Colombie : Tsahal poursuit les recherches de survivants une semaine après le séisme
Le général de brigade de réserve Yossi Pinto, chef de la délégation israélienne sur place, estime que les chances de retrouver des survivants sont désormais minces
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Lundi, le chef de la délégation d’aide israélienne en Colombie, frappée par un séisme, a déclaré que les chances de trouver des survivants sous les décombres, une semaine après la catastrophe, étaient minces.
Le séisme de magnitude 7,4 qui a frappé l’ouest de la Colombie lundi dernier a fait près de 300 morts et 4 000 blessés. Selon les autorités locales, au moins 140 personnes sont toujours portées disparues.
Le général de brigade (Rés.) Yossi Pinto, commandant de l’Unité nationale de recherche et de sauvetage de l’armée israélienne, a déclaré lors d’une conférence téléphonique lundi matin qu’il y avait des centaines de bâtiments endommagés dans la ville de Cali, où la délégation israélienne mène ses opérations.
Il a précisé qu’il n’y avait que cinq « sites fortement détruits sous lesquels se trouvent des personnes piégées et des personnes toujours portées disparues ». L’équipe israélienne intervient sur trois de ces sites, a indiqué Pinto.
« Demain matin, nous entamerons déjà le huitième jour depuis le séisme. Nous sommes conscients que les chances de retrouver des personnes vivantes coincées sous les décombres diminuent à mesure que le temps passe. J’estime qu’au cours des deux prochains jours, nous aurons achevé la phase de localisation et de sauvetage des personnes disparues, et que les autorités locales commenceront progressivement à passer à la phase de reconstruction », a-t-il expliqué.
Baptisée « Brit Reïm » (Alliance d’amis), cette délégation israélienne de 80 personnes est composée de soldats et d’officiers de Tsahal, ainsi que de responsables des ministères des Affaires étrangères et de la Défense. Pinto a souligné qu’il s’agissait du groupe d’aide le plus important actuellement à l’œuvre en Colombie.
Parallèlement aux opérations de recherche et de sauvetage, Pinto a indiqué que la délégation aidait également les autorités locales à mener des expertises techniques sur les bâtiments endommagés.
« Aujourd’hui, nous sommes intervenus dans des zones abritant des bâtiments publics, des écoles, etc., afin de veiller à leur remise en état et au retour à la vie normale. Demain, nous poursuivrons notre mission ici et inspecterons des établissements médicaux, à la demande des Colombiens », a-t-il ajouté.
Le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, a remercié samedi au téléphone le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour l’envoi d’aide humanitaire et d’équipes de secours.
« J’ai eu une conversation très chaleureuse et enrichissante avec le Premier ministre d’Israël […] Je l’ai profondément remercié pour toute l’aide humanitaire », avait écrit sur X le chef d’État colombien, affirmant que les deux pays entament « un nouveau temps » dans leur relation bilatérale.
L’opposition de gauche accuse Aberlardo de la Espriella, proche des gouvernements des États-Unis et d’Israël, de recevoir une aide exclusivement de ses alliés idéologiques, accusations que le président dément.
Après la tragédie du séisme, la Colombie a reçu une aide humanitaire de plusieurs pays du monde, comme le Mexique, l’Espagne ou l’Allemagne.
Cependant, jusqu’à présent, il n’a accepté que les équipes de secours des gouvernements de droite des États-Unis, du Salvador, de l’Équateur et d’Israël, selon l’organisme national de gestion des risques. Le gouvernement affirme que c’est dû au respect des certifications requises pour les opérations de sauvetage.
Selon l’AFP, des critiques ont circulé samedi matin sur les réseaux sociaux à l’encontre des secouristes israéliens déployés à Cali, les accusant de faire des déclarations aux médias et de repartir sans fouiller parmi les décombres.
Le nouveau gouvernement entend rétablir les relations avec Israël, rompues en 2024 par son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, en réaction à l’offensive à Gaza. Avant cette rupture, Israël était le deuxième allié le plus important de la Colombie en matière de sécurité.
Abelardo de la Espriella envisage d’ouvrir une ambassade à Jérusalem et a reconnu la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Avant la Colombie, seuls les États-Unis avaient accordé cette reconnaissance.
M. De la Espriella veut faire plier les narcotrafiquants avec l’aide des États-Unis et d’Israël, en intensifiant les bombardements.
la Communauté du Times of Israël !







