tous les otages israéliens en échange de prisonniers palestiniens, conformément au plan Trump.

Selon le communiqué, ces discussions devraient permettre de mettre fin à la guerre à Gaza et de soulager les souffrances des Palestiniens.

Chef du Hezbollah : le plan de Trump renferme de nombreux dangers ; c’est un projet d’Israël

Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, s'adresse à ses partisans à travers un écran lors d'une allocution télévisée prononcée lors d'une cérémonie marquant le premier anniversaire de l'assassinat par Israël du leader historique du groupe, Hassan Nasrallah, dans le sud du Liban, le 27 septembre 2025. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, s'adresse à ses partisans à travers un écran lors d'une allocution télévisée prononcée lors d'une cérémonie marquant le premier anniversaire de l'assassinat par Israël du leader historique du groupe, Hassan Nasrallah, dans le sud du Liban, le 27 septembre 2025. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

BEYROUTH, Liban — Pour le chef du groupe terroriste libanais du Hezbollah soutenu par l’Iran, le plan de Washington pour un cessez-le-feu à Gaza renferme « de nombreux dangers ». Il a accusé Israël d’utiliser cette proposition pour obtenir ce qu’il n’a « pas réussi » à remporter pendant la guerre.

Naim Qassem, le chef du groupe terroriste, a suggéré qu’Israël se servirait de ce plan comme d’un prétexte pour s’emparer des terres et priver les Palestiniens de leur droit à l’autodétermination. Il note que la décision d’accepter ou non cette proposition appartient in fine au Hamas.

« En réalité, ce plan renferme de nombreux dangers », a déclaré Qassem dans un discours prononcé en hommage à deux commandants du Hezbollah tués lors de la guerre dévastatrice que le groupe terroriste a menée contre Israël il y a environ un an, qu’il avait déclenchée en attaquant le pays au lendemain du pogrom du 7 octobre 2023.

« C’est le projet d’Israël. Un projet qu’il cherche à réaliser par la voie politique, après avoir échoué à le faire par la voie militaire, l’agression, le génocide et la famine », a-t-il ajouté.

Qassem a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de « s’immiscer dans les discussions sur les détails » du plan de Trump, car « c’est, in fine, à la résistance palestinienne, au Hamas et à toutes les factions de négocier et de décider de ce qu’ils jugent approprié ».

Il a néanmoins insisté sur la nécessité de « s’opposer au projet du Grand Israël », en référence à une interprétation biblique du territoire israélien englobant non seulement la bande de Gaza et la Cisjordanie, mais aussi certaines parties de la Jordanie, du Liban et de la Syrie actuels.

Il appartient à chaque habitant de la région de s’opposer à ce projet, a estimé Qassem, car « tôt ou tard, chacun sera concerné, selon les plans d’Israël ».

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

D’anciens otages exhortent les manifestants à poursuivre leur mouvement : « Nous n’avons pas le privilège de nous reposer »

S’exprimant sur la place des Otages, Gadi Mozes, un ancien captif qui avait été relâché par le Hamas au mois de janvier dans le cadre du dernier cessez-le-feu à Gaza, a indiqué que les manifestants « n’ont pas le privilège de se reposer » après que la proposition de trêve qui a été présentée par le président américain Donald Trump a pris un nouvel élan, ce week-end.

« Nous n’avons pas le privilège de nous reposer — ces manifestations sont importantes », a dit cet homme de 80 ans – le plus âgé des otages à être revenu en vie. « Descendez dans les rues ou allez partout où vous pouvez avoir une influence ».

Il a expliqué que pour la première fois depuis sa libération, il avait bon espoir qu’un accord soit enfin conclu.

« Si les deux parties acceptent effectivement les diktats du président Trump… c’est le moment de cesser les tirs et de se concentrer sur le retour de tous les otages et sur la fin de la guerre », a-t-il affirmé. « Pendant trop longtemps, il semblait impossible de ramener les otages et de mettre un terme à la guerre. Il est maintenant temps de rendre possible l’impossible ».

