90 % des Israéliens qui vivaient près de Gaza avant le 7 octobre sont rentrés, rejoints par 2 500 autres
Selon le Directorat de Tekuma, parmi les nouveaux arrivants, on compte plus de 50 familles qui se sont installées dans 13 des kibboutzim les plus touchés par l'assaut du Hamas
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Plus de 2 500 Israéliens se sont installés dans les communautés frontalières de Gaza, venant grossir les rangs des plus de 90 % d’habitants qui vivaient dans « l’enveloppe de Gaza » – la région appelée en hébreu Otef Azza – avant l’assaut barbare et sanglant mené par le groupe terroriste palestinien du Hamas il y a près de deux ans et qui sont depuis rentrés chez eux, a révélé mercredi l’agence gouvernementale chargée de la réhabilitation de la région.
Selon un rapport du Directorat de Tekuma, parmi les nouveaux arrivants, plus de 50 familles venues de tout Israël se sont inscrites pour vivre dans les treize kibboutzim les plus touchés le 7 octobre 2023, lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Parmi ces treize communautés figure Kerem Shalom, où 88 % des habitants présents avant le 7 octobre sont de retour et où six nouvelles familles se sont installées.
Voici les chiffres de certaines autres localités :
- 90 % et six familles à Sufa ;
- 82 % et huit familles à Nir Yitzhak ;
- 90 % et six familles à Sufa ;
- 82 % et huit familles à Nir Yitzhak ;
- 90 % et une famille à Nirim ;
- 90 % et cinq familles à Ein HaShlosha ;
- 95 % et dix familles à Reïm ;
- 83 % et douze familles à Netiv HaAsara ;
- 33 % et quatre familles à Nahal Oz, dont les habitants n’ont commencé à revenir que le 1ᵉʳ septembre.
Selon le rapport de Tekuma, sur les 17,5 milliards de shekels alloués par l’État à la réhabilitation d’Otef Azza pour les cinq prochaines années, environ 7,9 milliards ont déjà été dépensés et 525 millions supplémentaires ont été réservés pour l’année en cours afin de financer des projets visant à encourager le retour des résidents.
Les habitants des cinq communautés les plus touchées vivent toujours dans des logements temporaires, tandis que leurs kibboutzim sont en cours de réparation et de réhabilitation. Les travaux devraient être terminés d’ici novembre à Kissufim, d’ici mars prochain à Holit, d’ici juillet à Kfar Aza et d’ici août à Beeri. Aucune date n’a été fixée pour le retour des habitants de Nir Oz, qui n’ont conclu un accord financier avec l’État qu’en avril.
Pour soutenir l’éducation, 500 millions de shekels ont été alloués pour l’année scolaire en cours, soit 13 500 shekels par élève. Selon le rapport, cette somme permettra de réduire les effectifs des classes et de mettre en place des programmes supplémentaires de résilience et de soutien émotionnel. Cette année, environ 70 millions de shekels, soit 4 000 shekels par enfant de la 4ᵉ à la terminale, ont été consacrés cette année à l’éducation informelle afin d’enrichir les activités sociales et de renforcer le sentiment d’identité et d’appartenance.
Quelque 46 millions de shekels seront consacrés cette année à la création d’installations pédagogiques innovantes, telles que des fermes éducatives, des cuisines thérapeutiques, des incubateurs technologiques et des centres pour enfants surdoués, poursuit le rapport.
Des fonds supplémentaires, d’un montant de 128 millions de shekels, sont employés pour agrandir et moderniser les infrastructures des services sociaux, comme des clubs, des centres de bien-être, des centres communautaires et des espaces d’activités adaptés. 61 millions de shekels ont par ailleurs été alloués à des programmes destinés aux personnes victimes de traumatismes ou en deuil.
Entre janvier 2024 et juin 2025, environ 15 000 personnes ont suivi une thérapie familiale, dont 13 000 ont rejoint des groupes thérapeutiques et 40 000 ont participé à des activités communautaires visant à renforcer la résilience. La ville de Sderot s’est dotée d’un nouveau centre spécialisé dans la santé mentale et d’un autre pour le traitement des troubles alimentaires.
Dans le secteur agricole, 410 millions de shekels ont été investis l’an dernier dans des projets allant des nouveaux outils et technologies aux serres et granges. Près de 120 millions de shekels ont été consacrés à la mécanisation et à l’automatisation de la station de conditionnement de la région, ce qui permet aux agriculteurs locaux de fournir davantage de fruits et légumes au pays.
Parmi les projets visant à renforcer les villes, vingt-et-un coordinateurs communautaires ont été recrutés dans les moshavim et sept à Sderot. Par ailleurs, trente-cinq coordinateurs jeunesse ont été recrutés et répartis dans quarante-six communautés, ainsi qu’à Sderot.
Pour attirer les jeunes dans la région et les inciter à y rester, des fonds ont été alloués à un programme de leadership, à la modernisation des académies préparatoires à l’armée – ou mehinot -, au renforcement du Collège académique Sapir, situé près de Sderot, ainsi qu’à l’octroi de bourses à tous les étudiants de cet établissement ayant effectué 60 heures de service communautaire.
« Depuis le 7 octobre, nous pouvons affirmer avec certitude que la région de Tekuma est en pleine renaissance », a déclaré dans un communiqué Zeev Elkin, le ministre responsable de la reconstruction des zones frontalières nord et sud.
« La plupart des gens sont déjà revenus et plus de 2 500 nouveaux résidents se sont installés ici. L’État investit comme jamais dans l’éducation, la santé, la sécurité, l’économie et la communauté, avec un plan quinquennal de 17,5 milliards de shekels. »
Elkin a reconnu qu’il restait « encore beaucoup à faire pour mener à bien le processus de retour et de réhabilitation, en particulier pour les cinq communautés qui attendent encore le retour de leurs habitants, mais aussi pour investir dans la croissance de la région et doubler sa population afin d’atteindre 120 000 habitants ».
« Sur le terrain, on peut déjà constater le formidable essor de la construction, les nouvelles infrastructures en cours de réalisation et le retour récent des enfants dans les écoles maternelles et primaires. Parallèlement à ces investissements considérables dans tous les domaines de la vie quotidienne, l’administration promeut des solutions uniques en matière de construction et de logement grâce à des paniers locaux qui permettent à chaque communauté de façonner son avenir en fonction de ses besoins », a ajouté Aviad Friedman, qui dirige le Directorat de Tekuma.
la Communauté du Times of Israël !







