Yossi Dagan « très inquiet » après avoir rencontré Netanyahu à New York
"Ce gouvernement pourrait être celui qui signera la création d'un État palestinien, et c'est le prochain 7 octobre", a déploré le président du Conseil régional de Samarie
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Un représentant des implantations israéliennes a affirmé que Benjamin Netanyahu avait botté en touche auprès d’eux sur la question de l’annexion de la Cisjordanie, avant une rencontre lundi du Premier ministre israélien et du président américain sur Gaza.
« Netanyahu nous a écoutés et la réunion a été constructive, mais nous sommes repartis troublés », a déclaré Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, représentant les implantations israéliennes dans le nord de la Cisjordanie.
« Au final, le Premier ministre n’a pas précisé quand la souveraineté arriverait », a-t-il ajouté dans un entretien au quotidien israélien Yedioth Aharonot.
Il faisait partie d’une délégation du Conseil de Yesha, représentant la majorité des résidents d’implantations israéliens en Cisjordanie, venue à New-York pour faire pression sur Benjamin Netanyahu afin qu’il insiste lors de sa rencontre avec Donald Trump sur la demande d’annexion de la Cisjordanie.
Jeudi, le président américain a émis un véto catégorique sur l’annexion de ce territoire. « Je ne permettrai pas à Israël d’annexer la Cisjordanie. Non, je ne le permettrai pas. Cela n’arrivera pas », a-t-il dit.
Selon Yossi Dagan, M. Netanyahu aurait promis aux représentants des implantations d’aborder la question avec Donald Trump, mais souligné qu’il fallait « composer avec une réalité complexe ».
« Ce gouvernement pourrait être celui qui signera la création d’un État palestinien, et c’est le prochain 7 octobre », a déploré Dagan.
Dagan a précisé qu’ils ont convenu d’essayer de se revoir avant la rencontre entre Netanyahu et Trump.
Donald Trump reçoit lundi le Premier ministre israélien à la Maison Blanche, peu après avoir promis un « accord » sur Gaza et présenté une proposition en 21 points pour faire taire les armes dans le territoire palestinien.
Ce plan, qu’il a exposé à Benjamin Netanyahu et à plusieurs dirigeants arabes et musulmans, prévoit un arrêt immédiat de la guerre, accompagné d’un retrait par étapes des forces israéliennes et une libération des otages dans les 48 heures suivant le cessez-le-feu.
Une fois les otages libérés, Israël libèrerait plus de mille prisonniers palestiniens, dont plusieurs condamnés à perpétuité.
Les dirigeants arabes ont répété qu’ils ne coopéreraient pas pour la mise en œuvre de ce plan si Israël décidait d’annexer certaines parties de la Cisjordanie, comme l’ont exigé des membres d’extrême droite du cabinet israélien.
la Communauté du Times of Israël !