Omer Shem Tov, qui avait été libéré au mois de février, a fait allusion à Yom Kippour, le jour du Grand Pardon juif, marqué par un jeûne, jeudi.

Il a raconté qu’il avait demandé pardon « à tous ceux qui sont encore là-bas dans l’obscurité, la peur, les bombardements, la soif et la faim. Ils n’ont pas choisi de jeûner ».

Mardi, les Israéliens commémoreront les deux ans du pogrom du Hamas qui avait été à l’origine de la guerre. Shem Tov a noté que pour les captifs, « ce sera un autre jour qui semblera être une éternité ».

« Leur histoire n’est pas terminée », s’est-il exclamé. « Le seul jour que nous devrons commémorer pour eux, ce sera le jour de leur retour ».

Trump : « Je lui ai dit : ‘Bibi, c’est ta chance de remporter la victoire.’ Il était d’accord. Il n’a pas le choix. »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) s'entretient avec le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington DC, où Trump présente un plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza lors d'une conférence de presse conjointe avec Netanyahu, le 29 septembre 2025. (Crédit : Avi Ohayon / GPO, via Reuters)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) s'entretient avec le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington DC, où Trump présente un plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza lors d'une conférence de presse conjointe avec Netanyahu, le 29 septembre 2025. (Crédit : Avi Ohayon / GPO, via Reuters)

Le président américain s’est entretenu vendredi par téléphone avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, trouvant le dirigeant israélien étonnamment disposé à poursuivre le processus défini par le plan de Trump visant à mettre un terme à la guerre, a fait savoir le président à Axios.

Trump a également fait part au média du soutien du Hamas à l’accord.

Avant qu’il ne s’entretienne avec Netanyahu, les conseillers de Trump l’avaient informé des possibles réserves du Premier ministre israélien sur la proposition, selon le site d’information. Mais Netanyahu a finalement accepté de poursuivre le processus, ainsi qu’il l’a stipulé à Trump lors de leur conversation.

« Notre plan a reçu un excellent accueil : tous les pays du monde y sont favorables », a-t-il confié à Axios. « Bibi y est favorable. Le Hamas a fait un long chemin : ils sont d’accord. Maintenant, nous devons conclure l’accord. »

« Je lui ai dit : ‘Bibi, voilà ta chance de remporter la victoire.’ Il était d’accord », a rapporté Trump à Axios. « Il doit être d’accord. Il n’a pas le choix. Avec moi, il faut être d’accord. »

« Bibi est allé très loin, et Israël a perdu beaucoup de ses soutiens dans le monde », a ajouté Trump. « Maintenant, je vais l’aider à récupérer tous ces soutiens », a-t-il poursuivi.

Le président américain Donald Trump, à droite, serre la main du président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’une réunion dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 25 septembre 2025, à Washington, DC. (Crédit : Evan Vucci/AP)

Trump a également fait l’éloge du président turc Recep Tayyip Erdogan, principal critique d’Israël, qu’il a qualifié de « extrêmement utile » pour rallier le Hamas à sa cause. « Erdogan m’a considérablement aidé. C’est un gars coriace, mais c’est un ami et il a été formidable », a affirmé Trump.

Selon un responsable américain, Trump avait dit au dirigeant turc : « J’ai beaucoup fait pour vous, et maintenant j’ai besoin que vous me rendiez ce service », des propos repris par le média Axios.

Herzog appelle Netanyahu à agir « par tous les moyens et avec tous les outils » pour faire avancer le plan Trump

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) informe le président Isaac Herzog de la situation sécuritaire, le 17 juin 2025. (Crédit : Avi Ohayon / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) informe le président Isaac Herzog de la situation sécuritaire, le 17 juin 2025. (Crédit : Avi Ohayon / GPO)

Dans un post publié sur le réseau social X, le président Isaac Herzog a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu « à continuer d’agir par tous les moyens et avec tous les outils à sa disposition pour faire avancer rapidement le plan présenté par le président américain Donald Trump, et avant tout, pour ramener nos proches à la maison ».

