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"Nous n'oublierons pas qu'ils auraient pu revenir vivants"

Des manifestants marquent le 2e anniversaire de la découverte des corps des « Beautiful Six »

Des militants ont brandi une banderole et des photos des otages tués à Gaza devant la résidence de Benjamin Netanyahu à Jérusalem

Des Israéliens brandissant de grandes photos des « Beautiful Six », les six otages israéliens exécutés dans les geôles du Hamas, lors d'une manifestation devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 31 août 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Des Israéliens brandissant de grandes photos des « Beautiful Six », les six otages israéliens exécutés dans les geôles du Hamas, lors d'une manifestation devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 31 août 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Des Israéliens ont marqué le deuxième anniversaire de la découverte des corps des « Beautiful Six » dans un tunnel du groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza, lors d’une manifestation devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, ce lundi.

Les manifestants ont une nouvelle fois réclamé la mise en place d’une commission d’enquête nationale sur les défaillances ayant conduit au massacre perpétré par le Hamas, ce que le gouvernement Netanyahu refuse de faire.

Ils ont brandi de grandes photos de Hersh Goldberg-Polin, Almog Sarusi, Carmel Gat, Eden Yerushalmi, Alex Lubnov et Ori Danino, ainsi qu’une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Nous n’oublierons pas qu’ils auraient pu revenir vivants. »

Les six jeunes gens avaient été enlevés vivants le 7 octobre 2023 lors du festival de musique Nova, puis exécutés en captivité en août 2024. Leurs corps ont été découverts le 31 août dans un tunnel sous Rafah, dans le sud de Gaza.

La mort de ces six otages avait déclenché une vague de manifestations de colère contre le gouvernement, des centaines de milliers de personnes étant descendues dans les rues à travers tout le pays pour réclamer un accord de cessez-le-feu en leur faveur. Netanyahu avait alors été accusé de faire obstacle à un tel accord afin de préserver sa coalition aux positions intransigeantes.

D’autres affiches et photos montraient les visages d’autres otages enlevés vivants et assassinés en captivité, notamment Shiri Bibas et son bébé Kfir.

Une commission d’enquête nationale est la plus haute instance d’enquête d’Israël. Elle dispose d’un pouvoir unique pour enquêter sur les catastrophes nationales, citer des témoins à comparaître et formuler des recommandations susceptibles de mettre fin à des carrières politiques. Créée par décision gouvernementale, elle agit en toute indépendance vis-à-vis de celui-ci et se compose d’experts sélectionnés par le pouvoir judiciaire.

Ses détracteurs accusent Netanyahu de vouloir mettre en place une commission d’enquête à composition politique afin de se soustraire, ainsi que son gouvernement, à toute responsabilité dans ce massacre. Ce dernier n’a jamais assumé explicitement la responsabilité du pogrom, préférant rejeter la faute sur les forces de sécurité, les gouvernements précédents, le pouvoir judiciaire et ses adversaires politiques.

L’opposition a exigé la création d’une commission d’enquête nationale indépendante, et les partis du bloc anti-Netanyahu se sont engagés à en mettre une en place s’ils remportaient les prochaines élections législatives.

Netanyahu s’y oppose fermement, car ses membres seraient nommés par le président de la Cour suprême, qu’il juge partial à son égard.

Pourtant, pas plus tard qu’en 2022, Netanyahu lui-même avait réclamé la mise en place d’une commission d’enquête nationale sur la conduite du gouvernement précédent. Les sondages d’opinion montrent qu’une nette majorité d’Israéliens soutient la mise en place d’une telle enquête.

Par ailleurs, le parti Yashar de Gadi Eisenkot a répliqué aux propos de Netanyahu, qui avait affirmé lors d’une interview télévisée qu’Eisenkot avait tenté d’empêcher toute action offensive à Gaza pendant la guerre.

« Un Premier ministre déconnecté de la réalité se contente de proférer des mensonges encore plus ridicules sur Eisenkot », a affirmé le parti dans un communiqué.

« Nous savons tous pourquoi vous refusez de créer une commission d’enquête d’État. Vous redoutez que les citoyens israéliens découvrent la vérité : qui a réellement œuvré pour quoi, et qui craignait tant une opération terrestre à Gaza, la prise de Rafah et une attaque contre l’Iran. »

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