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Boy George a reçu des menaces concernant ses prochains concerts en Israël

Le chanteur britannique est toujours à la recherche de musiciens "assez courageux pour l'accompagner" lors de 2 concerts en novembre

Le musicien britannique Boy George s'exprimant lors d'une interview accordée à la chaîne N12, diffusée le 10 octobre 2026. (Crédit : Capture d'écran/N12)
Le musicien britannique Boy George s'exprimant lors d'une interview accordée à la chaîne N12, diffusée le 10 octobre 2026. (Crédit : Capture d'écran/N12)

Le chanteur britannique Boy George a déclaré à la chaîne N12, lors d’une interview diffusée samedi, qu’il avait été victime de menaces, d’isolement professionnel et d’accusations de fascisme en raison de son soutien à Israël.

Il a toutefois insisté sur le fait qu’il se produirait dans ce pays comme prévu le mois prochain, malgré les réactions négatives.

« J’ai reçu des menaces, et certaines personnes ont dégradé mes photos et mes affiches de concert », a déclaré George lors de cette interview télévisée.

« Pour moi, personnellement, aucune de ces personnes [qui m’attaquent] n’incarne la paix. »

Le musicien britannique, qui n’est pas juif, a évoqué des collègues de longue date qui l’ont abandonné en raison de son soutien à Israël.

« Certaines de ces personnes se moquent de tout », a-t-il ajouté.

« Leurs opinions politiques, c’est [la marque de mode] Dolce & Gabbana. Du coup, le fait de prendre position sur un sujet dont je sais qu’ils se moquent me met vraiment en colère. »

Il a insisté sur le fait que son soutien à Israël ne signifie pas qu’il est indifférent à la cause palestinienne, soulignant qu’il s’agit plutôt du peuple juif qui, comme tout le monde, souhaite se sentir en sécurité.

« Je n’ai jamais, au grand jamais, dit que je me fichais de la Palestine », a-t-il déclaré.

« Je connais simplement des Juifs et je sais que ce sont des gens bien, et je sais qu’ils veulent vivre. »

Le chanteur s’est également confié à N12 au sujet de sa chanson pro-Israël, « We Will Dance Again », qu’il a écrite après avoir visité une exposition à Londres consacrée au festival de musique Nova. Des centaines de personnes y ont été assassinées et des dizaines enlevées lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023. Le titre de la chanson est une phrase reprise par les survivants de ce pogrom.

« Je l’ai vu à la télévision, et je me souviens avoir été profondément bouleversé par ce que je voyais », a déclaré Boy George à propos du massacre perpétré par le Hamas.

« J’étais tout simplement sous le choc. Et voir des gens, des enfants et des femmes, prétendre que cela ne s’est pas produit me laisse sans voix. »

« Quand j’ai écrit ‘We Will Dance Again’, j’ai eu l’impression que le monde m’avait vraiment brisé le cœur une nouvelle fois », a-t-il expliqué, évoquant la difficulté de transposer en musique ses émotions face au massacre, et qualifiant la chanson qui en a résulté de « déclaration émotionnelle plutôt que politique ».

Le chanteur Boy George interviewé à la Bourse de New York, le 15 juin 2026. (Crédit : Richard Drew/AP)

« C’est arrivé comme ça. J’étais simplement assis chez moi vendredi soir, en train d’écrire, de composer les paroles, puis je l’ai écoutée… et j’ai eu les larmes aux yeux. »

Évoquant ses prochains concerts en Israël le mois prochain, Boy George a admis qu’il avait du mal à trouver des musiciens prêts à se joindre à lui.

« On essaie de trouver un groupe en ce moment », a-t-il déclaré en riant. « On y travaille. »

« Je peux le faire tout seul, je peux faire comme Ed Sheeran avec une guitare acoustique », a-t-il plaisanté, faisant référence aux récentes polémiques auxquelles Sheeran a dû faire face, notamment le départ de son groupe de sa tournée après que Macklemore a été écarté pour des propos anti-Israël tenus sur scène.

« Mais je n’aurai pas besoin d’en arriver là », a-t-il ajouté. « J’essaie de trouver des gens qui ont le courage de venir. »

À cet égard, Boy George a critiqué ce qu’il considère comme une culture du silence chez les jeunes musiciens et les promoteurs, qui craignent des répercussions sur leur carrière s’ils expriment leurs opinions politiques.

« Ils vivent dans ce monde avec les jeunes, et c’est comme du sang de vampire », a-t-il déclaré.

« Ils ont besoin de ce sang pour survivre, donc ils ne peuvent pas dire ce qu’ils pensent. »

Les billets pour le concert de Boy George du 4 novembre à la Menora Mivtachim Arena de Tel Aviv sont épuisés ; une deuxième date a été ajoutée le 7 novembre.

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