Herzog a affirmé qu’Israël se trouve à un « moment opportun », et « j’espère qu’ils ouvriront également une fenêtre sur ‘l’après’ : le retour des otages, la transformation complète de la réalité dans la bande de Gaza et dans tout le Moyen-Orient, la création de nouveaux canaux diplomatiques pour l’intégration d’Israël au Moyen-Orient, et la guérison et la réconciliation complètes de la société israélienne dans tous les sens du terme ».

Tsahal confirme la frappe à Gaza-City ; elle visait un membre du Hamas représentant une menace

Illustration : Des nuages de fumée s'élèvent après une frappe israélienne à Gaza-City, le 2 octobre 2025. (Crédit : Omar AL-QATTAA / AFP)
Illustration : Des nuages de fumée s'élèvent après une frappe israélienne à Gaza-City, le 2 octobre 2025. (Crédit : Omar AL-QATTAA / AFP)

L’armée a confirmé avoir mené une frappe dans le quartier de Tuffah, à Gaza-City, affirmant qu’elle visait un membre du Hamas. Cette frappe aurait tué 18 Palestiniens, dont des enfants.

La frappe, menée en début de journée, dans une zone soumise à des ordres d’évacuation depuis des semaines, visait un membre du Hamas « représentant une menace pour les soldats opérant dans la région », a fait savoir l’armée israélienne interrogée sur le sujet.

L’armée a affirmé avoir pris « de nombreuses mesures » pour limiter les dommages causés aux civils par cette frappe. Elle a notamment utilisé des munitions de précision, et recouru à une surveillance aérienne ainsi qu’à des informations supplémentaires provenant des services de renseignement.

L’armée israélienne a annoncé être au courant des informations faisant état de victimes civiles dans la zone, ajoutant qu’elle menait une enquête plus approfondie.

« L’armée israélienne regrette tout préjudice causé à des civils non impliqués, des préjudices qu’elle s’efforce de minimiser le plus possible », ont ajouté les militaires.

La frappe est survenue alors que l’armée israélienne suspendait ses opérations offensives dans la bande de Gaza, dans le cadre d’une initiative du président américain Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre. L’armée israélienne poursuit toutefois ses opérations défensives, notamment ses frappes aériennes contre les menaces qui pèsent sur ses forces.

Des dizaines de milliers de personnes à Tel Aviv pour réclamer un accord sur les otages

"C'est maintenant ou jamais",est-il écrit sur une banderole brandie par la foule rassemblée sur la place des Otages à Tel Aviv,  le 4 octobre 2025. (Crédit : Amir Goldstein / Forum des familles des otages)
"C'est maintenant ou jamais",est-il écrit sur une banderole brandie par la foule rassemblée sur la place des Otages à Tel Aviv, le 4 octobre 2025. (Crédit : Amir Goldstein / Forum des familles des otages)

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi soir sur la place des Otages à Tel Aviv et des centaines d’autres devant le quartier-général de l’armée israélienne, à un pâté de maisons de là, pour manifester en faveur d’un accord de cessez-le-feu qui ouvrirait la porte à la libération des otages à Gaza, alors que la proposition du président américain Donald Trump semble prendre de l’élan.

« C’est maintenant ou jamais », est-il écrit sur une banderole gigantesque.

« Il y a un accord sur la table, il est là depuis toujours », ont scandé les manifestants devant l’entrée du quartier général de l’armée israélienne, sur la Route Begin.

Une manifestation plus modeste, organisée par la gauche de l’échiquier politique, a eu lieu à l’intersection de Begin et Shaul HaMelech, entre les deux autres mouvements de protestation, avec des militants – un grand nombre appartiennent au groupe Standing Together – qui ont brandi silencieusement des pancartes accusant Israël de « génocide » à Gaza.

De l’autre côté de la rue, sur la Route Begin, que les manifestants ont traversée pour se rendre à l’une des trois manifestations, quelques militants de droite ont raillé les personnes présentes, les accusant d’être des élitistes qui ont rendu la libération des otages moins probable tout en ignorant les soldats tués à Gaza.

