Choqués par la guerre, une synagogue détruite, les Juifs d’Iran restent fidèles au régime
La synagogue de Téhéran organise vendredi un événement en l'honneur des Iraniens assassinés. Des membres de la petite communauté juive ont subi des dégâts suite aux frappes américano-israéliennes ; les rouleaux de la Torah sont indemnes
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Le cessez-le-feu en vigueur qui a mis provisoirement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran a permis à la petite communauté juive de la République islamique de respirer un peu et d’affirmer sa loyauté tout en restant discrète.
Ce vendredi, les dirigeants de la communauté, à commencer par le rabbin Younes Hamami Lalehzar, organiseront un événement dans une synagogue de Téhéran au cours duquel des psaumes seront lus en l’honneur des Iraniens tués par la guerre, a rapporté jeudi la chaîne publique israélienne Kan.
Le mois dernier, la communauté a continué à se rassembler lors des salves répétées de frappes aériennes qui — sans blesser personne au sein de la communauté — ont causé des dégâts au domicile de certains Juifs. Une synagogue de la capitale, Téhéran, a aussi essuyé de très gros dégâts lors de ces bombardements.
En effet, la synagogue Rafi Niya aurait en effet été gravement endommagée par une frappe israélienne visant une cible voisine, ce mois-ci – Kan ayant toutefois précisé que les rouleaux de la Torah, contrairement à d’autres livres sacrés, en étaient sortis indemnes.
Israël a depuis expliqué que l’attaque en question visait un haut commandant iranien et l’armée a dit déplorer les « dégâts collatéraux » qui ont involontairement été occasionnés à la synagogue.
Selon Kan, qui a cité des propos tenus par des sources en contact avec les Juifs iraniens, depuis le début de la guerre, la communauté juive iranienne a fait en sorte, dans la mesure du possible, de continuer à vivre normalement en dépit de l’interdiction des événements publics. Les mariages ont été reportés, et d’autres événements ont été ajournés ou annulés, ont expliqué les sources.
Iranian outlet Mehr News Agency says a Jewish synagogue in central Tehran was badly damaged during US-Israeli airstrikes. pic.twitter.com/giRLdw0xsr
— Clash Report (@clashreport) April 7, 2026
La communauté juive iranienne compte, selon les estimations, entre 8 000 et 15 000 membres, la plupart à Téhéran, Ispahan et Chiraz. Avant la Révolution islamique de 1979, elle comptait près de 100 000 Juifs. L’Iran représente toujours la deuxième population juive au Moyen-Orient, après Israël.
Selon des sources, il resterait 25 synagogues en Iran, ainsi que plusieurs restaurants casher, une maison de retraite, un cimetière et une bibliothèque juive.
Les Juifs se sont vus imposer des restrictions par la loi, à commencer par l’interdiction d’occuper des postes officiels importants au niveau du gouvernement. Par ailleurs, le parlement iranien, le Majlis, n’autorise pas plus d’un siège pour un représentant de la communauté juive.
Les Juifs d’Iran sont fréquemment utilisés comme instruments de communication par le régime iranien, ce qui rend difficile la mesure de la nature véritable des sentiments de la communauté, estiment les spécialistes.
la Communauté du Times of Israël !







