« Vous ne parlez jamais du 7-Octobre » : La nouvelle chanson de Boy George défend Israël
Publié sur X, le morceau reggae « Od Nirkod » rend hommage aux victimes du festival Nova et rejette l'accusation de "génocide"
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JTA — L’icône de la pop britannique Boy George a pris la défense d’Israël et de ses partisans à plusieurs reprises ces derniers mois, rejetant les appels au boycott et exprimant sa solidarité à la suite d’actes de violence antisémite. Il vient de sortir un single explicitement pro-Israël sur les retombées du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Intitulée « Od Nirkod » (Nous danserons encore), la chanson défend la riposte militaire d’Israël contre les terroristes palestiniens à Gaza, critique les musiciens et les militants qui ont publiquement soutenu la cause palestinienne et déclare : « Si jamais vous avez un doute : je suis du côté des Juifs. »
Le titre de la chanson est emprunté au slogan des survivants du festival de musique Nova, où des terroristes du Hamas ont tué 378 jeunes et en ont enlevé des dizaines, lors de l’invasion du sud d’Israël le 7-Octobre. Ce slogan est devenu un symbole de résilience au lendemain de l’assaut barbare et sanglant.
Le chanteur a publié lundi sur ses réseaux sociaux ce titre d’inspiration reggae, intitulé « Od Nirkod » en hébreu, accompagné d’un seul hashtag, #Shalom, contournant ainsi les plateformes de streaming.
Ce morceau de reggae évoque les centaines de participants du festival Nova tués ce jour-là et rappelle que la guerre qui a suivi n’est pas un « génocide », mais une réponse à une méga-attaque.
« Vous parlez de génocide, je parle de guerre ; quand vous êtes attaqué, c’est à ça que sert l’armée », commence la chanson.
#Shalom pic.twitter.com/0BfHIrThzO
— Boy George (@BoyGeorge) July 26, 2026
Puis, Boy George chante : « Vous ne mentionnez jamais le 7-Octobre », critiquant ainsi ceux qu’il accuse d’avoir une « mémoire sélective » quant aux atrocités qui méritent d’être condamnées. La chanson se termine en reprenant les paroles d’introduction en hébreu.
Bien que Boy George ne soit pas juif, il s’est montré de plus en plus engagé dans le soutien aux communautés juives depuis les événements du 7-Octobre.
Il a rejeté les appels au boycott du Concours Eurovision de la chanson de cette année en raison de la participation d’Israël, affirmant qu’il ne « tournerait pas le dos » à ses amis juifs. Le chanteur a participé cette année en représentant Saint-Marin, à l’inverse d’artistes et de pays qui ont préféré se retirer plutôt que de concourir aux côtés d’Israël.
La star des années 1980 est depuis longtemps un fervent défenseur d’Israël.
Il a entretenu une longue relation avec Jon Moss, le batteur juif qui a fondé avec lui Culture Club, un groupe new wave qui a dominé une grande partie des années 1980 grâce à sa musique mélodique aux accents soul et à ses styles excentriques. À l’époque, Boy George portait souvent une tunique sur laquelle l’appellation « Culture Club » était inscrite en hébreu.
Suite à une attaque au couteau à caractère antisémite survenue plus tôt cette année dans le quartier très orthodoxe de Golders Green, à Londres, où il se trouvait justement à ce moment-là, il a déclaré : « Le peuple juif doit savoir que nous le soutenons. »
La dernière chanson de Boy George a été saluée par les milieux pro-Israël. L’organisation britannique juive Stop the Hate UK, qui lutte contre l’antisémitisme, l’a qualifié de défenseur de la « joie juive » et l’a remercié publiquement pour son soutien à la communauté juive.
Le compte officiel du Nova Music Festival sur Instagram a répondu à l’annonce de la sortie de la chanson par Boy George par un simple commentaire : « Nous danserons à nouveau. »
Voici les paroles intégrales de la chanson :
« Vous parlez de génocide / Je parle de guerre
Quand vous êtes attaqué / C’est à ça que sert l’armée
Est-ce que ça devient violent ? / Vous pouvez en être sûr
Quand je sais que vous voulez tuer / Jusqu’au dernier d’entre nous
Vous ne mentionnez jamais le 7-Octobre
De jeunes filles violées contre des arbres / Exécutées sauvagement
Pour le seul crime d’avoir dansé / Vous condamnez les Juifs
Avec une mémoire sélective / Des musiciens tenant des drapeaux
Répétant bêtement comme des moutons / Une propagande alimentée par Internet
Ça me paraît tellement faible
Mais croyez-moi, nous danserons à nouveau / Nous danserons à nouveau
Nous danserons à nouveau / Et il n’y aura plus de guerre
Au cas où vous ayez un doute / Je suis aux côtés des Juifs
Je ne me sens pas courageux / J’ai juste besoin de me comporter comme un être humain. »
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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