Une foule rassemblée sur la place des Otages à Tel Aviv demande la mise en œuvre de l’accord du président américain Donald Trump visant à libérer tous les otages de Gaza et à mettre fin à la guerre, le 4 octobre 2025. (Crédit : Tal A.M / Mouvement de protestation pro-démocratie)

« Trump et Bibi, les rois, vont ramener les otages, et après, de quoi vous plaindrez-vous ? De la coriandre ? », a interrogé un militant de droite, un mégaphone à la main.

L’équipe de négociation israélienne ira au Caire demain ou lundi – N12

L’équipe israélienne chargée des négociations se rendra au Caire demain ou lundi, a fait savoir la chaîne d’information N12.

Elle sera placée sous l’autorité du ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer. Parmi ses membres de premier plan, le responsable du gouvernement sur la question des otages Gal Hirsch, le responsable de la question des otages au sein de Tsahal Nitzan Alon, le directeur adjoint du Shin Bet, ainsi que des responsables du Mossad et de la Défense.

L’objectif est de finaliser un accord cette semaine.

La chaîne a noté que la première étape consistera à mettre au point le mécanisme de libération des otages. Une fois cet accord conclu, le délai de 72 heures accordé dans le cadre de la remise en liberté de tous les otages vivants commencera.

Israël estime que le rapatriement des corps sans vie des captifs prendra plus de temps, a signalé le reportage.

Avi Dichter : le Hamas utilise des « ruses trompeuses » en exigeant le retrait de Tsahal pour le retour des otages vivants

Le ministre de l’Agriculture Avi Dichter à la frontière avec Gaza, dans le sud d’Israël, le 26 mai 2023. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Le ministre de l’Agriculture Avi Dichter à la frontière avec Gaza, dans le sud d’Israël, le 26 mai 2023. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Le ministre de l’Agriculture Avi Dichter (Likud) a accusé le Hamas « d’utiliser des ruses trompeuses » en exigeant le retrait de l’armée israélienne afin de lui permettre de localiser les otages vivants dans les zones où les soldats sont présents – une référence apparemment à des propos tenus par des chefs du groupe terroriste sur les capacités de ce dernier à retrouver et à remettre en liberté les captifs dans les conditions actuelles.

Dichter, qui est membre du cabinet de sécurité, une instance déterminante en matière de prise de décision, a affirmé qu’aucun des otages vivants ne se trouvait dans les zones contrôlées par l’armée israélienne.

« La demande immédiate qui a également été dictée dans les propos tenus par le président Trump est celle du retour des vingt otages vivants, dans leur totalité, dans les 72 heures qui suivent et ce, dans le cadre de la première phase, ce qui déterminera la poursuite de la mise en œuvre des étapes de l’accord », a écrit Dichter sur le réseau social X.

« Sans cela, l’accord ne pourra pas avancer et les combats devront se poursuivre avec toute la force nécessaire », a-t-il insisté.

Un petit nombre de Gazaouis rentrent chez eux dans l’Est de la bande ; les décombres déblayés à Khan Younès

Les médias, à Gaza, ont rapporté que dans la journée de samedi, un nombre relativement faible d’habitants étaient retournés dans leurs foyers à l’Est de Gaza-City, dans le quartier de Tel al-Hawa.

Selon les informations actuellement disponibles, entre quelques dizaines et quelques centaines de personnes sont revenues. Il est difficile de dire si ce retour est définitif ou s’il a permis aux résidents de revoir leurs maisons et d’évaluer les dégâts.

Des centaines de milliers de personnes avaient quitté le secteur à la suite de l’avancée des soldats israéliens dans leur offensive visant à prendre le contrôle de Gaza-City. Ces retours ont eu lieu après que le président américain Donald Trump a déclaré que le Hamas avait accepté de négocier un cessez-le-feu et que Tsahal avait suspendu sa campagne dans la ville.

