Un soldat égyptien tué lors de heurts avec les troupes israéliennes au passage de Rafah
Tsahal dit être en contact avec Le Caire au sujet de l'incident qui, selon les deux armées, fait l'objet d'une enquête
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un garde-frontière égyptien a été tué lundi lors d’un affrontement avec des soldats israéliens près du poste frontière de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ont annoncé les armées des deux pays, un incident qui menace les relations déjà tendues entre les deux nations.
Les circonstances de la fusillade à la frontière n’avaient pas été élucidées au moment de l’écriture de ces lignes, et l’on ignore encore quel camp a ouvert le feu en premier. Aucune victime n’a été signalé parmi les forces israéliennes.
L’armée israélienne a décrit l’incident comme un « incident de tir » à la frontière.
« Il y a eu un incident de tirs à la frontière égyptienne ; [l’incident] fait l’objet d’une enquête, [et] des échanges ont lieu avec la partie égyptienne », a indiqué Tsahal.
Le porte-parole de l’armée égyptienne a quant à lui déclaré qu’une enquête était en cours « sur l’incident de tir dans la zone frontalière de Rafah, qui a conduit au martyre d’un membre du personnel [de sécurité] ».
Le communiqué égyptien ne mentionne pas Israël.
Le site d’information Ynet et la radio de l’armée ont cité des sources militaires israéliennes anonymes qui imputent à l’Égypte la responsabilité de l’échange de tirs.
Selon eux, les forces égyptiennes auraient été les premières à ouvrir le feu sur les troupes israéliennes au poste-frontière de Rafah, lesquelles auraient riposté en tirant à leur tour.
Le poste était opéré par les Palestiniens du côté de Gaza jusqu’à la prise du secteur par les troupes israéliennes dans le cadre d’une opération plus large lancée à Rafah au début du mois.
Tsahal a pénétré dans Rafah dans le cadre de ce qu’elle a initialement décrit comme une opération ciblée contre le Hamas dans la partie orientale de la ville.
Les troupes israéliennes se sont principalement concentrées sur le point de passage de Rafah et sur plus de la moitié du corridor dit de Philadelphie, la zone frontalière entre l’Égypte et Gaza.
L’opération à Rafah, que l’armée considère comme le dernier grand bastion du Hamas, a depuis été étendue aux quartiers est de la ville.
Avant l’offensive, l’Égypte avait mis en garde Israël contre toute opération dans cette ville du sud de la bande de Gaza.
Après la prise du point de passage de Rafah par Tsahal le 7 mai, l’Égypte a suspendu l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, afin, selon elle, de ne pas être perçue comme complice de l’opération militaire d’Israël.
Dimanche, l’Égypte a repris l’acheminement de l’aide par le point de passage de Kerem Shalom, à la triple frontière entre Israël, Gaza et l’Égypte.
Ces tirs à la frontière interviennent alors qu’Israël est sous le feu des critiques de la communauté internationale pour son attaque aérienne de dimanche dernier visant deux hauts responsables du Hamas à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, au cours de laquelle des dizaines de civils palestiniens ont également été tués.
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