Rechercher

Un missile iranien provoque un incendie dans une usine chimique

Aucun blessé lors de la frappe sur la zone industrielle de Neot Hovav ; le ministère de l'Environnement a levé l'alerte ; un missile a touché Beer Sheva, faisant 11 blessés légers

Les pompiers s'efforçant d'éteindre un incendie provoqué par un missile iranien dans la zone industrielle de Neot Hovav, près de Beer Sheva, le 29 mars 2026. (Crédit : Services d'incendie et de secours)
Les pompiers s'efforçant d'éteindre un incendie provoqué par un missile iranien dans la zone industrielle de Neot Hovav, près de Beer Sheva, le 29 mars 2026. (Crédit : Services d'incendie et de secours)

Un « fragment » provenant d’un missile balistique tiré depuis l’Iran a frappé dimanche une usine chimique dans le sud d’Israël, a indiqué l’armée israélienne ; il n’a fait aucun blessé mais a provoqué un incendie et suscité des craintes de fuite de produits chimiques dangereux.

L’impact et l’incendie sont survenus dans une zone industrielle, lors de la sixième attaque de missiles iranienne de la journée. D’autres attaques ont suivi, l’un des missiles ayant légèrement blessé onze personnes dans la ville de Beer Sheva, également située dans le sud du pays.

Le Commandement du Front intérieur a émis un avertissement à l’attention des civils se trouvant à proximité de la zone industrielle de Neot Hovav, au sud de Beer Sheva, leur demandant de rester chez eux en raison du risque de fuite de matières dangereuses après l’impact sur une usine d’engrais et l’incendie majeur qui s’en est suivi.

Une fois l’incendie maîtrisé, le ministère de l’Environnement a déclaré qu’il n’y avait aucun risque pour la population.

La ministre Idit Silman a déclaré que les experts du ministère avaient effectué des mesures et une surveillance sur place, et que « conformément aux résultats des tests actualisés, il a été décidé de rouvrir les routes et de revenir à une activité normale ».

Les employés de l’usine et des installations voisines, évacués en urgence vers des zones protégées, ont été autorisés à quitter les lieux.

Selon Tsahal, le missile n’a pas touché directement la zone industrielle, mais un fragment a frappé l’une des installations, provoquant un important incendie.

Les forces de recherche et de sauvetage du Commandement du Front intérieur ont été dépêchées sur place et ont collaboré avec les pompiers pour éteindre l’incendie, a indiqué l’armée. Les équipes de pompiers et de secours ont déclaré avoir travaillé à sceller et à contenir les unités de stockage de produits chimiques endommagées dans l’usine.

Le chef adjoint des pompiers du district sud, Itzik Levy, a déclaré que les conteneurs contenaient un pesticide.

ADAMA, un fabricant de substances actives et de produits phytosanitaires, a indiqué que son usine de Makhtesh, située dans le sud d’Israël, avait été touchée. L’entreprise, qui fait partie du groupe chinois Syngenta, a précisé que l’étendue des dégâts subis par l’usine n’était pas encore clairement déterminée.

Des camions de pompiers pénétrant dans une usine de la zone industrielle de Neot Hovav, dans le Néguev, après qu’un missile iranien l’a touchée et y a provoqué un incendie, le 29 mars 2026. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

Les Services d’incendie et de secours et la police ont dans un premier temps demandé à la population de ne pas s’approcher de la zone.

Peu après, une autre attaque iranienne a vu un missile frapper une zone dégagée à Beer Sheva. L’explosion a brisé les vitres des maisons voisines. Les secouristes ont déclaré qu’une centaine de maisons avaient subi des dégâts, dont certains importants, et que les habitants ne pouvaient plus rester dans les bâtiments.

« Il y a eu une explosion incroyable », a déclaré un habitant du quartier au Times of Israel.

« Quelques vitres cassées. Mais tout va bien. »

Le site de l’impact d’un missile iranien dans une zone dégagée, à Beer Sheva, le 29 mars 2026. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)

Le service de secours du Magen David Adom (MDA) a indiqué que onze personnes avaient été blessées par des « projectiles » causés par l’onde de choc du missile.