L’armée israélienne bloque actuellement les déplacements du sud vers le nord. Les familles qui ont essayé de rentrer ont séjourné à Gaza-City mais plus à l’ouest.

Par ailleurs, la municipalité de Khan Younès a commencé ce matin à déblayer les décombres laissés par les frappes aériennes et à rouvrir les rues « afin de faciliter le passage des personnes déplacées », selon un communiqué émis par la municipalité.

Dans le même temps, les frappes israéliennes se sont poursuivies. Le ministère de la Santé de Gaza a annoncé à midi que 66 personnes avaient été tuées au cours de ces dernières vingt-quatre heures par des frappes ou par des tirs terrestres israéliens – des chiffres invérifiables.

Gantz s’engage à ne pas laisser les « mesquineries politiques » torpiller le plan de Trump pour Gaza

Benny Gantz s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 23 août 2025. (Crédit : Tal Gal/Flash90)
Benny Gantz s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 23 août 2025. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

Le président du parti HaMahane HaMamlahti-Kakhol Lavan Benny Gantz a fait savoir qu’il ne permettrait pas que des « querelles politiques mesquines » viennent torpiller le plan du président américain Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre à Gaza.

« Ne vous y trompez pas : nous devrons suivre un chemin long et complexe avant que tous nos otages soient libérés et que le règne du Hamas soit renversé », a écrit Gantz sur le réseau social X.

« Nous ne pouvons pas laisser passer encore une autre occasion », a-t-il ajouté.

« Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela se produise, et nous veillerons à ce que les querelles politiques mesquines ne viennent pas compromettre le plan proposé par le président Trump », ajoute-t-il.

Déclaration de Netanyahu à 20 h 05 sur les efforts en vue d’un accord de cessez-le-feu et de libération des otages

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prendra la parole ce soir à 20 h 05 sur les éventuels progrès réalisés en vue d’un accord visant à mettre fin à la guerre et à libérer les otages retenus à Gaza, ont annoncé les médias israéliens.

Trump remercie Israël d’avoir suspendu ses frappes à Gaza ; « le Hamas doit se décider vite, ou tout sera perdu »

Des Palestiniens font la queue pendant des heures pour obtenir de l'eau potable dans le nord de la bande de Gaza, le 4 octobre 2025. (Crédit : Ali Hassan/Flash90)
Des Palestiniens font la queue pendant des heures pour obtenir de l'eau potable dans le nord de la bande de Gaza, le 4 octobre 2025. (Crédit : Ali Hassan/Flash90)

Alors que des informations font état d’une frappe aérienne israélienne qui aurait tué 10 personnes, parmi lesquelles des enfants, à Gaza-City, le président américain Donald Trump se félicite que « Israël ait temporairement cessé les bombardements, afin de donner une chance à la conclusion d’un accord sur la libération des otages et l’établissement de la paix ».

« Le Hamas doit se décider rapidement. Sinon, tout sera perdu », a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social.

« Je ne tolérerai aucun retard – une éventualité que beaucoup pensent possible -, ni aucune réponse qui permettrait à Gaza de représenter à nouveau une menace », a-t-il poursuivi.

« Nous devons en finir, RAPIDEMENT. Tout le monde sera traité de manière équitable ! », a-t-il ajouté, renouvelant une promesse apparemment donnée pour qu’aucune des deux parties n’abandonne cet accord fragile.

Les ailes politique et militaire du Hamas en désaccord sur le désarmement – média

Le chef du bureau politique du Hamas, Khalil al-Hayya, à gauche, à Téhéran, le 8 février 2025. (Crédit: KHAMENEI.IR / AFP)
Le chef du bureau politique du Hamas, Khalil al-Hayya, à gauche, à Téhéran, le 8 février 2025. (Crédit: KHAMENEI.IR / AFP)

Les branches politique et militaire du Hamas ne sont pas parvenues à un consensus sur la question du désarmement du groupe terroriste tel qu’il figure dans le cadre de la proposition faite par le président américain Donald Trump, une proposition qui vise à mettre un terme à la guerre à Gaza, a indiqué le Wall Street Journal, qui a cité les médiateurs arabes.

