Un mois après le début de la guerre contre l’Iran, les Houthis visent le sud d’Israël
Les sirènes ont retenti à Beer Sheva ; l’armée annonce l’interception d’un missile balistique sans blessés, quelques heures après des menaces d’intervention du groupe terroriste chiite
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Le groupe terroriste chiite houthi yéménite a lancé un missile balistique contre le sud d’Israël samedi matin, déclenchant les sirènes à Beer Sheva et dans les environs, dans la première attaque menée par ce groupe aligné sur la République islamique d’Iran depuis le début de la guerre contre Téhéran.
Dans un communiqué, les Houthis ont revendiqué l’attaque, affirmant avoir visé des « sites militaires israéliens sensibles » avec un « barrage de missiles balistiques ».
Tsahal a indiqué qu’un missile tiré depuis le Yémen avait été intercepté avec succès par les défenses aériennes.
Cette frappe est intervenue au lendemain d’un avertissement du groupe, qui affirmait être prêt à intervenir militairement si d’autres pays rejoignaient les États-Unis et Israël dans leur campagne contre Téhéran, ou si la mer Rouge était utilisée pour mener des attaques contre la République islamique.
« Nous confirmons que nous avons le doigt sur la gâchette pour une intervention militaire directe » si de nouvelles alliances se joignent à Washington et à Israël contre l’Iran et ses alliés, ou si la mer Rouge est utilisée pour des « opérations hostiles » contre l’Iran, avait déclaré le porte-parole militaire du groupe, Yahya Saree, dans un discours télévisé vendredi soir.
Saree a également affirmé que les Houthis étaient prêts à agir si ce qu’il a qualifié d’escalade contre l’Iran et « l’axe de la résistance » se poursuivait, sans préciser la forme que pourrait prendre une telle intervention.
L’implication du groupe laisse entrevoir le risque d’un élargissement du conflit à l’échelle régionale, compte tenu notamment de sa capacité à frapper des cibles bien au-delà du Yémen et à perturber les routes maritimes autour de la péninsule arabique.
Des groupes alliés chiites du régime iranien au Liban et en Irak se sont déjà engagés dans la guerre, déclenchée par les frappes américaines et israéliennes sur Téhéran. Les Houthis n’avaient jusqu’à présent pas annoncé d’entrée directe dans le conflit.
Dans son discours, Yahya Saree a également déclaré que les Houthis ne permettraient pas que la mer Rouge soit utilisée pour mener des « opérations hostiles » contre l’Iran ni contre tout autre pays musulman. Il a mis en garde contre tout nouveau durcissement de ce qu’il a qualifié de « blocus du Yémen ».
Il a appelé à l’arrêt immédiat des attaques américaines et israéliennes contre Téhéran et ses alliés, notamment dans les territoires palestiniens, au Liban et en Irak, et a exhorté à la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza.
Après le pogrom du 7 octobre 2023 perpétré contre Israël par le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui a déclenché la guerre à Gaza, les Houthis ont commencé à attaquer le trafic maritime international en mer Rouge, affirmant agir en soutien aux Palestiniens.
Le groupe a également lancé des drones et des missiles en direction d’Israël, entraînant des frappes aériennes de représailles israéliennes ainsi que des attaques américaines contre des cibles houthistes au Yémen.
Les Houthis ont cessé ces attaques après un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas en octobre 2025.
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