Le MDA a précisé avoir également pris en charge vingt autres personnes souffrant d’anxiété aiguë, et les trente et une personnes ont été transportées au centre hospitalier Soroka.

Une huitième attaque de missile iranien, également dirigée vers le sud, a été interceptée.

Plus tôt dans la journée, un missile avait déclenché les sirènes dans la région de Jérusalem et dans le centre d’Israël. Il a également été intercepté, tandis qu’un autre missile, tiré vers le nord, a été laissé frapper une zone dégagée, « conformément au protocole », a déclaré l’armée.

Dégâts causés aux bâtiments voisins par un missile balistique iranien qui a frappé une zone dégagée, à Beer Sheva, le 29 mars 2026. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)

Tsahal a frappé 140 cibles de missiles iraniens

Lors d’une conférence de presse en début d’après-midi, l’armée de l’air israélienne a déclaré avoir frappé plus de 140 cibles du réseau de missiles balistiques iraniens dans l’ouest et le centre de l’Iran au cours de la journée.

Tsahal a précisé que les frappes avaient visé des sites de stockage et de lancement de missiles balistiques, ainsi que des systèmes de défense aérienne.

Alors que l’Iran tirait des salves de missiles sur le sud, le centre et le nord du pays, son allié libanais, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, continuait de harceler le nord avec des roquettes et des drones.

Des personnes à l’abri alors qu’une sirène annonce l’arrivée de missiles près de la ville de Beit Shemesh, le 29 mars 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Plusieurs roquettes ont été tirées depuis le Liban en direction du nord, en parallèle aux attaques iraniennes.

Tsahal a indiqué que certaines avaient été interceptées et que d’autres avaient touché des zones dégagées. Les tirs de roquettes incessants depuis le Liban, dont la fréquence a dépassé celle des attaques iraniennes, ont déclenché les sirènes à plusieurs reprises tout au long de la journée. Les personnes les plus proches de la frontière n’ont guère plus de dix secondes d’alerte avant que les missiles ne frappent.

L’armée a poursuivi ses frappes contre le Hezbollah.

Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé leur campagne contre l’Iran dans le but de déstabiliser le régime et de détruire ses capacités nucléaires et balistiques. L’Iran a riposté par des frappes de missiles et de drones dans toute la région et ses mandataires en Irak et au Liban ont également mené des attaques. Israël a lancé en réponse des frappes aériennes massives au Liban contre les salves de roquettes du Hezbollah.

De la fumée s’élevant à Beer Sheva, dans le sud d’Israël, après que la ville a été frappée par un missile iranien, le 29 mars 2026. (Crédit : Maya Levin/AP)

Samedi, pour la première fois depuis le début de la guerre, les terroristes houthis du Yémen ont également tiré un missile balistique sur Israël, ainsi qu’un drone.

La France a condamné ces deux attaques, accusant les Houthis dimanche d’aggraver les tensions au Moyen-Orient en entrant dans le conflit régional.

La veille, un porte-parole houthi avait déclaré que le groupe terroriste, soutenu par la République islamique, avait tiré des missiles et des drones en direction de « plusieurs sites vitaux et militaires » en Israël.

« Les Houthis devraient s’abstenir de toute attaque », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux.

Il les a accusés d’être « irresponsables ».

Confavreux a ajouté que tout devait être mis en œuvre « pour éviter une escalade encore plus grave du conflit », qui a fait des milliers de morts dans toute la région et plongé les marchés de l’énergie dans la tourmente.

La guerre a perturbé le trafic maritime mondial dans le détroit d’Ormuz, une voie navigable clé du Golfe par laquelle transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole brut, ainsi que d’importants chargements de gaz et d’engrais.

Les seules routes alternatives consistent à naviguer par la mer Rouge, de l’autre côté de la péninsule arabique, ou à effectuer un voyage beaucoup plus long en contournant la pointe sud de l’Afrique.

Depuis le Yémen, les Houthis pourraient potentiellement perturber le trafic maritime à travers la mer Rouge, comme ils l’ont fait au plus fort de la guerre menée par Israël contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.