Selon le journal, Khalil al-Hayya, le principal négociateur du Hamas, et d’autres responsables politiques vivant en dehors de Gaza sont prêts à accepter la proposition « malgré d’importantes réserves ».

Si le chef du Hamas à Gaza, Izz al-Din Haddad, est pour sa part disposé à renoncer aux armes offensives du Hamas, comme les roquettes, il souhaite toutefois conserver les armes « défensives » du groupe terroriste, comme les fusils d’assaut, a indiqué l’article.

D’autres commandants militaires sont moins désireux de faire des compromis, a expliqué le journal. Ils estiment, semble-t-il, qu’ils ne seront pas en mesure d’imposer le désarmement aux jeunes hommes qu’ils ont recrutés tout au long de la guerre – et qui, selon eux, pourraient ne pas être d’accord pour rendre leurs armes après avoir perdu leur famille et leurs biens au cours du conflit.

Witkoff et Kushner en Égypte pour aider à conclure l’accord visant à mettre fin à la guerre à Gaza

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff et Jared Kushner devraient se rendre en Égypte, ce week-end, pour aider à finaliser les détails du plan américain qui permettrait de mettre un terme à la guerre à Gaza, a confirmé un responsable américain au Times of Israel.

L’hôpital Ichilov prêt à accueillir les otages de retour

Yael Alexander fait une déclaration le lendemain de la libération de son fils Edan, après 584 jours de captivité par le Hamas à Gaza, sous les yeux des autres membres de la famille, à l'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 13 mai 2025 (Crédit : Alon Gilboa/Forum des familles des otages et des disparus).
Yael Alexander fait une déclaration le lendemain de la libération de son fils Edan, après 584 jours de captivité par le Hamas à Gaza, sous les yeux des autres membres de la famille, à l'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 13 mai 2025 (Crédit : Alon Gilboa/Forum des familles des otages et des disparus).

L’hôpital Ichilov de Tel Aviv a annoncé être prêt à accueillir et à prendre en charge tous les otages s’ils venaient à être relâchés.

« Ichilov est prêt à accueillir à tout moment les [otages] à leur retour, et à leur offrir des soins médicaux ainsi qu’un environnement humain du plus haut niveau, comme cela a été le cas tout au long de la guerre », a déclaré l’hôpital dans un communiqué.

« Les équipes chargées de prendre en charge ceux qui reviennent suivent actuellement un briefing », a indiqué l’hôpital. « Ichilov apporte son soutien aux familles des otages, et espère leur retour immédiat. »

Dans la nuit, le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait savoir qu’Israël était prêt pour « la mise en œuvre immédiate de la première phase du plan de Trump visant à la libération immédiate de l’ensemble des otages ».

« Une zone dangereuse » : Tsahal somme les Palestiniens de ne pas revenir à Gaza-City

Des Palestiniens transportant leurs biens au nord-ouest du camp de réfugiés de Nuseirat, alors qu'ils sont déplacés vers le sud depuis la région de Wadi Gaza, le 1er octobre 2025. (Crédit : Bashar TALEB / AFP)
Des Palestiniens transportant leurs biens au nord-ouest du camp de réfugiés de Nuseirat, alors qu'ils sont déplacés vers le sud depuis la région de Wadi Gaza, le 1er octobre 2025. (Crédit : Bashar TALEB / AFP)

L’armée israélienne a mis en garde les Palestiniens en leur demandant de ne pas revenir à Gaza-City et de ne pas s’approcher des soldats sur tout le territoire de l’enclave, alors même que Tsahal a suspendu ses opérations offensives dans la bande.

« Les soldats de l’armée israélienne encerclent toujours Gaza-City et y retourner est très dangereux », a indiqué le porte-parole arabophone de Tsahal, le colonel Avichay Adraee, avant d’ajouter que le secteur situé au nord de la rivière Wadi Gaza était une « zone de combat dangereuse ».

