D’anciens otages opposés à ce que Gal Hirsch allume une flamme de Yom HaAtsmaout
Des ex-captifs et leurs proches s'en sont pris à l'ex-responsable en chargé des otages. Ils avaient exigé sa démission en février après qu'il eut dit que les manifestations en leur faveur avaient profité au Hamas
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Lundi, des ex-otages et leurs proches ont critiqué le choix de Gal Hirsch, le responsable des otages au sein du gouvernement, pour raviver la flamme lors des cérémonies de la fête de l’Indépendance, le 21 avril prochain, qualifiant ce choix de « camouflet » pour les ex-otages et leurs familles. L’homme représente ainsi, selon eux, un gouvernement qui en a trop peu fait pour sauver les personnes kidnappées par des terroristes qui étaient placés sous la direction du Hamas lorsqu’ils avaient pris d’assaut le sud d’Israël, le 7 octobre 2023.
Il y a deux mois de cela, Hirsch avait défrayé la chronique en déclarant dans plusieurs interviews que les manifestations de masse en faveur des otages avaient en fait aidé le Hamas, raison pour laquelle certains d’entre eux et leurs proches avaient exigé sa démission.
Yonatan Shamriz, le frère de l’otage Alon Shamriz, tué par erreur par Tsahal après avoir réussi à s’échapper à Gaza, a dit que c’était « tout simplement absurde ».
« Au lieu de répondre de ses actes, au lieu de faire l’objet d’une enquête d’État, il se voit offrir un pont d’or », a déclaré Shamriz, notant que Hirsch était accusé par les familles d’otages de les avoir pressés de ne pas critiquer le gouvernement qui les avait abandonnés le 7-octobre.
Lishay Lavi-Miran, dont le mari Omri Miran a été libéré en octobre 2025, a écrit sur X : « Aucune bataille d’arrière-garde autour de la façon de raconter l’histoire ne changera la vérité de ce qui s’est passé — ce que bien du monde sait déjà. »
« Ce n’est pas une cérémonie de ravivage de la flamme qui va effacer l’abandon », a-t-elle ajouté.
L’ex-otage Rom Braslavski, l’un des 20 derniers otages vivants libérés en octobre 2025, a qualifié le choix de Hirsch de « camouflet envers moi, mon père, ma mère et toutes les familles des otages ».
« C’est la même personne qui dit à quel point les otages sont importants pour lui, combien il a travaillé pour nous, et qui a publiquement dénoncé les familles d’otages et les a menacées de les poursuivre à plusieurs reprises », a déclaré Braslavski, accusant Hirsch de « ne faire que de la politique. »
En février dernier, Hirsch s’est attiré la colère des ex-otages et de leurs familles en déclarant lors de plusieurs interviews que les manifestations contre les otages, qui avaient lieu chaque semaine et étaient organisées par les familles, « avaient servi de caisse de résonance » à la propagande du Hamas, ce qui l’avait « choqué ».
Plusieurs ex-otages et plus de 70 de leurs proches ont signé une lettre exigeant sa démission qui disait en substance : « Pendant deux ans, c’est du haut de son poste officiel et avec l’autorité qu’il avait sur nous et nos proches, otages du Hamas, que Hirsch nous a menti, s’est moqué de nous, nous a menacés et fait chanter pour que nous ne nous opposions pas au Premier ministre. »
Dans cette lettre, on pouvait par ailleurs lire que les « propos méprisables de Hirsch envers la lutte des familles et même contre certaines d’entre elles était une autre forme de mauvais traitements. »
La lettre exigeait que Hirsch démissionne « immédiatement » de la direction du service gouvernemental des otages et quitte ses fonctions publiques « afin que plus aucune famille ne soit victime de mauvais traitements psychologiques ou de menaces de la part d’une personne supposée les protéger et qui est indéniablement en proie à un conflit d’intérêts. »
Hirsch n’a pas démissionné de son poste malgré les demandes des ex-otages et de leurs familles, et aura l’honneur de raviver la flamme lors de la cérémonie de la fête de l’Indépendance organisée par l’État plus tard ce mois-ci.
Yonatan Shamriz, le frère de l’otage Alon Shamriz, tué par erreur par les troupes de Tsahal après avoir réussi à s’échapper de captivité à Gaza, qualifie ce choix de « tout simplement absurde ».
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