Défiant Mamdani, des leaders de la tech israélienne ouvrent “HaKibbutz” à Manhattan
Cet espace de travail situé à New York, le premier du genre dans la Grosse Pomme, vise à soutenir les entreprises israéliennes et à favoriser les liens avec les entreprises américaines
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Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.
Des leaders du secteur technologique israélien à New York ont annoncé lundi la création d’un nouveau pôle, alors que cette industrie continue de se développer dans le pays, malgré l’hostilité politique croissante à l’égard d’Israël manifestée par le maire, Zohran Mamdani, et d’autres élus.
Ce nouveau centre, baptisé « HaKibbutz NYC », est situé dans le quartier de Chelsea, à Manhattan, et servira de premier « siège permanent » aux start-ups israéliennes, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.
Le site accueillera des événements tels que des rencontres d’investisseurs, des tables rondes, des séances de networking et des réunions entre des professionnels israéliens du secteur technologique et des entreprises américaines, précise le communiqué.
Ce projet est le fruit d’une collaboration entre HaKibbutz, un pôle d’espaces de travail israélien, et Israeli Mapped in NY, une plateforme qui recense et met en relation les start-ups israéliennes présentes à New York.
Guy Franklin, directeur d’Israeli Mapped in NY, a déclaré que l’espace situé sur la 26ᵉ rue s’étendrait sur près de 1 700 m², avec des projets d’extension.
Des sources privées financent le projet et il n’y a aucune implication des pouvoirs publics, qu’il s’agisse d’Israël, des États-Unis ou de New York, a précisé Franklin.
« Notre objectif est qu’aucune entreprise israélienne arrivant à New York n’ait à repartir de zéro. Au contraire, elle devrait pouvoir entrer immédiatement en contact avec un réseau de fondateurs, d’investisseurs, de clients et de partenaires commerciaux », a-t-il expliqué.
L’une des premières entreprises à s’installer dans cet espace est la société israélienne de cybersécurité Zafran Security, ont indiqué les responsables.
New York est une destination de choix pour les start-ups israéliennes. Le marché intérieur israélien étant restreint, les entreprises qui souhaitent se développer doivent se tourner vers l’étranger pour trouver des clients, des partenaires commerciaux, des investisseurs et des employés.
Les États-Unis constituent le plus grand marché accessible pour de nombreux produits, et New York est plus proche d’Israël, tant en termes de distance que de fuseau horaire, que les pôles technologiques californiens. La ville abrite par ailleurs d’importantes communautés juive et israélienne.
Selon un rapport publié l’an dernier par l’United States–Israel Business Alliance (USBIA), la Floride est une autre destination en plein essor pour les entreprises israéliennes.
Israeli Mapped in NY dénombre environ 470 entreprises technologiques israéliennes à New York.
Franklin a indiqué que les entreprises israéliennes continuaient de se développer malgré l’élection de Mamdani, un antisioniste notoire et partisan du mouvement anti-Israël Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).
Des élus antisionistes ont également été élus au sein de la délégation new-yorkaise au Congrès et à la mairie ces derniers mois.
Dès son premier jour en fonction, le 2 janvier, Mamdani a abrogé un arrêté municipal interdisant le BDS, et plus tôt cette année, la New York City Economic Development Corporation (NYCEDC) a supprimé une page web qui faisait la promotion des entreprises israéliennes dans la ville.
Cependant, la mairie n’a pas cherché à mettre en place de politiques en faveur du BDS et la législation new-yorkaise interdit toute discrimination fondée sur l’origine nationale dans le cadre des marchés publics.
Franklin a indiqué au Times of Israel qu’une cinquantaine de start-ups israéliennes s’étaient implantées dans la ville au cours des douze derniers mois.
« De plus en plus d’entreprises s’installent de manière permanente à New York, embauchent des équipes locales et gèrent leur expansion aux États-Unis depuis ici », a-t-il déclaré.
Un rapport publié l’an dernier par l’USBIA recensait près de 600 entreprises fondées par des Israéliens à New York, y compris des entreprises n’appartenant pas au secteur technologique, comme des restaurants.
Ces entreprises ont créé plus de 27 000 emplois et généré des milliards de dollars de chiffre d’affaires pour la ville. Selon ce rapport, 20 « licornes » fondées par des Israéliens, c’est-à-dire des entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars, sont basées à New York.
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