« Pour votre sécurité, évitez de retourner dans le nord ou de vous approcher des zones où les soldats mènent des opérations et ce dans dans toute la bande de Gaza, même dans le sud », a-t-il ajouté.

L’armée israélienne a interrompu ses manœuvres offensives à Gaza-City alors que le président américain Donald Trump exerce des pressions en faveur de la fin de la guerre. Les militaires mènent toutefois encore des opérations défensives au sein de l’enclave côtière, procédant notamment à des frappes aériennes contre les éventuelles menaces.

Plan Trump : le Hamas prêt à des discussions pour « finaliser toutes les questions »

Un dirigeant du Hamas a déclaré samedi que le mouvement islamiste palestinien était prêt à entamer des négociations pour résoudre « toutes les questions » dans le cadre du plan de Donald Trump pour la fin de la guerre à Gaza.

« Le Hamas a informé les médiateurs qu’il était prêt à commencer immédiatement la mise en œuvre de l’échange » des otages retenus à Gaza contre des prisonniers palestiniens, « dès la conclusion d’un accord pour préparer les conditions sur le terrain », a déclaré à l’AFP ce haut responsable sous couvert de l’anonymat.

Le mouvement « est prêt à entamer immédiatement les négociations pour régler toutes les questions », a-t-il ajouté.

Le Hamas a dit vendredi être prêt à libérer tous les otages, mais n’a pas mentionné son désarmement et son exil du territoire palestinien après la fin de la guerre, points clés du plan Trump.

Von der Leyen : la réponse du Hamas au plan de Trump est « encourageante »

La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, donnant une conférence de presse, à Bruxelles, le 10 juin 2025. (Crédit : Nicolas Tucat/AFP)
La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, donnant une conférence de presse, à Bruxelles, le 10 juin 2025. (Crédit : Nicolas Tucat/AFP)

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué samedi la réponse apportée par le Hamas au plan Trump, la jugeant « encourageante », et a estimé que la fin de la guerre à Gaza était « à portée de main ».

« La volonté affichée par le Hamas de libérer les otages et de s’engager sur la base de la récente proposition du président américain est encourageante », a écrit Mme von der Leyen sur X.

« Il faut saisir cette occasion. Un cessez-le-feu immédiat à Gaza et la libération de tous les otages sont à portée de main », a-t-elle estimé.

Le Jihad islamique palestinien approuve la réponse du Hamas au plan de Trump

Un terroriste armé du Jihad islamique palestinien escortant l'otage Sasha Trupanov avant de le remettre à une équipe de la Croix-Rouge, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 15 février 2025. (Crédit : Bashar Taleb/AFP)
Un terroriste armé du Jihad islamique palestinien escortant l'otage Sasha Trupanov avant de le remettre à une équipe de la Croix-Rouge, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 15 février 2025. (Crédit : Bashar Taleb/AFP)

Le Jihad islamique palestinien, un allié du Hamas, a approuvé la réponse du groupe terroriste au plan du président américain Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre à Gaza, affirmant que ce plan représente la position de la résistance palestinienne.

L’approbation de ce plan par le Jihad islamique permettrait de faciliter la libération par le Hamas des otages retenus par les deux groupes dans la bande de Gaza.

Tsahal reçoit l’ordre de suspendre ses opérations à Gaza-City ; les Palestiniens font état de frappes continues

Des soldats de l'armée israélienne en opération dans la bande de Gaza, une image diffusée le 3 octobre 2025. (Crédit : Tsahal)
Des soldats de l'armée israélienne en opération dans la bande de Gaza, une image diffusée le 3 octobre 2025. (Crédit : Tsahal)

L’armée israélienne a reçu l’ordre de cesser ses opérations offensives à Gaza-City alors même que le président américain Donald Trump exerce des pressions en faveur de la fin de la guerre, a-t-il été confirmé au Times of Israel dans la matinée de samedi.

Les militaires poursuivent toutefois leurs opérations défensives, et Tsahal a annoncé, en tout début de matinée, que le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, avait donné l’ordre aux soldats de « neutraliser toutes les menaces ».

