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De la peinture rouge dispersée sur un bâtiment de Dartmouth pour protester contre Israël

Le responsable présumé de cet acte de vandalisme a dit au journal étudiant qu'il cherchait à protester contre la coopération de l'université « avec des fabricants d'armes complices du génocide à Gaza »

DOSSIER - Sur cette photo de janvier 2001, des étudiants se rendent à leurs cours devant le Dartmouth Hall à Hanover, dans le New Hampshire, aux États-Unis. (AP Photo/Jim Cole, File)
DOSSIER - Sur cette photo de janvier 2001, des étudiants se rendent à leurs cours devant le Dartmouth Hall à Hanover, dans le New Hampshire, aux États-Unis. (AP Photo/Jim Cole, File)

JTA – Alors que les futurs membres de la classe 2029 de Dartmouth visitaient leur nouveau campus pour la première fois lundi matin, ils se sont retrouvés nez-à-nez avec une éclaboussure de peinture rouge sur la façade du Dartmouth Hall.

Le responsable présumé de la tâche de peinture, qui a coulé des fenêtres et des portes du bâtiment, a déclaré que son geste visait à protester contre les investissements de l’école dans des entreprises liées à Israël. L’individu a parlé de ses motivations sous couvert d’anonymat au journal étudiant de l’école, The Dartmouth.

« Malgré les atrocités connues qui se déroulent, Dartmouth insiste pour alimenter la machine de guerre en coopérant avec des fabricants d’armes complices du génocide de Gaza », a-t-il déclaré au journal.

En février, la coalition étudiante « Dartmouth Divest for Palestine » a soumis une proposition officielle à l’école pour qu’elle se désengage d’Israël. Un porte-parole de l’université a déclaré le mois dernier que les décisions d’investissement « ne doivent pas entraver le débat », mais qu’un comité consultatif évaluerait la demande.

Le désinvestissement est depuis longtemps un cri de ralliement des activistes pro-palestiniens sur les campus, qui souhaitent que les finances de leur école soient dissociées d’Israël. La dégradation des façades avec de la peinture rouge est également une tactique fréquente des activistes pro-palestiniens. L’année dernière, les marches du cabinet du président de Dartmouth ont également été aspergées de peinture rouge et les mots « Free Palestine Divest » ont été inscrits sur le côté du bâtiment, selon Valley News.

L’individu a déclaré au journal qu’il avait délibérément choisi d’agir le jour de la visite des futurs étudiants.

« Alors que Dartmouth accueille la promotion 2029 sur le campus, les étudiants de Gaza doivent interrompre leurs études pour la deuxième année consécutive en raison de l’assaut continu d’Israël sur la bande de Gaza », a-t-il déclaré à The Dartmouth. « Laissez le sang qui coule de Dartmouth Hall vous rappeler le prix du silence. »

Dartmouth a condamné l’acte de vandalisme dans un communiqué.

« Dartmouth apprécie et défend la liberté d’expression et la dissidence. Le vandalisme, cependant, est inacceptable et n’est pas protégé par les politiques de Dartmouth », peut-on lire dans le communiqué. « Le département de la police de Hanover et le département de la sûreté et de la sécurité de Dartmouth enquêtent sur cet incident. »

La branche de l’organisation Hillel au sein de Dartmouth a également dénoncé l’acte de vandalisme dans une déclaration, ajoutant qu’elle était « confiante » dans la capacité de l’université à apporter une réponse « ferme et fondée sur des principes ».

« Les actes de vandalisme ne nous font pas avancer : l’intimidation, la violence et la destruction de biens n’ont pas leur place sur notre campus », peut-on lire dans le communiqué. « Ces actes de vandalisme ne font qu’alimenter les divisions entre nos étudiants. Au contraire, nous devrions tous nous efforcer de construire des ponts en écoutant et en trouvant un terrain d’entente. »

Lundi après-midi, les équipes d’entretien avaient en grande partie enlevé la peinture de Dartmouth Hall, selon The Dartmouth.

Ce vandalisme survient alors que les écoles du pays font face à un examen de plus en plus minutieux de la part de l’administration Trump concernant leur gestion des manifestations pro-palestiniennes sur leur campus. L’administration a réduit de plusieurs milliards de dollars le financement fédéral de plusieurs établissements de l’Ivy League, dont Harvard et Cornell.

Mais Dartmouth, qui a reçu des éloges au lendemain de l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas contre Israël pour la manière dont elle a géré les tensions autour d’Israël, est jusqu’à présent sortie pratiquement indemne. Elle n’a pas été incluse dans la liste de mars de l’administration Trump de 60 écoles faisant l’objet d’une enquête sur des allégations d’antisémitisme, même si elle a connu, comme beaucoup d’autres campus, des manifestations à grande échelle au printemps dernier.

Vue sur le campus de Dartmouth (Crédit : capture d’écran YouTube)

Il y a eu plusieurs moments de tension. En mai 2024, un professeur juif de Dartmouth a été jeté à terre par la police lors d’un campement pro-palestinien. Cette année, deux étudiants de Dartmouth ont vu leur visa d’étudiant révoqué, bien que l’un d’entre eux ait été réintégré par la suite.

Récemment, des étudiants, d’anciens étudiants et des professeurs de Dartmouth ont critiqué l’école pour ne pas avoir condamné la répression de l’administration sur le campus. La semaine dernière, Dartmouth a été la seule école de l’Ivy League à ne pas se joindre à une pétition signée par 400 dirigeants d’université décriant les actions de l’administration.

En réponse à ces critiques, la présidente de Dartmouth, Sian Leah Beilock, a envoyé par courriel une déclaration à la communauté de l’école pour défendre son absence d’opposition, en écrivant que « réflexion ne signifie pas capitulation ». Elle a ajouté : « Je crois que nous pouvons faire mieux en restant concentrés sur ce que nous sommes : des institutions éducatives, pas des organisations politiques ».

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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