Les médias palestiniens ont signalé, de leur côté, que certaines frappes se poursuivaient.

Quatre Palestiniens ont été tués lors d’un bombardement qui a pris pour cible le quartier de Tuffah à Gaza-City, et des tirs d’artillerie ont été effectués dans un secteur situé au nord de Bureij, dans le centre de Gaza, et dans la région de Khan Younès, au sud de l’enclave, ont indiqué les médias palestiniens.

Dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée israélienne a émis un communiqué qui a expliqué que « sur ordre du sommet de la hiérarchie politique », Zamir avait donné pour instruction aux militaires de se préparer « à la mise en œuvre de la première phase du plan de Trump en ce qui concerne la remise en liberté des otages », sans préciser la teneur de cet ordre. Le chef d’état-major avait antérieurement rencontré les hauts-commandants pour procéder à une évaluation spéciale à la lumière de l’évolution de la situation.

Zamir ordonne à Tsahal de se préparer à la mise en œuvre de la première phase du plan de Trump visant à libérer les otages

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir (au centre), à Gaza-City, le 30 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir (au centre), à Gaza-City, le 30 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Suite aux déclarations faites par le Hamas et par le président américain Donald Trump sur la proposition américaine visant à mettre un terme à la guerre à Gaza et à garantir la libération des otages, l’armée israélienne a annoncé que le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, avait rencontré les hauts-commandants pour procéder « à une évaluation spéciale de la situation à la lumière de l’évolution de la situation ».

Un communiqué qui a été émis par Tsahal a fait savoir que « sur ordre du sommet de la hiérarchie politique », Zamir a donné pour instruction aux soldats de se préparer « à la mise en œuvre de la première phase du plan de Trump concernant la remise en liberté des otages ».

Le communiqué n’a pas précisé la teneur de cet ordre.

Le communiqué a aussi paru confirmer les informations qui ont laissé entendre que les hauts-responsables politiques avaient ordonné à l’armée israélienne de mettre un terme à son offensive visant à prendre le contrôle de Gaza-City, appelant les militaires à plutôt se concentrer sur des opérations défensives. Ils ont souligné que « la sécurité de nos soldats est d’une importance capitale et toutes les capacités de l’armée israélienne seront allouées au commandement du sud dans l’objectif de défendre nos forces ».

« Le chef d’état-major a noté qu’en raison du caractère sensible de l’opération, les soldats doivent faire preuve d’une vigilance et d’une préparation accrues. De même, la nécessité d’une réponse rapide pour éliminer toute menace a été clairement établie », a ajouté le communiqué.

Le bureau du Premier ministre déclare qu’Israël est « prêt pour la libération immédiate de tous les otages » après la réponse du Hamas à Trump

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime lors d’une réunion du cabinet le 30 septembre 2025. (Crédit : Capture d’écran/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime lors d’une réunion du cabinet le 30 septembre 2025. (Crédit : Capture d’écran/GPO)

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a diffusé un communiqué nocturne exceptionnel pendant Shabbat, après la réponse qui a été apportée par le Hamas à la proposition du président américain Donald Trump visant à garantir la libération des otages et à mettre un terme à la guerre à Gaza.

« Israël est prêt à mettre en œuvre immédiatement la première phase du plan de Trump en ce qui concerne la remise en liberté immédiate de tous les otages », a indiqué ce communiqué émis par le bureau du Premier ministre.

« Nous continuerons à travailler en totale coopération avec le président et avec son équipe pour mettre un terme à la guerre conformément aux principes énoncés par Israël – principes qui correspondent à la vision de Trump pour mettre fin aux combats ».

La déclaration n’a fait aucunement référence à l’appel qui a été lancé par Trump, qui a demandé à Israël de cesser immédiatement ses frappes dans la bande de Gaza – un arrêt des hostilités qui, selon le président américain, est nécessaire pour garantir que les otages pourront être libérés rapidement et en toute sécurité.

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